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Tunisie , l'après Ben Ali

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Tunisie , l'après Ben Ali - Page 3 Empty Re: Tunisie , l'après Ben Ali

Message  Georges Dim 20 Fév - 16:40

"les femmes pouvaient allées dans les universités ,devenir toubib, avocat,"

Sous le régime nazi aussi, c'était possible.

"ceux qui se révoltent sont ceux qui n'ont rien ou n'ont rien fait pour avoir un avenir ."

Tu te trompes, la grande majorité des Tunisiens révoltés étaient des Tunisiens diplômés, mais sans emploi ou sous employés.

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Message  Jeanclaude Dim 20 Fév - 16:41

franline2 a écrit:ce genre de dictateur qu'était hitler n'aurait pas négocier avec Sarkozy ,il aurait fait en sorte qu'il meurt pour avoir la France !
si tu es allé en Tunisie tu aurais su que malgré Ben Ali les femmes pouvaient allées dans les universités ,devenir toubib, avocat, ...ceux qui se révoltent sont ceux qui n'ont rien ou n'ont rien fait pour avoir un avenir .
En général , les dictatures pures et dures n'incitent pas au peuple de s'éduquer et d'avoir une carrière .Elles laissent leur population mourir de faim et les laissent aussi dans l'ignorance !

Détrompe toi sous le régime hitlérien il y avait des gens très intelligents, et les "protégés" du régime pouvaient aussi aller dans les universités et s'instruire.

Tu ne veux pas me faire " avaler" que Ben Ali incitait les femmes à s'éduquer, à aller à l'université ? Tu ne veux pas me faire croire que les Tunisiens en règle général vivaient dans l'opulence sous Ban Ali ? Ou alors tu connais bien mal le régime sous lequel ces hommes et femmes qui se sont révoltés vivaient !

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Message  Jeanclaude Dim 20 Fév - 16:42

je te rejoins complètement georges dans tes propos !

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Message  Invité Dim 20 Fév - 18:31

Juste une petite précision: sous le régime nazi, les femmes, sauf exceptions, et sauf vers la fin du régime, où on manquait cruellement de main d'oeuvre qualifiée à cause de la guerre, n'avaient pas leur place à l'université (quotas trèèèèès stricts). C'est un fait, les bonnes femmes devaient rester aux fourneaux, faire des gosses et éventuellement aller à la messe.
Pour le reste, je ne vois pas comment on peut encenser un régime clairement dictatorial sous prétexte qu'il était un peu moins con que d'autres et formait des gens qualifiés. D'ailleurs franline, ce que tu dis est faux: la révolte tunisienne est partie de jeunes gens diplômés qui ne trouvaient pas de boulot (non de leur fait, mais à cause de la corruption etc etc). Faut arrêter de s'aveugler comme ça.
Aujourd'hui, je peux te citer un paquet de dictatures ou de régimes autoritaires qui laissent les femmes entrer à l'université et faire carrière. Tous les autocrates ne sont pas des barbus ou des Kim Jong Il qui soit maltraitent les femmes soit laissent crever la population entière. Ce n'est pas une raison pour trouver ces gens-là défendables.

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Message  Jeanclaude Dim 20 Fév - 18:43

Aurélie a écrit:Juste une petite précision: sous le régime nazi, les femmes, sauf exceptions, et sauf vers la fin du régime, où on manquait cruellement de main d'oeuvre qualifiée à cause de la guerre, n'avaient pas leur place à l'université (quotas trèèèèès stricts). C'est un fait, les bonnes femmes devaient rester aux fourneaux, faire des gosses et éventuellement aller à la messe.
Pour le reste, je ne vois pas comment on peut encenser un régime clairement dictatorial sous prétexte qu'il était un peu moins con que d'autres et formait des gens qualifiés. D'ailleurs franline, ce que tu dis est faux: la révolte tunisienne est partie de jeunes gens diplômés qui ne trouvaient pas de boulot (non de leur fait, mais à cause de la corruption etc etc). Faut arrêter de s'aveugler comme ça.
Aujourd'hui, je peux te citer un paquet de dictatures ou de régimes autoritaires qui laissent les femmes entrer à l'université et faire carrière. Tous les autocrates ne sont pas des barbus ou des Kim Jong Il qui soit maltraitent les femmes soit laissent crever la population entière. Ce n'est pas une raison pour trouver ces gens-là défendables.

Sur le régime hitlérien tu as raison pour ce qui concerne les femme quoique j'émets des réserves car certaines femmes protégées ( comme j'ai précisé sur mon post précédent ) avaient accès à l'université !
Pour le reste de ton argumentation elle est parfaite et a le mérite d'éliminer de fausses informations !

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Message  Invité Dim 20 Fév - 18:48

En ce qui concerne les femmes "privilégiées" sous le" nazisme, je ne dis pas autre chose, surtout qu'en plus, j'ai bien insisté sur le fait que vers la fin du régime, les femmes ont été autorisées, en bien plus grand nombre qu'auparavant, à accéder aux universités.
Nous sommes donc d'accord sur tout Wink
EDIT: je reste quand même assez affligée quand je lis que notre soutien éhonté à Ben Ali n'était que de la "diplomatie", et que les dictatures sont parfois "nécessaires". C'est tellement faux! Dans le premier cas, notre conception de la diplomatie est en train de nous retomber sévèrement sur la gueule (ah ça, ça va être sympa la collaboration entre les nouveaux gouvernements et nous) en plus de nous mettre le nez dans la merde (bah oui, même sur la scène internationale, y'a un moment où la compromission, ça pue vraiment). Dans le second cas, c'est un renversement incroyable de la situation: pour reprendre l'exemple de l'Irak, bien que je regrette vivement l'intervention tout à fait illégale des USA, c'est quand même incroyable de se contenter de dire que la fin de la dictature a entraîné la guerre civile: qui en portait les germes? Quelle minorité (sunnite, pour ne pas la nommer) a opprimé une majorité (chiite) et une autre minorité (kurde, en la gazant comme à l'une des pires périodes de l'histoire)? C'est dingue de ne pas voir que la dictature n'est qu'une stabilité apparente et qu'elle porte en germe les instabilités et horreurs à venir, dingue de ne pas reconnaître que ce genre de régime finit toujours par tomber et qu'il est donc non seulement immoral mais aussi complètement stupide de le soutenir pleinement euh pardon de "faire de la diplomatie" avec lui sans réfléchir deux minutes au long terme.


Dernière édition par Aurélie le Dim 20 Fév - 19:03, édité 1 fois

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Message  Jeanclaude Dim 20 Fév - 19:03

Aurélie a écrit:En ce qui concerne les femmes "privilégiées" sous le" nazisme, je ne dis pas autre chose, surtout qu'en plus, j'ai bien insisté sur le fait que vers la fin du régime, les femmes ont été autorisées, en bien plus grand nombre qu'auparavant, à accéder aux universités.
Nous sommes donc d'accord sur tout Wink

Sur ces deux points oui nous sommes tout à fait d'accord ! Smile

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Message  Invité Dim 20 Fév - 19:59

je n'ai jamais défendu Ben Ali; j'ai simplement dit qu'il y a en Tunisie beaucoup de femmes cultivées et avec un bon job! pour autant dans toutes sociétés il y a des pauvres et des riches , des gens éduqués et d'autres non .Je connais des tunisiens qui y vivent et qui n'ont jamais soutenu le système Ben Ali ,pour autant ils avaient un toit sur la tête et des enfants éduqués dont un fils qui vit aujourd'hui en France avec sa femme qui a obtenu la nationalité française grace à la double-nationalité de son mari ! elle même souhaitait se faire embaucher par l'Education supérieure comme prof de philo ...et elle a été reboutée ! (devrait-elle faire la révolution parce qu'elle n'a pas été retenue?)
Il existe des dictatures bien pire que celle de Ben Ali même si comme je le redis je ne défends absolument pas ce type !
En France il y a aussi beaucoup de chômage chez les jeunes diplomés pour autant nous ne sommes pas dans une dictature ; doivent-ils se révolter?
Je pense donc que le malaise est bien plus profond que des études ...et j'ai dans l'idée que si un jeune est capable de s'immoler par le feu en public c'est que derrière il y a quelque chose de bien plus louche que Ben Ali !

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Message  Invité Dim 20 Fév - 20:51

Dans ce que tu dis, il y a plusieurs choses qui m'interpellent:
- tu tires une généralité d'un exemple personnel, et c'est risqué. Le risque du miroir déformant pour être précise. Je suis même un peu choquée que tu mettes en avant les exemples que tu connais pour, en quelque sorte, relativiser la situation sociale en Tunisie.... Les gens que tu connais sont privilégiés, point, et en plus, ils ne devaient pas être trop mal avec le régime, ou du moins ne pas s'y opposer ouvertement...
- ton exemple n'est pas complètement pertinent: la famille dont tu parles plus longuement vit en France. Tout est dit.
- Je trouve ce passage particulièrement peu délicat:
(devrait-elle faire la révolution parce qu'elle n'a pas été retenue?)

Là on parle juste de gens exaspérés par une situation sociale et politique suffisamment dramatique pour qu'ils prennent le risque de se faire trouer la peau. Ca mérite le respect.
- Quel est l'intérêt de dire qu'il existe des dictatures pires que celle de Ben Ali, si ce n'est dédouaner la diplomatie française et critiquer les manifestants? La censure et l'Etat policier ajoutés à une situation sociale sinistrée, tu as tous les ingrédients et toutes les justifications du monde pour que ça pète. Je trouve moyen de faire remarquer à ces gens, indirectement qu'il y a pire que ce qu'ils ont vécu.
- Tu parles de la situation française. Fort bien. Si on continue à massacrer le système d'éducation et à "former" par conséquent des jeunes au niveau pas terrible et peu employables, on y court tout droit, à la cata. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'on fonce dans le mur en klaxonnant. L'ennui c'est que, comme chez nous on revendique le non dialogue et l'entreprise de destruction menée à tous les niveaux comme étant la "démocratie", la révolte va se traduire par une montée dramatique des extrêmes. Et oui, je pense que des jeunes auxquels on a menti sans arrêt sur leur niveau scolaire avec des programmes de merde, la suppression de dizaines de milliers de postes dans l'EN, et à qui on veut faire avaler que la précarité (salaire de merde, stages pourris, CDD) c'est la vie, ont parfaitement le droit de se révolter.

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Message  livaste Dim 20 Fév - 23:44

Je ne sais si les problèmes que tu évoques , Aurélie , pourraient motiver une révolte chez nus ( je parle des problèmes liés à l'EN ) mai il est certain que la menace existe et si l'inflation devait galoper avec de sprix alimentaires excessifs , des loyers déjà excessifs , si d'aventure on appliquait la consigne de Trichet de ne pas augmenter les salaires , alors , oui , la révolte ne serait pas impossible .

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Message  Invité Lun 21 Fév - 1:07

Disons que je pense que la démolition de l'EN est, pour moi, en partie responsable du chômage endémique des jeunes vu que nos pontes veulent faire passer quasi 100% des élèves en filière générale, on n'envoie en professionnel quasiment que les agités et les illettrés. Et ceux-là sont quasi inemployables, en tout cas je comprends que les patrons ne veuillent pas les embaucher. Et parmi ceux qu'on a envoyé au casse pipe, y'en a beaucoup qui se cassent la gueule à la fac (et du coup, la nouvelle idée de Pécresse c'est de donner la licence à tout le monde. Comme ça, les diplômes ne voudront définitivement plus rien dire, mais tout le monde en aura un!), et là encore c'est le chômage à la sortie.
Tu rajoutes à ça le désintérêt de l'Etat et du privé pour la recherche et les problèmes que tu as évoqués, et tu vois qu'objectivement, les conditions pour que ça pète sont toutes réunies.

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Message  Invité Lun 21 Fév - 20:02

Axel Kahn semblait dire que les réformes Pecresse étaient finalement bonnes .... lui qui criait au scandale lorsqu'elle expliquait ses décisions.

Sinon, pour la famille dont je te parlais plus haut, elle vit en Tunisie, ce sont leur fils qui vit en France avec sa femme mais ces derniers ont fait leurs études en Tunisie à l'université de Sfax.Je peux t'assurer que cette fille est anti Ben Ali version virulente et affirmée, fille de syndicaliste tunisien plutôt puissant et encartée extrème-gauche dans le parti de George(NPA)en France... ça ne l'a pas empêchée de faire des études malgré sa "grande gueule".

pour le reste, je suis la première à critiquer vertement le système qui consiste à faire croire aux gamins qu'ils sont bons jusqu'au lycée et qui se plantent en "beauté" dès qu'ils mettent le nez dans les écoles supérieures... mais qui sont ceux qui ont depuis des décénies de baisser le niveau au nom de la sacro-sainte égalité...? qui bloque à chaque réforme et qui hurlent au scandale à tous les coups ...?qui n'appliquent pas les réformes depuis des lustres et qui jouent les victimistes en herbe....?

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Message  Invité Lun 21 Fév - 20:25

Je trouve qu'Axel Kahn devient de plus en plus démago, que ce soit au sujet de son retournement de veste (avec quelques petits hochets genre Légion d'honneur en perspective) à propos des réformes désastreuses, dénoncées unanimement ou presque par un milieu (là je parle des enseignants de fac, pas des étudiants Laughing) qui n'est pourtant pas le plus porté sur la grève, ou au sujet du bébé médicament.
Il n'a évidemment pas peur des conséquences de la mesure 80% 50% d'une classe d'âge au niveau licence puisqu'il préside l'une des universités les mieux dotées financièrement (et qui dispose donc de moyens très corrects et d'un enseignement de pointe). C'est comme si je te disais que le proviseur du lycée Henri IV à Paris approuvait le credo du 80% d'une génération au bac, sachant que ceux qui n'atteignent pas l'objectif auront moins de fric, et que lui raflera la mise. (c'est le principe de la fabuleuse réforme Pécresse: l'Etat se désengage financièrement des facs, les laisse se démerder pour payer son personnel, ses locaux et son matériel et se mêle quand même du contenu en faisant du chantage à la bourse: je te file plus de fric si tu fais donne à tel % d'étudiants la licence. Sachant que les meilleurs étudiants vont en prépa et que le niveau dans le secondaire est inqualifiable, je te laisse deviner les conséquences)
Pour le reste, je suis d'accord avec toi dans la mesure où c'est effectivement la gauche qui a initié le désastre (circulaire Jospin de 1989 sur "l'élève au centre"). Mais j'ajoute quand même que non seulement la droite n'est pas revenue là-dessus, mais qu'en plus, elle poursuit la même politique en allant toujours plus loin dans la bêtise.
Et enfin, pour en revenir au sujet initial: ok, mais garde bien à l'esprit que c'est une minorité de chanceux. Une majorité de Tunisiens n'aurait pas pris autant de risques pour chasser le clan qui les saigne depuis des décennies si ça avait été aussi simple que ça d'accéder à l'université et à un emploi décent.

EDIT: je corrige, je me suis quand même un peu emportée sur le pourcentage hier... rou


Dernière édition par Aurélie le Mar 22 Fév - 12:01, édité 1 fois

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Message  livaste Lun 21 Fév - 22:23

Pour le reste, je suis d'accord avec toi dans la mesure où c'est effectivement la gauche qui a initié le désastre (circulaire Jospin de 1989 sur "l'élève au centre"). Mais j'ajoute quand même que non seulement la droite n'est pas revenue là-dessus, mais qu'en plus, elle poursuit la même politique en allant toujours plus loin dans la bêtise.

ce qu'on pourrait résumer ainsi ,Aurélie .. mal

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Message  Invité Lun 21 Fév - 23:10

C'est exactement ça...
La gauche française fait le mal dans ce domaine parce qu'elle semble être définitivement perdue pour le bon sens, la droite le fait par cynisme (privatisation latente).

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Message  livaste Sam 26 Fév - 20:27

"Printemps arabe" : Tunis s'enlise dans la crise
Par TF1 News (d'après agence), le 26 février 2011 à 10h15, mis à jour le 26 février 2011 à 18:28

Après une nuit de violences, la contestation semble repartir de plus belle à Tunis samedi. Au Caire, une manifestation a été dispersée. Au Yémen, on assiste à des scènes de quasi guerre : la violence ne retombe pas, même dans les pays qui ont déjà fait fuir leurs dirigeants.


De violents affrontements opposaient samedi manifestants et forces de l'ordre dans le centre de Tunis, théâtre d'une véritable bataille rangée et de courses poursuites tous azimut. Des policiers ont tiré de nombreuses grenades lacrymogènes et effectué des tirs de sommation, tandis que les manifestants les bombardaient de pierres. Des policiers des unités anti-émeutes et d'autres en civil, la plupart cagoulés, ont tenté de faire barrage à des manifestants, qui continuaient de leur jeter des pierres à la hauteur de l'avenue de Paris, perpendiculaire à l'avenue centrale Habib Bourguiba et toute proche de l'ambassade de France. La police a procédé à de nombreuses arrestations musclées et a demandé des renforts.

Ces violences font suite aux affrontements qui se sont déroulés dans la capitale tunisienne dans la nuit de vendredi à samedi avec commissariats incendiés, voitures de police brûlées, cafés saccagés, arbres et bancs arrachés.
Le jour revenu, deux journaux tunisiens avaient averti samedi que le pays risquait de s'enliser dans la crise, si le gouvernement transitoire restait insensible au message du peuple au lendemain d'une manifestation géante qui réclamait sa démission. "La Tunisie traverse une période très critique de son histoire et il appartient au président intérimaire et au gouvernement transitoire d'assumer leurs responsabilités historiques car tout dérapage va mener le pays droit en enfer", écrit le quotidien arabophone Assabah. Sous le titre "crise de confiance", le quotidien Le Temps écrit qu'une "vraie crise s'installe dans le pays après que plus de 100.000 manifestants aient réclamé vendredi, place de la Kasbah, la dissolution du gouvernement provisoire". Cette crise, ajoute le journal, "nécessite une vraie réflexion entre toutes les composantes politiques afin de trouver des solutions qui éviteraient une déflagration de la situation et protégerait les idéaux de la révolution".

Pourquoi , cette nouvelle montée de contestations , qui est dessous ?



Par TF1 News (d'après agence) le 26 février 2011 à 10:15

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Message  livaste Sam 26 Fév - 21:05

Reuters - Publié le 26/02/2011 à 21:01

Trois morts à Tunis dans des affrontements



TUNIS (Reuters) - Trois personnes sont mortes samedi à Tunis dans des affrontements entre les forces de sécurité tunisiennes et de jeunes émeutiers, a déclaré un responsable du ministère de l'Intérieur à Reuters.

D'après ce responsable, qui a requis l'anonymat, 12 autres personnes ont été blessées dans ces heurts provoqués selon lui par des partisans du président déchu Zine ben Ali.

Ce responsable a fait état d'une centaine d'arrestations.
Tarek Amara; Bertrand Boucey pour le service français

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Message  livaste Mar 8 Mar - 0:18

Le réveil des islamistes tunisiens


Par Arielle Thedrel

07/03/2011 | Mise à jour : 21:27


REPORTAGE - Légalisé, le parti Ennahda cherche sa place dans le nouveau paysage politique tunisien.

Après vingt-et-un ans de clandestinité, jamais Ennahda («Renaissance») n'avait à ce point mérité son nom. Dimanche matin, quelques centaines de sympathisants se sont rassemblés dans la salle des fêtes du quartier Ezzahra, dans la banlieue sud de Tunis, pour assister à la première manifestation publique du parti islamiste. Un concert de musique traditionnelle, les discours des caciques du parti et quelques invités de marque tel qu'Ali Ben Romdhane, secrétaire général du puissant syndicat UGTT et proche, dit-on, d'Ennahda. Les femmes voilées d'un côté, les hommes de l'autre. «Nous rendons hommage à nos martyrs », explique Habib Ayachi, l'un des organisateurs. Cérémonie du souvenir, mais surtout coup d'envoi de la campagne pour l'élection, le 24 juillet, d'une Assemblée constituante. Habib Ayachi, qui est enseignant en théologie, est l'un des quelque 30 000 militants ou sympathisants islamistes incarcérés dès le début des années 1990 par le régime de Ben Ali. Il comptabilise seize années de prison et semble ébahi par cette ambiance festive.

Légalisé il y a tout juste une semaine, Ennahda refait littéralement surface. «Un grand meeting est prévu dans les jours qui viennent à Tunis», chuchote Ayachi en cherchant furtivement du regard une présence indésirable, c'est-à-dire policière. «Il n'est pas facile de se défaire des vieux réflexes», explique en souriant Hajmi Lourimi, qui affiche lui aussi dix-sept ans et demi de prison et plusieurs séances de torture. Libéré en 2007, Hajmi, 48 ans, a repris ses études de philosophie. Il prépare un master consacré à Emmanuel Lévinas, «le philosophe de l'altérité», dit-il. Il est aussi membre du bureau exécutif d'Ennahda, une instance qui comprend «dix-sept personnes, dont deux femmes».

Au lendemain des législatives d'avril 1989 à l'issue desquelles Ennahda avait remporté officiellement 17 % des suffrages - en réalité beaucoup plus -, Zine el-Abidine Ben Ali avait décidé d'exclure du champ politique le parti islamiste. La victoire du Front islamique du salut (FIS) en Algérie lors des législatives de juin 1990 lui avait offert l'occasion d'exploiter la menace d'un effet domino. Après avoir fait table rase de l'opposition islamiste, il avait mis au pas celle des laïcs.

Afficher un front uni
Laminés par l'ancien régime, les islamistes n'ont joué aucun rôle dans la «révolution du jasmin». Mais ils ont vite rattrapé le train à grande vitesse de ce Printemps arabe. Selon les observateurs, l'atomisation du champ politique (plus d'une cinquantaine de partis devraient se présenter au scrutin du 24 juillet) devrait jouer en leur faveur. L'occasion, peut-être, de prendre une revanche historique. «Nous sommes en phase de restructuration et bientôt nous organiserons un congrès», confirme Hajmi Lourimi.

La bataille se joue surtout sur le terrain de la communication. «Je sais que nous faisons peur, reconnaît Hajmi. Pourtant, nous n'avons rien de commun avec les talibans et leur interprétation obscurantiste du Coran. Nous voulons prouver que l'islam n'est pas incompatible avec la démocratie et la modernité. » Ennahda veut rassurer pour ratisser large. Depuis quelques jours, le mouvement multiplie les opérations marketing : un mea culpa sur les dérapages passés (par exemple, l'incendie, en 1990, du siège du RCD, le parti alors au pouvoir), la promesse de ne pas politiser les mosquées ou, la semaine dernière, le voyage hautement symbolique de Rached Ghannouchi en Turquie. Les funérailles d'Erbakan ont permis au chef d'Ennahda de se positionner politiquement : les islamistes de l'AKP turc font désormais figure de modèle pour leurs frères tunisiens. Une voie réformiste qu'en réalité Rached Ghannouchi n'a pas toujours suivie. En 1989, il prônait une opposition frontale au régime de Ben Ali, n'excluait pas de prendre le pouvoir par la force et, après l'éclatement de la première guerre du Golfe, appelait au djihad.

Mais les temps ont changé et Ennahda a évolué, assure l'historien Sami Brahem : «Les islamistes tunisiens ont tiré les leçons de leur échec. Et puis, ils savent qu'ils doivent composer avec cette jeunesse Facebook qui a fait la révolution et qui se fiche des idéologues.» Une remise à plat qui ne fait pas forcément l'unanimité. Car le mouvement est loin d'être homogène, explique Adel Zarrouk, ancien militant islamiste en rupture de ban : «La répression sous Ben Ali a creusé les clivages entre conservateurs et libéraux. Quelques-uns se sont radicalisés en s'engageant sur la voie djihadiste, d'autres ont privilégié la culture du compromis. Les électrons libres comme moi ont quitté le mouvement.»

Aux querelles idéologiques s'ajoutent les conflits personnels. «Ghannouchi est un homme autoritaire qui supporte mal la critique, confie un intellectuel jadis proche lui aussi d'Ennahda. De plus, après avoir passé vingt années en exil, il est plus ou moins coupé de sa base, dont il ne partage pas le vécu, c'est-à-dire ces années de prison qui ont conscientisé chez la plupart des militants les valeurs des droits de l'homme.» À en croire cet ancien compagnon de route d'Ennahda, l'autorité de Rached Ghannouchi, ex-professeur de philosophie âgé de 70 ans, reposerait surtout sur ses relations avec de très riches donateurs domiciliés, dit-on, dans les pays du Golfe.

L'aile progressiste du mouvement reste minoritaire, mais grâce au Printemps arabe, elle est en position de force. Malgré leurs divisions, les islamistes d'Ennahda affichent pour le moment un front uni. Pour des raisons électorales, mais aussi parce qu'ils redoutent le discours populiste d'un courant salafiste de plus en plus visible et actif. Le parti Hizb al-Tahrir vient par exemple de publier une tribune dans un quotidien arabophone à grand tirage et, à en croire Samir Brahem, des femmes portant la burqa ont participé au sit-in protestataire de la Kasbah, la semaine dernière.

Souhaitons vivement que les Tunisiens ne se laissent pas prendre par des mouvements obscurantistes , sinon nous pourrons pleurerle sort des femmes !

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Message  Invité Mar 8 Mar - 12:30

drôle de nouvelle alors que c'est aujourd'hui la journée de la femme.... Evil or Very Mad !
Si ça fait comme en Iran, la Tunisie n'a pas de beaux jours devant elle !

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Message  livaste Mar 8 Mar - 13:12

franline2 a écrit:drôle de nouvelle alors que c'est aujourd'hui la journée de la femme.... Evil or Very Mad !
Si ça fait comme en Iran, la Tunisie n'a pas de beaux jours devant elle !

Tu fais bien de me le rappeler , aussi je vais nous ouvrir un topic !!! Very Happy

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Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
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Tunisie , l'après Ben Ali - Page 3 Empty Re: Tunisie , l'après Ben Ali

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