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Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos"

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Message  livaste Dim 26 Avr - 21:17

Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos"

Par Elsa GUIOL
Le Journal du Dimanche

La situation est intenable. Dans le nord-est du Sri Lanka, l'offensive - décisive? - de l'armée régulière contre la rébellion tamoule plonge la population civile en "enfer", selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Pris entre deux feux, les habitants de la région de Mullaitivu sont désemparés. L'ONU a dépêché un responsable sur place.


Au Sri Lanka, les civils pâtissent du conflit entre l'armée et les Tigres. (Reuters)


"C'est une boucherie à huis clos. Un bain de sang. Il faut absolument intervenir avant qu'il n'y ait plus personne à sauver." Frédéric Joly, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), n'a plus assez de mots pour décrire "l'enfer" que vivent les civils tamouls au nord-est du Sri Lanka. Ceux-ci sont pris au piège dans la région de Mullaitivu, entre les combattants Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) et les forces armées sri lankaises, qui ont décidé de mettre un point final à la rébellion.

Plus de 6 500 personnes tuées depuis le début de l'année

Un émissaire de l'ONU devait arriver samedi à Colombo pour discuter de la situation des civils. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, y est attendu la semaine prochaine. Mais seuls 70 membres sri lankais du CICR travaillent actuellement dans la zone du conflit. "La situation est très dangereuse pour eux. Ils doivent aussi essayer de sauver leur peau et celle de leur famille", explique le porte-parole
. Selon des estimations de l'ONU publiées hier, plus de 6 500 personnes auraient été tuées depuis le début de l'année et 50 000 civils seraient encore coincés dans la zone de combat (15.000 selon l'armée). Les populations victimes de cette guerre sont celles qui avaient déjà tout perdu en 2004, lors du tsunami qui avait ravagé cette partie du pays.

Au milieu des tirs de mortier incessants, les évacuations sont extrêmement difficiles. La situation pourrait empirer: "Il n'y a plus une seule structure médicale, plus de médicaments, plus de sang, s'alarme le CICR, présent dans le pays depuis plus de vingt ans. Et les rescapés n'ont plus à manger, ni même à boire." Cette semaine, après la chute de Puttumatalan, un village côtier à la lisière de la zone de guerre, près de 100 000 habitants tamouls ont encore fui la région. Pour certains réfugiés, ce n'est pas la première fois.
Voilà trente-sept ans que ces villageois sont livrés à une interminable guerre qui oppose le gouvernement cinghalais et les troupes séparatistes du LTTE.

Mais l'armée, sourde à toute mise en garde internationale, semble cette fois bien décidée à en finir. L'ambassadeur du Sri Lanka auprès de l'ONU à Genève a rejeté hier toute "pause humanitaire". Les rebelles sont acculés, ne contrôlant plus, selon le gouvernement, qu'un territoire de 10 à 12 km². Leur chef, Velupillai Prabhakaran, serait "à l'intérieur" de ce territoire, prêt à livrer sa dernière bataille.

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Message  livaste Dim 26 Avr - 21:50

Guerre civile du Sri Lanka


Wikipédia,
La guerre civile du Sri Lanka oppose, officiellement depuis 1983, le gouvernement du Sri Lanka dominé par la majorité cinghalaise bouddhiste, et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), organisation séparatiste luttant pour la création du Tamil Eelam, un État indépendant dans l'est et le nord du pays, majoritairement peuplé de Tamouls de religion hindoue (18% de la population du pays). Ce conflit a causé plus de 70 000 morts depuis 1972 selon des chiffres du 1er mars 2008 [1].



Contexte historique et politique

Avant l'indépendance


Avant la période coloniale, le Sri Lanka (Ceylan), était partagé par plusieurs royaumes locaux, à Kotte (cinghalais et bouddhiste), Kandy (idem) et Jaffna (tamoul et hindouiste). Certaines zones à l'Est étaient dominées par les Tamouls, mais sous le contrôle de Kandy. L'invasion historique de l'île par le roi tamoul Ellalam a été relatée dans un récit mythique, le Mahavamsa. Elle aboutit à une brève domination du sud de l'Inde sur le nord de Ceylan, avant que le roi cinghalais Dutugamanu ne remporte une victoire. Plus tard, les royaumes Pallava, Chola et Kalinga, du sud de l'Inde, ont envahi et dominé quelques régions de l'île. Ce furent également des périodes d'échanges culturels et commerciaux. Ces invasions ont été rétrospectivement interprétées par des historiens contemporains comme une hostilité ethnique ancestrale. Toutefois, de nombreuses castes cinghalaises sont issues d'immigrants du sud de l'Inde qui ont embrassé l'identité bouddhiste.
Les Cinghalais prétendent fréquemment que les Tamouls ont bénéficié d'un traitement préférentiel de la part des Britanniques quand ceux-ci ont administré Ceylan entre 1796 et 1948, notamment parce que les colonisateurs ont apporté avec eux des Tamouls du continent. Avant l'indépendance, il y avait d'avantage d'écoles construites par des missionnaires à Jaffna (principale ville majoritairement tamoule) que dans le reste du pays. En conséquence, le nombre de Sri lankais tamouls était bien plus élevé dans le service public, les postes de médecins et d'avocats, que leur représentation dans la société après l'indépendance. Les nationalistes cinghalais y ont vu la preuve d'un favoritisme colonial. Plusieurs historiens considèrent que le conflit entre Cinghalais et Tamouls a pour origine une politique visant à "diviser pour régner" sous le Raj britannique.

Les Tamouls d'origine indienne


Une grande partie des Tamouls du centre de l'île est issue des ouvriers travaillant dans les plantations britanniques qui ont émigré du sud de l'Inde, à l'initiative des colons au XIXe siècle. Ces Tamouls indiens (encore fréquemment nommés ainsi au Sri Lanka), continuent à travailler dans les plantations de thé, dans des conditions de vie précaires. Bien que parlant la même langue, ils sont considérés comme une communauté distincte des Tamouls sri-lankais du Nord et de l'Est du pays. Initialement, ils ont été la principale cible du nationalisme cinghalais. En 1949, le gouvernement de Don Stephen Senanayake instaure une législation leur retirant la citoyenneté sri-lankaise, faisant ainsi d'eux des apatrides. En conséquence, le poids des Tamouls dans le corps électoral a diminué, passant de 33% à 20%. La majorité cinghalaise au Parlement a donc rendu impossible toute opposition efficace des Tamouls contre les politiques nationalistes les desservant.
Par la suite, les différents gouvernements sri-lankais ont essayé d'expulser les "Tamouls indiens" du pays. En 1964, le Premier ministre sri-lankais Sirimavo Bandaranaike signe un accord avec le Premier ministre indien Lal Bahadur Shastri. Un deuxième accord est signé en 1967 avec Indira Gandhi. Ces accords prévoyaient le rapatriement en Inde de 600 000 Tamouls apatrides en 15 ans, et la naturalisation par le Sri Lanka de 375 000 autres apatrides. La plupart d'entre eux sont cependant restés au Sri Lanka.

Le nationalisme cinghalais


La colonisation cinghalaise de zones traditionnellement habitées par des Tamouls, au Nord, et surtout à l'Est du pays, par les gouvernement sri-lankais successifs, a toujours été une source de tension entre les groupes ethniques. L'un des premiers contentieux s'est déroulé en 1947, après la construction du barrage de Gal-Oya dans la région de Batticaloa. Les terres autour du réservoir crée par le barrage auraient dû, en fonction d'une loi, être attribuée aux familles tamoules déplacées par sa réalisation. Cependant, le gouvernement de l'époque accorda ces terres cultivables à des colons cinghalais, originaires du Sud de l'île, bouleversant ainsi la composition ethnique de cette région. Traditionnellement habitée par des Tamouls, cette zone devint majoritairement cinghalaise.
En 1956, à la suite de la campagne Sinhala Only menée par le nouveau Premier ministre Solomon Bandaranaike, le gouvernement abandonne l'anglais en tant que langage officiel du Sri Lanka pour le remplacer par le cinghalais. Tous les postes de fonctionnaires de l'administration gouvernementale ont donc été réservés aux Sri-lankais parlant cinghalais, y compris dans les zones majoritairement peuplées de Tamouls. Le Federal Party of Sri Lanka, un parti tamoul, protesta lors de manifestations pacifiques (satyagraha), brisées par des gangs armés cinghalais, sans intervention de la police. Des émeutes éclatèrent à travers le pays, 150 tamouls furent tués et de nombreux commerces et maisons incendiées. Le gouvernement et des représentants tamouls s'accordèrent en 1957, pour faire du tamoul une langue de travail de l'administration dans les régions habitées par les Tamouls, au Nord et à l'Est du pays. Sous la pression des nationalistes cinghalais, le gouvernement n'appliqua pas cette mesure.
En 1958, de nouvelles émeutes sont provoquées par des nationalistes cinghalais, après l'installation par le gouvernement de quelques centaines de Tamouls dans une zone cinghalaise. Elles font entre 150 et 200 victimes parmi les Tamouls, et 25 000 d'entre-eux émigrent vers le nord, suite à de nombreux pillages. Ces évènements marquèrent une rupture nette entre les communautés tamoule et cinghalaise.
Une série d'incidents et de vexations vont émailler la tension entre Tamouls et Cinghalais au cours des années 1970-1980. En 1970, l'importation de films, livres ou parutions en tamoul venant d'Inde du Sud est interdite, au nom de la politique d'autosuffisance économique. Le parti politique tamoul indien, le Dravida Munnetra Kazhagam fut également interdit, ainsi que la Tamil Youth League. Ces mesures, en brisant les liens culturels entre Tamouls de l'île et du continent, contrarièrent le mouvement réguliers d'étudiants tamouls sri-lankais dans les universités indiennes. Le gouvernement sri-lankais justifia cette politique par son programme d'autosuffisance économique. Dans les années 1970, le gouvernement appliqua une réforme des admissions universitaires, en fonction de quotas sociaux et territoriaux, profitant aux Cinghalais, les Tamouls étant jusque là mieux représentés proportionnellement parmi les diplômés.
En 1970, le nom du pays (Ceylan jusque là) est changé en Sri Lanka, un nom cinghalais.

La progression du séparatisme tamoul

Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" 180px-Location_Tamil_Eelam_territorial_claim Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" Magnify-clip
Territoires revendiqué dans le cadre de l'Tamil Îlam.



Dans un premier temps, dans les premières années de l'indépendance sri-lankaise, les politiciens tamouls militaient pour un système fédéral au sein du Parti fédéral, entraînant la suspicion et l'opposition de nombreux Cinghalais. Dans les années 1960, le gouvernement de Sirimavo Bandaranaike nationalisa et laïcisa la plupart des écoles de missionnaires, en changeant la langue d'apprentissage de l'anglais au cinghalais ou au tamoul. En conséquence, les enfants tamouls et cinghalais ont été le plus souvent séparés à l'école.
L'idée d'une nation indépendante, l'Tamil Îlam a été proposée par le Tamil United Liberation Front (TULF) en 1976. Le TULF, une coalition de partis, s'est présentée aux élections législatives sri-lankaises de 1977 en revendiquant la création de cet État tamoul indépendant au Sri Lanka. Elle remporta la plus grande part des sièges de la zone tamoule, mais le gouvernement lui interdit d'être représenté au Parlement, en raison de cette position séparatiste.


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Message  livaste Dim 26 Avr - 21:57

La montée de la violence
De nouvelles émeutes éclatèrent en 1977. À Jaffna, depuis plusieurs années, des groupes de militants tamouls avaient sporadiquement agressé des policiers, majoritairement cinghalais, sans que ceux-ci ne puissent les arrêter. Le 13 août 1977, lors de festivités de carnaval, un accrochage opposa de jeunes Tamouls et des policiers ayant abusé de leur pouvoir pour racketter des commerçants. Un policier fut tué, ainsi que quatre civils tamouls deux jours plus tard. Le marché de Jaffna fut ensuite incendié par la police et le leader du TULF passé à tabac. À l'annonce de la mort d'un policier cinghalais, des groupes d'étudiants cinghalais montèrent une émeute, s'attaquant aux maisons, commerces et temples tamouls. Ces émeutes s'étendirent à Kandy, Matale, Polonnaruwa. Le Premier ministre Junius Jayewardene, devant le Parlement, accusa le TULF d'être responsable des émeutes. Les émeutes gagnèrent alors Colombo, Panadura et Kalutara. Le 20 août, le gouvernement décréta le couvre-feu et déploya l'armée pour faire cesser les émeutes.
Ces émeutes coutèrent la vie à 300 civils selon les groupes tamouls (100 selon l'enquête officielle), et déplacèrent 25 000 Tamouls dans le pays. Elles dévoilèrent l'implication des extrémistes cinghalais du Sri Lanka Freedom Party et radicalisèrent la jeunesse tamoule, considérant que la stratégie légaliste du TULF était dépassée.
Entre le 31 mai et le 2 juin 1981, à Jaffna, un groupe criminel incendia plusieurs bâtiments d'importance pour la communauté tamoule, dont le marché, les bureaux des députés des circonscriptions locales, du quotidien Tamil Newspaper et de la bibliothèque publique de Jaffna. La destruction de la bibliothèque fut très douloureusement ressentie par la communauté tamoule, avec la disparition de 95 000 volumes, dont des manuscrits anciens uniques. Des témoins rapportèrent la présence de policiers parmi les incendiaires.

[b]Le déclenchement de la guerre


Rejetant les politiques gouvernementales, une partie de la jeunesse forme des organisations militantes, dont certaines financées par l'attaque de banques. Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), plus communément désignés sous le nom de "Tigres tamouls", deviennent rapidement la plus importante d'entre elles. En réponse, le gouvernement intensifie sa présence militaire au nord du Sri Lanka.

Le Pogrom du Juillet noir


Le 23 juillet 1983 une attaque des LTTE contre une unité militaire gouvernementale, à Jaffna, coûte la vie à 13 soldats sri-lankais. L'enterrement, deux jours plus tard, de ces soldats, dans la capitale, Colombo, donne lieu au déclenchement, en représailles contre la communauté tamoule, de pogroms connus sous le nom de pogrom du Juillet noir (Black July Pogrom). Les violences (meurtres, pillages, incendies), provoquées par des groupes de civils cinghalais, s'étendent aux principales villes sri-lankaises majoritairement cinghalaises. Le gouvernement impose un couvre-feu, mais il ne met un terme aux violences qu'après la visite du ministre indien des Affaires Étrangères, Narasimha Rao, mandaté par Indira Gandhi, le 28 juillet.
Bien que les pogroms aient été déclenchés par des réactions spontanées de civils cinghalais, le rôle du gouvernement dans ce drame a été trouble. Des témoins ont ainsi affirmé que des membres de l'United National Party (UNP), parti de la majorité gouvernementale, étaient impliqués dans l'organisation des émeutes. De plus, lors du déroulement de ces violences, la police et l'armée, dominées par les Cinghalais, n'ont pas agi pour les faire cesser. De nombreux témoignages visuels ont poussé à conclure à une préparation minutieuse des pillages et des meurtres commis de sang froid. Des émeutiers, à Colombo, se servirent des listes électorales pour trouver leurs victimes tamoules. D'autres furent conduites sur les lieux des exactions par des bus appartenant à l'État. Cette implication du gouvernement a été interprétée comme la volonté de son aile dure de "donner une leçon" à la minorité tamoule. Le président de l'époque, Junius Richard Jayawardene aurait également couvert ces actions.
Diverses ONG et agences internationales ont estimé qu'entre 1 000 et 3 000 Tamouls ont été tués durant ces émeutes. Plus de 18 000 maisons et commerces ont été détruits. Des centaines de milliers de Tamouls ont fui leur pays pour l'Inde ou la diaspora en Europe, Australie ou au Canada. Des milliers de jeunes Tamouls ont rejoint les rangs des LTTE. Bien qu'une commission présidentielle ait, à la fin des années 1990, conclut à l'assassinat de 1 000 Tamouls, aucune procédure judiciaire n'a depuis été engagée.

Le début des combats


Le pogrom du Juillet noir est ordinairement considéré comme le commencement de la guerre civile au Sri Lanka. En 1985, des négociations entre des représentants tamouls et le gouvernement échouent.
En 1987, le conflit s'intensifie. L'armée gouvernementale accule les combattants des LTTE dans la péninsule Jaffna, principale ville majoritairement tamoule, au nord de l'île. En avril 1987, les deux forces engagées lancent l'une contre l'autre une série d'opérations particulièrement sanglantes. En juillet 1987, les LTTE lancent leur premier attentat-suicide : un combattant tamoul conduit un camion piégé dans l'enceinte d'un camp de l'armée sri-lankaise, et tue quarante soldats en explosant.
Initialement, plusieurs groupes de combattants tamouls coexistaient. Les LTTE étaient partisans d'une stratégie comme celle de l'OLP, à savoir une organisation unitaire pour combattre l'armée gouvernementale. Progressivement, les LTTE ont absorbé ou éliminé les autres groupes militants tamouls. En conséquence, plusieurs organisations tamoules furent obligées de couper tout contact avec le gouvernement sri-lankais, tandis que des partis politiques tamouls légaux restèrent opposés à la vision des LTTE d'un Eelam tamoul indépendant. Des violences et des meurtres entre Tamouls ont résulté des ces oppositions.

L'implication de l'Inde


L'Inde s'est impliquée dans le conflit dans les années 1980 pour plusieurs raisons : le désir de ses dirigeants d'affirmer le statut de puissance régionale de leur pays, les inquiétudes vis-à-vis des volontés indépendantistes des Tamouls de l'Inde, parallèlement aux inquiétudes vis-à-vis de la situation des Tamouls du Sri Lanka. La sympathie envers ces derniers est particulièrement forte dans l'État indien du Tamil Nadu, en raison de l'appartenance ethnique commune.
Dans les années 1980, le gouvernement fédéral indien et le gouvernement du Tamil Nadu ont soutenu, de différentes manières et alternativement, les deux parties du conflits. Il est cependant largement admis que l'Inde a apporté un appui financier au LTTE et accueilli sur son sol des camps d'entraînement pour ses combattants.

L'Indian Peace-Keeping Force


En 1987, l'Indian Air Force parachute des rations alimentaires sur Jaffna, alors assiégée par l'armée sri-lankaise. Un accord est signé le 29 juillet entre le Premier ministre indien Rajiv Gandhi et le Premier ministre sri-lankais Junius Richard Jayawardene. Cet accord prévoit que le gouvernement du Sri Lanka fasse des concessions aux revendications tamoules, ce qui implique une décentralisation en faveur des provinces, un referendum sur le futur statut des provinces de l'est et du nord du Sri Lanka et un statut officiel accordé à la langue tamoule (qui a été par la suite inscrit dans le 13e amendement de la constitution sri-lankaise).
Le gouvernement indien accepte de rétablir l'ordre dans le nord et l'est du Sri Lanka, par l'intermédiaire d'une force d'intervention, l'Indian Peace-Keeping Force (IPKF), et d'aider les insurgés tamouls. Les LTTE, bien qu'initialement réticents, acceptent de rendre leurs armes à l'IPKF. Le gouvernement sri-lankais doit faire face dans le même temps à une révolte dans le Sud, organisée par le parti marxiste Janatha Vimukthi Peramuna (JVP). Il demande à l'Inde d'intervenir militairement, immédiatement après la signature de l'accord entre les deux Premiers ministres. L'IPKF est chargée de faire respecter la cessation des combats et de désarmer les groupes tamouls rebelles. Parallèlement, l'armée sri-lankaise déplace ses troupes du Nord vers le Sud et mate la rébellion du JVP.
Peu de concessions incluses dans l'accord indo-sri-lankais sont respectées. Lorsque les combattants des LTTE refusent de déposer les armes, l'IPKF essaye de les y contraindre par la force, ce qui conduit à un conflit avec les Tamouls qu'elle était censée initialement protéger. Les troupes indiennes sont accusées d'atteintes aux droits de l'homme et font face à une hostilité croissante de la population tamoule. De leur côté, les nationalistes cinghalais sont opposés à la présence prolongée de l'armée indienne sur le sol sri-lankais.
Cette situation amène le gouvernement sri-lankais à demander le départ des troupes indiennes. Dans le même temps, il engage des négociations avec les LTTE, au point d'arriver avec eux à un accord de cessez-le-feu. Malgré cela, les LTTE et l'IPKF continuent à s'affronter, et, selon certains rapports, les gouvernements sri-lankais ont paradoxalement aidé les rebelles à se fournir des armes (jusqu'en 1987, l'Inde était le principal fournisseur), afin de précipiter le départ de l'IPKF. Constatant l'accumulation de pertes dans les rangs de son armée avec un total de 1 100 morts, le gouvernement indien décide d'évacuer ses troupes de Sri Lanka en mars 1990.

L'assassinat de Rajiv Gandhi

Le soutien de l'Inde aux combattants indépendantistes est définitivement abandonné en 1991, après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rajiv Gandhi par une Tamoule, probablement combattante des LTTE, lors d'un attentat-suicide dans un meeting électoral. La presse indienne a affirmé que le leader des LTTE, Velupillai Prabhakaran, avait décidé d'éliminer Rajiv Gandhi, qui était en voie de remporter les élections générales indiennes, car il craignait que ce dernier, une fois revenu au pouvoir, ne redéploie l'IPKF au Sri Lanka.
En 1998, un tribunal indien a jugé les LTTE et son leader Prabakharan responsables de cet assassinat. En 2006, dans une interview, Anton Balasingham, idéologue des LTTE regrette cet assassinat, mais refuse de reconnaître la responsabilité des Tigres tamouls. Le gouvernement indien reste un observateur du processus de paix en cours, et demande régulièrement l'extradition de Velupillai Prabhakaran. Bien que désormais résolument hostile aux LTTE, il continue à prendre position pour les droits des Tamouls.

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Message  livaste Dim 26 Avr - 22:01

La poursuite de la guerre dans les années 1990

Durant les années 1980 et 1990, les gouvernements sri-lankais successifs révoquent certaines des mesures discriminatoires. Le tamoul est reconnu par l'État comme une langue officielle du Sri Lanka. Des représentants des communautés cinghalaises et musulmans, plus de 7% de la population), prétendent aujourd'hui avoir été victimes de discriminations par effet de balancier, ce que nient les représentants tamouls, qui estiment que ces changements de politique étaient le minimum concevable et sont intervenus trop tardivement.

L'escalade de la violence


Avec le retrait de l'IPKF, les LTTE ont pris le contrôle de vastes zones dans le nord de l'île, où ils ont établi une administration se substituant à celle du gouvernement. En 1990, il est question d'un cessez-le-feu, alors que les LTTE sont occupés à éliminer des groupes tamouls rivaux et que le gouvernement doit faire face à une nouvelle révolte instiguées par le JVP. Quant les LTTE et l'armée gouvernementale ont consolidé leurs bases, ils rompent le cessez-le-feu et s'affrontent à nouveau. Le gouvernement lance une offensive, essayant de reprendre Jaffna.
Cette phase de la guerre, surnommée Eelam War II, est marquée par une violence sans précédent. Le gouvernement place la péninsule de Jaffna sous embargo, bloquant l'entrée de vivres et de médicaments. L'armée de l'air du Sri Lanka bombarde implacablement cette zone, attaquant des bâtiments civils, dont des écoles, des hôpitaux, des églises et des temples. De jeunes Tamouls suspectés d'être des rebelles sont sommairement exécutés. Les LTTE répliquent en attaquant des villages cinghalais ou maures, en y massacrant les habitants. Le gouvernement arme des milices musulmanes pour qu'elles puissent se venger sur des villages tamouls. Les LTTE expulsent les musulmans de Jaffna. La vue de cadavres brûlant sur le bord des routes devient commune dans le nord et l'est de l'île. Dans tous le pays, des escadrons de la mort capturent et assassinent des Cinghalais ou des Tamouls suspectés d'être des sympathisants du JVP ou des LTTE.
La plus grande bataille de la guerre se déroule en juillet 1991, quand la base militaire sri-lankaise de l'Elephant Pass, qui contrôle l'accès à la péninsule de Jaffna, est encerclée par 5 000 combattants des LTTE. Plus de 2 000 tués sont à déplorer de part et d'autre durant ce siège d'un mois, avant qu'une force de 10 000 soldats ne vienne renforcer les troupes gouvernementales.
En février 1992, une nouvelle série d'offensives gouvernementales échoue dans la tentative de conquête de Jaffna. En mai 1993, le président sri-lankais, Ranasinghe Premadasa est tué par le LTTE dans un attentat-suicide.


La guerre du nouveau gouvernement

Lors des élections législatives de 1994, l'United National Party (UNP), parti cinghalais au pouvoir, est vaincu. Suscitant de grands espoirs, le Sri Lanka Freedom Party (SLFP) prend la tête du gouvernement avec un programme de paix. Un cessez-le-feu est obtenu en janvier 1995, mais les négociations qui s'ensuivent restent sans lendemain. Les LTTE brisent le cessez-le-feu en avril. C'est une nouvelle phase de la guerre, Eelam War III, qui commence.
Le nouveau gouvernement s'engage alors dans une stratégie de la "guerre pour la paix". Déterminé à reprendre Jaffna, il envoie des troupes supplémentaires dans la péninsule. Plusieurs parties de la ville sont réduites en ruines par l'armée gouvernementale, qui s'attaque encore une fois aux bâtiments civils, pour y déloger les combattants rebelles. Les pertes civiles ont été en conséquence particulièrement élevées. En décembre 1995, l'armée gouvernementale parvient à prendre le contrôle de Jaffna, ce qui n'était plus arrivé depuis près de dix ans. Les LTTE et plus de 400 000 civils s'enfuient dans la région de Vanni, à l'intérieur des terres. La plupart de ces réfugiés sont retournés à Jaffna dans l'année qui a suivi.
Le gouvernement lance une nouvelle offensive en août 1996. Ces combats provoquent le départ de 200 000 réfugiés. La ville de Kilinochchi est conquise fin septembre. En mai 1997, 20 000 soldats gouvernementaux essaient d'organiser une ligne de ravitaillement vers Jaffna à travers la zone de Vanni contrôlée par les LTTE, mais ils échouent. Dans le cadre de ces opérations, des civils sont régulièrement tués par chaque camp.
En mars 1999, lors de l'Opération Rana Gosa, l'armée gouvernementale envahit le district de Vanni par le sud, conquiert quelques territoires, mais ne parvient pas à déloger les LTTE de la région. Ceux-ci lancent à leur tour une offensive avec l'Opération Unceasing Waves ("vagues incessantes"), en novembre 1999. Ils reprennent le contrôle de l'ensemble de la région de Vanni, à la suite de 17 attaques, au cours desquelles des milliers de morts sont à déplorer. Les combattants rebelles avancent vers Elephant's pass et Jaffna, à Kilinochchi, coupant définitivement les forces sri-lankaises dans la péninsule de tout ravitaillement par la terre.
En avril 2000, les LTTE lancent une nouvelle offensive, en direction du nord, et attaquent l'Elephant Pass où sont regroupés 17 000 soldats sri-lankais. Le 22 avril, ils prennent le contrôle de cette zone stratégique qui coupait la péninsule de Jaffna du district de Vanni depuis 17 ans.
Les LTTE instaurent unilatéralement un cessez-le-feu, en décembre 2000. Ils le rompent le 24 avril 2001. L'armée gouvernementale lance alors l'opération Agni Khiela, tentant de reprendre, sans succès, le sud de la péninsule de Jaffna.

Guérilla maritime


Cette guerre civile est l'une des rares ou la guérilla possède une marine de guerre, cette branche est nommée Tigres des mers (Sea Tigers), et ou les batailles navale ont lieu assez régulièrement pour le contrôle des voies d'approvisionnement de l'île. Le LTTE est également la première organisation terroriste à avoir développé des submersibles, bien que leur utilisation au combat ne semble pas avoir été constatée

La série des attentats-suicides


Les attentats-suicide et les bombes à retardement des LTTE explosent à de nombreuses reprises dans les villes, les batîments gouvernementaux les transports publics, tuant des centaines de civils. En janvier 1996, les Tigres tamouls commettent leur plus sanglante attaque-suicide, dans la Banque centrale de Colombo, tuant 90 personnes et en blessant 1 400. En octobre 1997, ils ciblent le centre des affaires, dans la capitale, et en janvier 1998, un camion piégé endommage le Sri Dalada Maligawa à Kandy, l'un des temples bouddhiste les plus sacrés au monde.
En réponse à ces attentats, le gouvernement sri-lankais déclare les LTTE hors-la-loi et incite d'autre gouvernements étrangers à faire de même. L'Inde l'avait déjà fait en 1992, les États-Unis listent les LTTE comme organisation terroriste en 1997, avant le Royaume Uni en 2000. Ces proscriptions rendent plus difficile pour les Tigres tamouls la récolte de fonds pour leurs activités.
En décembre 1999, les LTTE essaient de tuer la présidente sri-lankaise Chandrika Kumaratunga. Celle-ci perd un œil dans l'explosion.
En juillet 2001, les LTTE commettent une attaque-suicide contre l'aéroport international Bandaranaike. Ils détruisent huit avions des forces aériennes sri-lankaises et quatre avions de la Sri Lankan Airlines, portant ainsi un coup sévère à l'industrie touristique.
Plusieurs attentats à la bombe touche régulièrement le pays depuis le début du conflit [3].

[/b]

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Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" Empty Re: Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos"

Message  livaste Dim 26 Avr - 22:02

En 2000, des ONG ont estimé que la population déplacée dans le Sri Lanka s'élevait à plus d'un million de personnes, vivant dans des camps ou sans-abris.
Un important mouvement en faveur de la paix s'est développé dans les années 1990. Il se traduit par des conférences, des médiations et de nombreux efforts pour tisser des liens entre les deux communautés.
Dès février 2000, la Norvège est sollicitée en tant que médiateur entre les belligérants mais ses efforts ont échoué.

Recrudescence des violences depuis 2005 et offensive gouvernementale


Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 135 000 personnes ont fui les violences au Sri Lanka depuis qu'elles ont commencé à prendre de l'ampleur en décembre 2005.
Le gouvernement, pour reprendre l'initiative augmente le budget de la défense (5 % du produit national brut soit environ un milliard d'euro) et les effectifs de son armée (500 % d'augmentation entre 1985 et 2005) [4].
Le 6 août 2006, 17 travailleurs humanitaires d’Action contre la faim (ACF), tous d’origine tamoule, étaient découverts abattus d’une balle dans la tête sur leur base de Muttur, à l’est. Les auteurs de ces actes n'ont toujours pas été démasqués. Cela constitue l’un des plus importants assassinats de personnels humanitaires [5].
Depuis le 1er janvier 2008, les combats entre les rebelles tamouls et les soldats gouvernementaux ont fait 7 158 morts dans les rangs des insurgés et 697 morts dans les rangs des soldats.[6]
Des puissantes offensives gouvernementale depuis 2007 ont fait reculer la rébellion qui contrôlait en 2005 la côte ouest de l'île à une zone circonscrite dans le nord fin 2008 [7][8][9]. Le 2 janvier 2009, l'armée sri-lankaise parvient à s'emparer de Kilinochchi, la "capitale" des rebelles des Tigres tamouls [10]
AnnéeCivilsMilitairesLTTETotal
Nombres de tués
2002141015
20033122659
200433769109
20051539087330
20069818262 3194 126
20075254993 3454 369
20084041 3049 42611 144
Sources : Actualité stratégique en Asie, n°45, IRIS
Le 25 janvier 2009, 50 000 militaires de l'armée Sri Lankaise ont prit le contrôle de Mullaitivu après des combats contre 2 000 tigres tamouls qui le 24 janvier avaient fait sauter un barrage pour tenter de la ralentir. Il s'agissait de la dernière ville aux mains des indépendantistes et les insurgés sont, selon l'armée gouvernementale, dorénavant confinés dans la jungle sur un territoire de 20 km de long sur 15 km de large.
Les organisations humanitaires internationales s'inquiètent à cette date du sort de 150 000 à 300 000 civils coincés dans la région de Mullaittivu et que les Tigres utiliseraient comme boucliers humains[11].
Malgré quelques coups d'éclat comme un nouveau bombardement aérien à partir de deux avions légers de Columbo, le 23 février 2009, le LTTE demande un cessez-le-feu rejeté par le gouvernement [12] dont les forces investissent la dernière localité aux mains de la guérilla le 24 février [13].
Au 25 avril 2009, le LTTE est retranché dans une zone de 13 km² à Puttumatalan, étroite bande côtière du district de Mullaithivu encerclé par l'armée sri-lankaise [14] mais la présence de dizaines de civils compliquent la situation humanitaire.
Certains estime à cette date à 50 000 le nombres personnes bloquées dans la zone des combats demeurant jusqu'à présent hors d'atteinte et 100 000 autres qui ont réussi à atteindre des camps de réfugiés . Selon l'ONU, Plus de 6 500 civils ont probablement déjà été tués et 14 000 blessés depuis le début de l'année 2009
dans les combats [15].Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" 320px-Extent_of_territorial_control_in_sri_lanka Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" Magnify-clip
Situation en décembre 2005. En rouge, zones contrôlées par les LTTE. En orange, zones contrôlées par le gouvernement avec des poches contrôlées par les LTTE. En jaune, zones contrôlées par le gouvernement et revendiquées par les LTTE pour un État tamoul indépendant.


Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" 320px-Territorial_control_in_Sri_Lanka_2007 Sri Lanka: "Une boucherie à huis clos" Magnify-clip
Situation territoriale en juillet 2007.

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Message  Invité Lun 27 Avr - 15:08

il semble qu'au Sri Lanka le problème est encore plus grave qu'au M-O...mais les médias en parlaient peu donc , le reste du monde ignorait le carnage local ...

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Message  livaste Dim 10 Mai - 8:09

Plusieurs centaines de morts dans une attaque de l'armée sri-lankaise
LEMONDE.FR avec AP, AFP et Reuters | 10.05.09 | 08h19 •

Selon l'ONU, plus de 6 500 civils ont probablement été tués et 14 000 blessés depuis que l'armée a lancé en janvier son offensive "finale" dans le nord-est du pays aujourd'hui dévasté.
Des responsables du ministère de la santé sri-lankais confirment la mort de plusieurs centaines de personnes, tuée par un barrage d'artillerie, dans le nord du Sri Lanka. Il y aurait plus de 800 blessés. L'attaque aurait commencé dans la nuit de samedi et aurait duré jusqu'à dimanche. Dans un premier temps, le ministère de la défense sri-lankais a nié ces tirs d'artillerie. L'information a été donnée par Tamilnet, un site liée au Tigres tamouls,


L'information reste difficile à vérifer, la zone des combats étant interdite aux journalistes. Les forces de sécurité sir-lankaises ont ainsi arrêté et expulsé 3 journalistes de la chaîne de télévision britannique Channel 4. Convaincu d'avoir gagné la guerre et sourcilleux sur sa souveraineté, Colombo rejette les appels de l'Occident à un cessez-le-feu, qui, selon lui, permettrait au LTTE de se réarmer et de se renforcer.

L'ONG Human Rights Watch a déjà accusé l'armée sri-lankaise de viser délibérément les hopitaux dans la zone des combats. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est alarmé, jeudi, des "violents combats" dans le nord-est du Sri-Lanka empêchant l'évacuation des civils du réduit encore aux mains de la rébellion des Tigres tamouls.

Selon l'ONU, 50 000 civils tamouls sont bloqués dans l'étroite zone côtière encore aux mains de la rébellion des Tigres. Les autorités du Sri-Lanka les évalue à 15 000 ou 20 000 et accuse la guérilla de s'en servir comme "boucliers humains". Selon l'ONU, plus de 6 500 civils ont probablement été tués et 14 000 blessés depuis que l'armée a lancé en janvier son offensive "finale" dans le nord-est du pays aujourd'hui dévasté.


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Message  livaste Ven 15 Mai - 10:25

Sri Lanka : le CICR impuissant face à une catastrophe inimaginable
Au Sri Lanka, les combats entre les forces du gouvernement et les Tamouls font de plus en plus de victimes. Face à cette catastrophe, le Comité international de la Croix-Rouge se dit impuissant.

10 réactions


Le 13 mai 2009, des civils tamouls blessés dans un hôpital de fortune, au nord du Sri Lanka.
Ho New / Reuters


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit jeudi impuissant face à «une catastrophe humanitaire inimaginable» en cours au Sri Lanka, faute de pouvoir porter secours aux victimes en raison des combats. Les rebelles tamouls y sont acculés par l'armée sri-lankaise sur une minuscule bande côtière de 4 km2, où s'entassent 50 000 civils, selon l'ONU.

«Notre personnel assiste à une catastrophe humanitaire inimaginable», a déploré Pierre Krähenbühl, directeur des opérations de l'organisation humanitaire basée à Genève. «L'absence de sécurité sur le terrain signifie que nos opérations par voie maritime continuent d'être bloquées, et cela est inacceptable. Aucune organisation humanitaire ne peut apporter d'aide dans ces circonstances. Les gens sont abandonnés à leur sort», a-t-il souligné.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, des centaines de blessés graves ou de malades pris au piège dans la zone de combats «attendent en vain depuis plusieurs jours l'aide médicale dont ils ont désespérément besoin».

500 tonnes de nourriture attendent d'être déchargées
Un ferry affrété par le CICR a jeté l'ancre à quelques kilomètres mais, pour la troisième journée consécutive, n'a pu s'approcher pour évacuer malades et blessés à cause des combats intensifs. «En raison de la poursuite sans répit des combats, les civils sont obligés de chercher refuge dans des tranchées creusées à la main, ce qui rend encore plus difficile l'accès à l'eau et à la nourriture», relève le CICR.

La dernière fourniture d'aide alimentaire par le CICR remonte à samedi dernier, alors qu'un ferry et un cargo attendent de pouvoir décharger plus de 500 tonnes de nourriture pour les civils. «Nous avons besoin de sécurité et d'un accès sans restriction immédiatement pour sauver des centaines de vies», a martelé Pierre Krähenbühl.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit «gravement préoccupé» par «la crise humanitaire qui s'aggrave» au Sri Lanka et a exhorté les belligérants à «assurer la sécurité des civils» et à «respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire».

(Source AFP)

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Message  patriote reformiste Ven 15 Mai - 14:36

Les tragiques évènements du Sri Lanka confirment justement la dangerosité de la politique mondialiste conduisant à imposer par des moyens de pressions juridiques, le metissage et d'accepter la vulgate anti raciste....

Or ce dernier, en l'absence d'autorité de l'Etat et de maîtrise de la deferlante migratoire aboutit au conflit multi ethnique....

C'est pourquoi si le pacte sur l'immigration voté au Parlement Européen comportait de véritables avancées, il souffrait aussi de vrais insuffisances tels que l'absence du retablissement des contrôles aux frontières qui avait pourtant été vendu lors de Maastricht et supprimé par le Traité d'Amsterdam !

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Message  livaste Sam 16 Mai - 21:04

Les Tigres tamouls seraient «militairement battus»
De notre envoyé spécialLe président sri-lankais affirme ce samedi que les rebelles «ont été écrasés» dans leur dernière enclave du nord-est de l'île.


De notre envoyé spécial à Colombo, Arnaud Vaulerin


Une poignée de militaires affichaient un sourire discret, samedi, dans la salle d'attente de l'aéroport militaire de Colombo, Rathmalana.

Depuis l'aube, la télévision installée dans le hall d'embarquement diffuse en continu des images d'opérations. De retour de mission des camps de déplacés de Vavuniya (nord) à la mi-journée, les soldats découvrent alors les derniers reportages du front. On voit deux groupes de militaires se rejoindre sur une plage et se saluer.

La camera montre des visages radieux et des drapeaux qui flottent au vent. Les soldats de la 58e division, venus du sud, et ceux de la 59e, descendant du nord, viennent de couper le dernier accès à la mer pour les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Une troisième équipe tiendrait le front ouest, près du lagon Nananthikadal.

Aucun observateur indépendant
Si l'on en croit le ministère de la Défense, qui bloque l'accès de cette zone à tout observateur indépendant, les rebelles ne pourraient désormais plus s'échapper et seraient encerclés.

Vingt-cinq ans après le début des combats acharnés entre le gouvernement et les LTTE, les autorités sri-lankaises auraient donc repris le contrôle de tout le littoral. Et s'apprêtent à donner le coup de grâce à la guerilla d'ici à dimanche, selon les affirmations du président Mahinda Rajapakse qui, vendredi, avait fixé un compte à rebours de 48heures avant la fin des «opérations de sauvetage».

Vers 15 heures samedi (heure française), le président Mahinda Rajapakse, affirmait à la radio publique que les rebelles «avaient été militairement battus» dans leur dernière enclave du nord-est de l'île. «Je suis fier d'annoncer que (...) mon gouvernement, grâce à l'engagement total des forces armées, a finalement battu militairement les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) au cours d'une opération humanitaire sans précédent», a -t-il déclaré devant un groupe de onze pays en développement (G11) réunis en Jordanie.

Exode
«Tout peut effectivement aller vite, faisait remarquer un peu plus tôt un colonel sri-lankais, mais nous devons faire attention aux civils qui sont toujours dans la poche et également tenir compte des LTTE encore présents et des terrains minés.»

Car dans la bande côtière, qui ne couvrirait plus qu'un kilomètre carré, entre 30.000 et 100.000 personnes seraient toujours menacées par les combats, d'après les Nations unies. «Entre jeudi soir et samedi matin, plus de 18000 civils ont fui la bande», ajoute le militaire sri-lankais. Et l'exode semblait se poursuivre samedi.

Selon la presse proche du gouvernement, les familles des cadres des LTTE se seraient glissées parmi les réfugiés. Une partie des leaders des LTTE, et notamment le premier d'entre eux Velupillai Prabhakaran, seraient donc pris au piège dans un espace qui n'a cessé de se réduire ces dernières heures.




Et les civils ?
Comment vont ils reconnaitre les civils ?

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Message  livaste Lun 18 Mai - 8:05

Après avoir gagné la guerre, Colombo se doit désormais de gagner la paix
LE MONDE | 18.05.09 | 09h29 New Delhi, correspondant en Asie du Sud

La rébellion séparatiste tamoule du Sri Lanka, qui fut naguère l'une des puissantes guérillas de la planète, est vaincue. Les Tigres de libération de l'Eeelam tamoul (LTTE) s'apprêtent à rendre leurs armes face à une offensive de l'armée de Colombo d'une puissance inégalée. Le gouvernement sri-lankais a gagné un combat vieux d'un quart de siècle qui aura fait plus de 70 000 victimes.


Mais si la guerre est gagnée, la paix ne l'est pas encore.
Le chantier de la réconciliation qui s'ouvre s'annonce ardu et incertain. Pour qu'il réussisse à enraciner une paix durable, il faudra que le pouvoir de Colombo, porte-parole du nationalisme à vif de la majorité cinghalaise (74 % de la population) de confession bouddhiste, se garde de tout triomphalisme. Il lui faudra faire preuve de magnanimité. Il devra tendre une main généreuse à la minorité tamoule (15 %) d'obédience hindoue, dont le mal-être, les frustrations et le sentiment d'injustice ont historiquement nourri la révolte que le LTTE a portée à son paroxysme sanglant.

LE "13 ÈME AMENDEMENT" DE 1987

Les données du problème sont parfaitement connues. Une solution passe inévitablement par une décentralisation hardie, une franche dévolution des pouvoirs au profit des provinces de l'Est et du Nord de l'île où la communauté tamoule est majoritaire. C'est une vieille affaire.

Dès 1987, la Constitution avait été révisée – sous la forme d'un célèbre "13 ème amendement" – afin de concéder une certaine autonomie aux pouvoirs locaux. Elle pouvait difficilement voir le jour en pleine guerre alors que ces bastions tamouls du Nord et de l'Est étaient contrôlés par un LTTE indépendantiste et non autonomiste. Mais la question va devenir d'une impérieuse actualité alors que les armes vont se taire.

Il revient au président Mahinda Rajapakse de ne pas rater l'occasion. Il sait mieux que quiconque que ce "13 ème amendement" suscite l'inquiétude, voir l'hostilité, de groupes nationalistes cinghalais – en particulier le clergé bouddhiste – se posant comme gardiens de l'unité nationale. Mais M. Rajapkse, qui aura honoré sa promesse de défaire le LTTE, dispose désormais d'une solide légitimité. Il est bien armé pour faire preuve d'audace. "Il est le seul dirigeant à pouvoir appliquer le 13ème amendement", déclare au "Monde" Kumar Rupesinghe, directeur de la Fondation pour la coexistence, basée à Colombo.

Chacun sait également au Sri-Lanka que cet amendement ne sera qu'une première étape. Il devra être complété par une dévolution plus généreuse encore. "Il n'est pas suffisant pour satisfaire la revendication d'autonomie des Tamouls", avertit D. Sithadthan, dirigeant d'un parti tamoul modéré. Et là, il faudra innover, explorer de nouvelles voies. Ainsi se gagnera la paix. Faute de quoi, de nouveaux enragés risquent de reprendre le flambeau des Tigres déchus.
Frédéric Bobin

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Message  Invité Lun 18 Mai - 9:44

Je crois que le chef tamoul a été tué aussi. Quelle boucherie...
Il ne va pas faire bon être tamoul ces prochains temps au Sri LAnka à mon avis.

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Message  patriote reformiste Lun 18 Mai - 10:20

Je ne vais pas plaindre celui qui fut l'un des auteurs des troubles multiculturel du Sri Lanka....

Rappellons que les sri lankais sont chez eux et que les Tigres Tamouyls immigrés veulent imposer leur mode de vie sur une partie de l'île...La stabilité des frontières, l'intégrité du territoire et la preservation de leur identité ont poussé cette population sri lankaise à resister et on ne peut que les en féliciter.

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Message  livaste Jeu 28 Mai - 19:27

27/05/2009 19:30
Au Sri Lanka, les survivants sont retenus dans des camps

Dix jours après la fin de violents combats, des dizaines de milliers de Tamouls tentent de reprendre leur souffle dans des camps. Ici, comme ailleurs, les civils sont souvent les premières victimes des guerres



Les phrases sont courtes, les regards fixes et les voix monocordes. Dans les camps de réfugiés tamouls de Vavuniya, sous un ciel assombri par les nuages de la mousson, l’horreur des faits résonne comme une impossible anomalie. Dans la « zone 4 » des camps de Menik Farm s’entassent ainsi 34 164 nouveaux déplacés, venus du district de Mullaitivu. Juste avant que l’armée cinghalaise de Colombo n’anéantisse les derniers rebelles des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) et leur chef Velupillai Prabhakaran, le 18 mai, ces désespérés ont fui une région dévastée par la guerre, entre mer et lagune.

Ils sont devenus des réfugiés dans leur propre pays, gonflant les rangs d’une population totale de 271 967 Tamouls, enfermés dans des camps ceinturés de barbelés, au nord du Sri Lanka. À Menik Farm, désormais l’un des plus larges camps de déplacés au monde, les tentes s’alignent comme des morceaux de sucre, monotonie rompue par quelques arbres. Enfants, hommes, femmes, vieillards, certains ont été déplacés jusqu’à dix reprises au cours des derniers mois, contraints de suivre les vagues de repli des rebelles assaillis, piégés en zone de combats, souvent témoins de la mort des leurs, parfois blessés et affamés. L’ONU estime que plus de 7 000 civils ont été tués depuis le début de l’offensive de l’armée en janvier.

« Il y a dix jours, mon frère et ma sœur ont été tués sous mes yeux », raconte mécaniquement Sulojana, 14 ans, entouré d’une horde d’enfants aux visages impassibles. À côté, Anandi, 31 ans, fait la queue avec d’autres femmes pour obtenir une ration de sucre. « Jour et nuit, il y avait des bombardements », dit-elle. « Nous sommes restés dans un bunker, un simple trou dans le sol, à Mullaivaikal. Les enfants pleuraient. Nous avions trop peur d’aller aux toilettes, alors nous faisions nos besoins dans un sac en plastique. Une fois, en allant chercher de l’eau, mon mari, Shashikumar, a reçu une balle dans la cuisse, et mon cousin, Parmananthan, a été tué. Nous étions sous les feux du LTTE et de l’armée, impossible de savoir qui tirait. »
Les civils comme boucliers humains

Pour Muniandi, 67 ans, « les bombardements de l’armée étaient réguliers », des propos qui contredisent l’assurance donnée par Colombo de n’utiliser que des armes légères pour épargner les civils, lors des derniers jours de combats. « Agissant chacun au nom d’une “libération”, les deux camps ennemis auront été le miroir l’un de l’autre, dénonce à Colombo l’activiste Ruki Fernando. Le LTTE a utilisé les civils comme boucliers humains, et l’armée gouvernementale n’a eu aucun respect de la vie des civils. » Malgré les pressions occidentales et de l’ONU, le gouvernement sri-lankais refuse l’ouverture d’une enquête sur les atrocités qui auraient été commises par les deux parties durant la guerre.

« Nous sommes épuisés », avoue Silaya, 65 ans, qui arbore les traits émaciés de tous les réfugiés. « Dans la zone de combats, j’ai été blessé par des éclats d’obus. Ça tirait de tous les côtés. Mais je n’ai jamais eu peur du LTTE. Prabhakaran était notre grand leader. Depuis sa mort, tous les Tamouls sont en deuil dans le camp. »

Après vingt-six ans d’une guerre civile stigmatisant la division ethnique et causant 100 000 morts, la solidarité de certains Tamouls envers le LTTE est encore très forte. Un autre vieil homme raconte : « Les combattants du LTTE étaient parmi nous. Vers le 10 mai, ils nous ont dit : “Maintenant la guerre est finie, allez-y, partez.” » En passant sous contrôle gouvernemental, de nombreux Tamouls ont alors vu, pour la première fois de leur vie, des Cinghalais, la communauté bouddhiste majoritaire au Sri Lanka. « J’avais très peur des soldats cinghalais », souffle Thasish, 14 ans. « Mais pourquoi nous gardent-ils prisonniers dans ces camps ? » Au même moment, un officiel intervient et assure que, « ici, les Tamouls sont très heureux. » Udaya Nanayakkara, porte-parole de l’armée, explique que « les réfugiés sont gardés dans les camps pour leur propre sécurité ». À cela s’ajouterait la possibilité que des rebelles du LTTE soient dissimulés parmi les réfugiés.

Profitant de la rare visite de journalistes, et malgré l’encadrement rapproché des soldats, des réfugiés s’approchent avec une même complainte. « Où sont nos fils ? », répètent deux vieilles dames en pleurs. Muniandi, un amputé de 67 ans, a quant à lui perdu la trace de toute sa famille, « qui se trouve peut-être dans d’autres camps ». Chinodra, lui, a vu son fils emmené par les soldats, dans un centre où l’armée identifie les déplacés suspectés d’être des combattants du LTTE. Neuf mille cent rebelles auraient ainsi été identifiés par l’armée. Les autorités assurent faire leur possible pour réunifier les nombreuses familles séparées.
Les risques d’épidémie sont loin d’être écartés

Dans les allées du camp, ça et là, s’étirent de longues queues de réfugiés qui attendent en silence leurs rations quotidiennes. Du sucre, du lait, du riz, du savon, de l’huile. À chaque denrée correspond une queue. Mais tous les réfugiés interrogés expliquent qu’ils manquent d’eau, de nourriture, et d’hygiène. « Ces déficits sont préoccupants, plus encore dans le contexte d’une si large population », alerte Andres Lindner, de la Croix-Rouge allemande. Car les risques d’épidémie sont loin d’être écartés. Impossible de ne pas remarquer le nombre considérable de personnes âgées amaigries et d’enfants aux mines sales.

« Nous estimons que 40 % des déplacés sont des enfants, commente Philippe Duamelle, de l’Unicef. Leur santé est en jeu. Le défi humanitaire est énorme. Nous sommes prêts à appuyer les autorités pour répondre à cette crise, et nous espérons obtenir un accès illimité aux camps. » Dans l’immédiat, les restrictions gouvernementales sont de rigueur. Et les enfants, notamment, restent la proie de conditions précaires et de violents traumatismes.

L’histoire de Kengendini, 15 ans, en dit long sur les violences psychologiques endurées par ces enfants. À l’inverse des autres filles tamoules, le joli visage de cette adolescente est encadré par des cheveux coupés très court. « C’est une méthode des LTTE pour enrôler et différencier les combattantes », raconte-t-elle. « Fin février, ils m’ont forcée à suivre un entraînement militaire. Ils voulaient que j’aille faire la guerre, mais je ne voulais pas. Pendant vingt jours, ils m’ont appris à manier les armes. Avec une amie, j’ai réussi à m’échapper. Mais nous étions 45 filles à avoir été enrôlées. Je ne sais pas ce que sont devenues les autres, je ne les ai jamais revues. »

« Ces derniers mois, le recrutement forcé d’enfants-soldats par le LTTE avait été intensif », confirme Philippe Duamelle. Combien d’entre eux sont morts au combat ? Nul ne le sait. Et alors que les drapeaux sri-lankais flottent dans les rues de Colombo pour célébrer la victoire militaire, les camps de Menik Farm témoignent de la tragédie des Tamouls, plongés quant à eux dans le chaos et la souffrance.
Vanessa DOUGNAC

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Message  shimmy Jeu 28 Mai - 19:32

patriote reformiste a écrit:Je ne vais pas plaindre celui qui fut l'un des auteurs des troubles multiculturel du Sri Lanka....

Rappellons que les sri lankais sont chez eux et que les Tigres Tamouyls immigrés veulent imposer leur mode de vie sur une partie de l'île...La stabilité des frontières, l'intégrité du territoire et la preservation de leur identité ont poussé cette population sri lankaise à resister et on ne peut que les en féliciter.

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Message  Invité Jeu 28 Mai - 20:14

shimmy a écrit:
patriote reformiste a écrit:Je ne vais pas plaindre celui qui fut l'un des auteurs des troubles multiculturel du Sri Lanka....

Rappellons que les sri lankais sont chez eux et que les Tigres Tamouyls immigrés veulent imposer leur mode de vie sur une partie de l'île...La stabilité des frontières, l'intégrité du territoire et la preservation de leur identité ont poussé cette population sri lankaise à resister et on ne peut que les en féliciter.

A appliquer à la France !
Je plussoie.

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Message  patriote reformiste Ven 29 Mai - 10:27

Disons que c'est le destin qui attend inéluctablement la France si des mesures d'assimilation et d'arrêt de la deferlante ne sont pas prises !

Sarkozy prétendait mettre en application une poltiique restrictive d'imligration qui aboutirait à la revalorisation de l'identité nationale, pour finalement terminer en traitre des cerveaux et en devalorisation de la citoyenneté française, sans parler du fichage ethnique de la population française à laquelle il est nécessaikre de s'opposer avec force car elle ne correspond pas aux valeurs de la République Française.

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Message  livaste Ven 29 Mai - 11:00

Patriote , il y a plus d'un quart de siècle que la France a renoncé à assimiler les migrants , espérant les intégrer !
C'est à partir des années 80 que le mot assimilation a disparu même des directives ministérielles .
Quant à l'intégration on sait ce qu'il en est !

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Message  patriote reformiste Ven 29 Mai - 11:03

Justement...Lorsqu'une direction est mauvaise, il convient de la modifier.

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Message  livaste Ven 29 Mai - 11:10

Nous sommes d'accord .

Je rappelle les différences entre assimilation et intégration , et elles sont énormes :



Immigrés, assimilation, intégration, insertion : quelques définitions

©️ La Documentation française.

Dans son ouvrage « L’immigration » (collection Débat Public, 2006), Laetitia Van Eeckhout présente et explique le thème de l’immigration en 135 questions, en précisant les conditions historiques, les évolutions et les enjeux de ce phénomène.

Les deux questions reproduites ici définissent clairement les notions essentielles des débats sur l’immigration : immigré, assimilation, intégration, insertion.

Qu’est-ce qu’un immigré ?

« Est immigrée toute personne née de parents étrangers à l’étranger et qui réside sur le territoire français. Certains immigrés deviennent français par acquisition de la nationalité française, les autres restent étrangers : "Tout immigré n’est pas nécessairement étranger, et réciproquement", souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient français par acquisition. En revanche, on parle souvent d’immigrés de la deuxième ou troisième génération pour désigner les enfants dont les parents ou les grands-parents sont immigrés. Pour ceux, nombreux, qui sont nés en France, c’est un abus de langage. Les enfants d’immigrés peuvent cependant être étrangers, s’ils choisissent de garder la nationalité d’origine de leurs parents. »


Assimilation, intégration ou insertion ?

« Ces trois termes ne sont pas neutres et reposent sur des philosophies politiques (très) différentes. L’assimilation se définit comme la pleine adhésion par les immigrés aux normes de la société d’accueil, l’expression de leur identité et leurs spécificités socioculturelles d’origine étant cantonnée à la seule sphère privée. Dans le processus d’assimilation, l’obtention de la nationalité, conçue comme un engagement "sans retour", revêt une importance capitale.

L’intégration exprime davantage une dynamique d’échange, dans laquelle chacun accepte de se constituer partie d’un tout où l’adhésion aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société d’accueil, et le respect de ce qui fait l’unité et l’intégrité de la communauté n’interdisent pas le maintien des différences.

Le processus d’insertion est le moins marqué. Tout en étant reconnu comme partie intégrante de la société d’accueil, l’étranger garde son identité d’origine, ses spécificités culturelles sont reconnues, celles-ci n’étant pas considérées comme un obstacle à son intégration dès lors qu’il respecte les règles et les valeurs de la société d’accueil. »

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Message  patriote reformiste Ven 29 Mai - 11:40

Effectivement, cette distinction est insuffisamment connu des français ainsi que des politiciens qui, obeissant au mondialisme, oublie la nécessité de preserver la culture, la civilisation et l'identité française qui ne sont, pour eux que des slogans de campagne.

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Message  shimmy Ven 29 Mai - 13:49

Les jeunes musulmans de la troisième génération, qui sont devenus radicaux, ne rêvent que d'une France islamisée!

Allez voir Mejliss!
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Message  patriote reformiste Sam 30 Mai - 12:30

Ce n'est pas une question de génération puisqu'il y a, depuis un certain temps déjà, des français de confession musulmane sans que cela ne posa de difficultés.

Cette modification provient exclusivement de l'abandon, par les Gouvernements, de la politique d'assimilation qui caractérisait la France et qui avait pour conséquence l'apaisement des tensions communautaires ou religieuses qui apparaissent aujourd'hui dans nos banlieues (qui a souffert aussi d'une deferlante que la France ne pouvait assumer ni financièrement, ni socialement, ni culturellement).

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Message  shimmy Sam 30 Mai - 12:42

La politique d'assimilation était possible avec des Italiens, Espagnols ou Polonais!
Mais pas avec les musulmans.
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Message  Invité Sam 30 Mai - 13:13

C'est où la Musulmanie ?
Il y a eu une politique d'assimilation des Italiens et Espagnols ? Première nouvelle...

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