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Ces neveux du président tunisien Ben Ali qui embarrassent la justice française

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Ces neveux du président tunisien Ben Ali qui embarrassent la justice française Empty Ces neveux du président tunisien Ben Ali qui embarrassent la justice française

Message  livaste Mer 30 Sep - 21:00

30 septembre 2009
Ces neveux du président tunisien Ben Ali qui embarrassent la justice française
JUSTICE.

Huit personnes, suspectées d'avoir participé à un trafic de yachts entre la France et la Tunisie, sont jugés ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio. Mais trois prévenus tunisiens, dont deux neveux par alliance du président Ben Ali, ne sont pas là. Le parquet a demandé mercredi au tribunal de disjoindre les poursuites contre eux, en attendant un hypothétique procès dans leur pays. D'où la colère des autres parties. Lire la suite


Dès l'ouverture du procès, mercredi, le procureur de la République d'Ajaccio, Thomas Pison, a demandé au tribunal « de prononcer la disjonction des poursuites » contre Imed et Moaz Trabelsi, neveux par alliance de Zine El Abidine Ben Ali, et d'un troisième Tunisien, Nouhel El Afid, et de « prévoir une ordonnance de renvoi à une date relativement lointaine (...) pour que le tribunal d'Ajaccio puisse se prononcer ».

M. Pison s'est notamment appuyé sur une convention judiciaire franco-tunisienne de 1972 qui prévoit que des ressortissants tunisiens soient jugés dans leur pays pour des faits qui y ont été commis.

Cette demande a soulevé de vives protestations des avocats des huit autres prévenus, tous présents à l'audience, qui ont souligné que le parquet avait bien demandé le renvoi de onze prévenus.

« Il aurait été plus simple de citer tout le monde et de juger par défaut les Trabelsi qui font l'objet d'un mandat d'arrêt international qui est toujours pendant », a estimé Me Antoine Sollacaro.

Il a accusé le président Ben Ali de « faire pression sur le parquet français », alors que selon lui, « les Trabelsi sont bien les commanditaires » du vol de trois yachts au Lavandou (Var), à Cannes (Alpes-Maritimes) et à Bonifacio (Corse-du-Sud), en 2005 et 2006.

« Comment disjoindre puisqu'ils ne comparaissent pas ? », s'est insurgé Me Jean-Michel Mariaggi, qualifiant la demande du parquet « d'ultime pantomime d'une institution judiciaire bafouée ».

L'affaire avait éclaté avec le vol, en mai 2006, du yacht d'un ancien président de la banque privée Lazard, Bruno Roger, à Bonifacio.

Une enquête privée menée par les assureurs du navire avait permis de le retrouver, maquillé et repeint, dans le port de Sidi Bou Saïd, une banlieue huppée du Nord de Tunis. Le « Beru Ma » avait été discrètement restitué à son propriétaire, un proche de Jacques Chirac.

L'enquête judiciaire a ensuite permis d'établir que ce vol était lié à ceux de deux autres navires de luxe à Cannes et au Lavandou.

Une dizaine de personnes avaient été interpellées.


Cinq des huit prévenus ont été condamnés mercredi à des peines de prison ferme.

Le seul d'entre eux déjà emprisonné, Omar Khelil, a été condamné à deux ans de détention.

La même peine a été infligée à Azzedine Kelaiaia et Cédric Sermand, ainsi que Xavier Rico, mais avec un sursis d'un an.

Olivier Buffe a été condamné à un an ferme.

Les autres prévenus se sont vus infliger des peines avec sursis de douze mois pour Sauveur Almenza et de six mois pour Christophe De Almeida et Farid Chiha.



Le procureur avait requis quatre ans de prison et le maintien en détention contre Omar Khelil, présenté comme l'intermédiaire des neveux par alliance du président Ben Ali, pour le vol d'un premier navire, le Sando, au Lavandou, en 2005.

Trois ans ferme avaient été requis contre Azzedine Kelaiaia et Cédric Sermand, le premier comme intermédiaire et le second comme voleur du Sando, puis de deux autres navires de luxe, le Blue Dolphin 4, à Cannes, et le Beru Ma, à Bonifacio, en 2006.

Des peines de deux ans ferme avaient été demandées contre deux autres prévenus présentés comme voleurs des navires, Olivier Buffe et Xavier Rico.

Le procureur avait enfin demandé 18 mois avec sursis contre Christophe De Almeida, Sauveur Almanza et Farid Chiha, pour complicité. (AFP)

Il ne faut pas offenser un chef d'état, qu'importe si sa famille opère des razzias !

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Message  livaste Mer 30 Sep - 21:03

Ajaccio
Un procès en l'absence des "commanditaires"


Paru aujourd'hui, mercredi 30 septembre 2009 0 commentaire(s)

Dans quelques années l'affaire des yachts volés en Méditerranée fera sans doute un très bon scénario de film policier. Tous les ingrédients y sont. Les bateaux de luxe, les paysages enchanteurs, des malfrats côtoyant une jet-set (plutôt bling-bling) de pays émergents et des relations internationales entre la France et l'un de ses anciens protectorats qui demeurent quelque peu délicates.

L'affaire démarre le 5 mai 2006 par le vol, sur le port de Bonifacio, du Beru Ma. L'affaire n'est pas inédite en Méditerranée. Mais il semble que, cette fois, les malfaiteurs ont fait une erreur de cible. Le bateau appartient à Bruno Roger, cogérant de la banque d'affaires Lazard, ami de Jacques Chirac (alors président de la République) et proche de Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'Intérieur). Et tandis que la gendarmerie débute ses investigations, une deuxième enquête, parallèle, est en cours, menée par le détective de la société Generali, assureur du yacht.

Très peu de temps après les faits, le périple du navire est retracé. Le bateau est retrouvé par ce détective dans le port de Sidi Bou Saïd, en Tunisie, grossièrement maquillé après une escale en Sardaigne. Surprise, deux autres unités sont découvertes au même moment : Le Dolphin IV dérobé dans le port de Cannes et le Sedo, escamoté au Lavandou.

Deuxième surprise, le Beru Ma appartient désormais à Imed Trabelsi (neveu par alliance du président tunisien Ben Ali). En fait toutes les pistes convergent vers les deux frères Imed et Moez Trabelsi.

Mais tandis que le Beru Ma (et lui seul) est restitué à son propriétaire, s'engage une bataille diplomatico-judiciaire qui ne trouvera, semble-t-il, pas d'épilogue aujourd'hui.

Disjonction prévue

Après divers échanges entre les juges français et tunisiens et quelques chausse-trappes procédurales, le juge Jean-Bastien Risson finit par se rendre en Tunisie pour signifier leur mise en examen aux neveux du président Ben Ali.

Cependant on sait déjà que l'on s'achemine vers une disjonction de leur cas. Sur les neuf autres prévenus, huit devraient comparaître ce matin, le neuvième, habitant la Tunisie, devrait faire l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Le 21 août dernier, alors que le procès devait se tenir à Ajaccio, les avocats de la défense étaient tous montés au créneau, refusant que les « lampistes » subissent les foudres de la justice alors que les « commanditaires » n'étaient pas inquiétés.

Il y a un mois déjà le bâtonnier Antoine Sollacaro avait qualifié ce procès de « grand Barnum » et Me Jean-Michel Mariaggi s'insurgeait contre « un monument d'hypocrisie judiciaire ».

Le ton est donné et même si le procureur Thomas Pison précise que la disjonction n'empêchera pas que l'on juge les frères Trabelsi ultérieurement, il semble d'ores et déjà clair que les débats seront enflammés.
Isabelle Luccioni

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Message  Invité Jeu 1 Oct - 8:21

Quand j'étais à Sfax l'en dernier j'ai été impressionnée , choquée de voir le portrait du président Ben Ali partout tous les deux mètres (taille des affiches obligent sinon , ça aurait été à tous les 1 mètre) ....il semble que sa femme a des frères très influents dans tous les domaines ...politique , commerciaux , ... et qu'elle fait finalement la loi par le biais de son président de mari . Une forme de famili-mafia interne .Tous les tunisiens et franco-tunisiens que j'ai rencontré m'ont tous parlé de cette femme(surtout ses frères) très influente .

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Message  Invité Mar 6 Oct - 9:39

Cette histoire est tout bonnement hallucinante...Et là la France a le cul entre deux chaises, celui de la Justice, et celui des relations avec le Bon Ali, qui tiennent tout particulièrement à coeur à Sarkozy depuis son UPM.

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Message  Invité Mar 6 Oct - 14:00

je crois que Ben Ali est lui-même prisonnier de sa belle-famille .... Laughing

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