Sarkozy fait de l'assistanat un thème de 2012

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Sarkozy fait de l'assistanat un thème de 2012

Message  Bassai Dai le Ven 13 Mai - 19:17

En ouvrant une brèche sur le RSA, Laurent Wauquiez a levé un tabou sur le régime des prestations sociales.

Tout ça pour ça ! Un grand pavé dans la mare lancé par Laurent Wauquiez déclenche un charivari, suivi d'un double recadrage, primo-ministériel et présidentiel. Mais quelques jours plus tard, on entend un tout autre son de cloche. François Fillon a critiqué Laurent Wauquiez sur «la forme», mais il a reconnu qu'il fallait «corriger» le RSA. Et Roselyne Bachelot, qui a dénoncé lundi des «propos de comptoir» dans la bouche de son collègue du gouvernement, n'a fait que valider, en termes certes plus mesurés, le diagnostic partagé par tous les experts gouvernementaux : le RSA ne marche pas.

«Ce système n'est pas parfait et il faut l'améliorer. C'est un système horriblement complexe. Il faut le simplifier», a déclaré la ministre des Solidarités. Le ministre des Affaires européennes a crevé l'abcès. L'initiative est cavalière mais très sarkozyste dans l'esprit : susciter un débat sur un sujet clivant qui sera désormais au cœur de la présidentielle.

Depuis que l'Élysée prépare le bilan de ce quinquennat, le RSA est un sujet d'embarras, même si la plaquette publiée par la présidence de la République pour le quatrième anniversaire le classe au nombre des réformes réussies. Faut-il en faire l'éloge pour montrer que le gouvernement peut se targuer d'un vrai bilan social ? Ce serait courir le risque d'exaspérer son électorat qui est à cran sur tous les sujets d'assistanat. Faut-il le critiquer, en pointant ses insuffisances ?

Crise oblige, le RSA n'est pas monté en puissance. Les départements ont eu beaucoup de mal, dans leur ensemble, à le mettre en place. Le bilan est donc décevant. Et Nicolas Sarkozy, qui avait donné carte blanche à Martin Hirsch, en est revenu des promesses de l'ancien haut-commissaire aux Solidarités.
Une «déception»

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy lui-même reconnaissait devant quelques invités du soir que le RSA est une «déception» parce qu'il «ne remplit pas la fonction» pour laquelle il a été conçu. Plusieurs collaborateurs élyséens constatent d'ailleurs, depuis plusieurs jours, que le RSA est «un mauvais système». Même Jean Castex, le secrétaire général adjoint chargé des questions sociales, a glissé devant plusieurs élus que le «RSA ne corrige pas le RMI mais l'amplifie». Il aime citer l'exemple des grandes surfaces qui n'embauchent plus qu'à temps partiel parce que cela rend les salariés éligibles au RSA. «Du coup, les employeurs ont intérêt à ne payer que des activités partielles», constate Castex. C'est dire que Wauquiez disposait de certains soutiens lorsqu'il a ouvert une brèche sur ce sujet.

Désormais, chacun a compris que l'assistanat en général, et le RSA en particulier, devait entrer dans le débat de l'élection présidentielle. Qu'il s'agisse des aides locales, de l'aide personnalisée au logement, de la prime pour l'emploi ou de l'indemnisation du chômage - de loin la plus généreuse d'Europe, notamment pour les cadres -, ces prestations seront l'objet d'une évaluation. D'abord lors du débat organisé à ce sujet par l'UMP le 8 juin. Puis lors des conclusions de la mission de Marc-Philippe Daubresse sur le RSA.

«Nous avons deux solutions. Ou nous faisons comme 80 % des pays qui nous entourent, c'est-à-dire rien, car les allocations sociales généralisées sont la seule vraie spécificité française. Ou bien on bascule d'un système d'aide à un système de prestation
, c'est-à-dire des aides en échange de contreparties. Seule la seconde solution paraît praticable», confiait il y a peu au Figaro un proche conseiller du chef de l'État. L'Élysée, qui pense bien sûr au débat de 2012, réfléchit à différentes pistes. Par exemple, l'idée d'une «aide sociale dégressive en fonction de la croissance économique», poursuit ce conseiller .

Mais un autre proche du chef de l'État préconise quant à lui «une lutte féroce contre les abus», sans remise en question de l'ensemble du système, au nom de la cohésion nationale.

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/13/01002-20110513ARTFIG00632-sarkozy-fait-de-l-assistanat-un-theme-de-2012.php

Il faut en finir avec toutes ces aides sociales qui gangrène le pays et fabrique des assistés .
Il faut cesser une bonne fois pour toutes de distribuer de l'argent n'importe comment .
Remettons le Travail à l'honneur .
Il y aura toujours du travail pour quelqu'un qui veut VRAIMENT travailler .
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Re: Sarkozy fait de l'assistanat un thème de 2012

Message  Jeanclaude le Sam 14 Mai - 6:47

Lieutenant Hardcock a écrit:

Il faut en finir avec toutes ces aides sociales qui gangrène le pays et fabrique des assistés .
Il faut cesser une bonne fois pour toutes de distribuer de l'argent n'importe comment .
Remettons le Travail à l'honneur .
Il y aura toujours du travail pour quelqu'un qui veut VRAIMENT travailler .

Tu as complètement raison et je trouve indigne pour la France d'avoir dans ses rangs plus de 5 millions de fainéants et 7 millions d'assistés ... allez ouste tous au boulot ( si vous en trouvez en France, sinon il y a la Chine et les asiatiques ! ) ) ! clown

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