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Le Soudan s'embrase... dans l'indifférence internationale

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Message  livaste Jeu 9 Juin - 22:53

Le Soudan s'embrase... dans l'indifférence internationale
Par Fabrice Aubert , le 09 juin 2011 à 16h56 , mis à jour le 09 juin 2011 à 18h10

Alors que l'indépendance effective du Sud approche (elle aura lieu le 9 juillet), les violences se multiplient et laissent craindre une nouvelle guerre. L'Onu parle de 1.500 morts depuis le début de l'année. Le point de la situation avec TF1 News.



En début d'année, le Sud du pays, à majorité chrétienne, a approuvé par référendum son indépendance vis-à-vis du Nord, plutôt musulman. Le scrutin, pacifique, découlait des accords de paix de 2005, qui avaient mis fin à une guerre civile de plus de vingt ans.
L'indépendance sera effective le 9 juillet. Le nouveau pays, qui pourrait s'appeler simplement Sud-Soudan, aura pour capitale Juba.

Comment va s'effectuer le partage du pays ?
Sur le plan géographique, le Sud-Soudan représentera environ 1/3 du Soudan. Ce partage fera perdre au Soudan son titre de "plus grand pays d'Afrique", au bénéfice de l'Algérie.

Sur le plan des ressources, l'accord de 2005 prévoit un partage grosso modo à égalité entre le Nord et le Sud des revenus pétroliers tirés des puits situés au Sud (70% environ des réserves pétrolières du pays, évaluées à six milliards de barils, se trouvent en effet au Sud). En théorie, cet arrangement doit être maintenu en raison du contrôle exercé par le Nord sur les infrastructures, tout au moins pour une période de transition durant laquelle la part de Khartoum irait diminuant.

Y a-t-il des zones contestées ?
Oui. Il s'agit notamment de la région pétrolifère d'Abyeï, à cheval entre le Nord et le Sud. Sans surprise, les deux pays la revendiquent. C'est le contentieux le plus lourd.

Des violences découlent-elles de la situation politique ?
Oui. Affirmant alors répondre à un assaut contre ses hommes, l'armée du Nord a notamment pris le contrôle d'Abyeï fin mai. Selon l'Onu, des viols et des meurtres auraient été commis lors de l'attaque. Conséquence : près de 100.000 sudistes ont fui la région, compliquant la tâche des autorités du Sud et des organisations humanitaires qui les aident. Action contre la Faim dit notamment "craindre une crise grande ampleur" dans le secteur. Sans surprise, Karthoum dément toute exaction.

Plus globalement, l'Onu, dont les Casques bleus sont débordés, rapporte que des heurts touchent quasiment les dix Etats du Sud depuis le référendum. Là, ils mettent aux prises l'armée du Sud à des groupes tribaux ou milices rebelles, téléguidés ou non par le Nord. Sporadiques cet hiver, les affrontements sont désormais très réguliers. Outre une centaine de victimes à Abyeï, les Nations unies avancent le chiffre de plus de 1.500 morts depuis le début de l'année.

Comment évolue la situation à l'approche de l'indépendance ?
Elle empire de jour en jour. Des combats opposant l'armée du Nord à des milices du Sud se multiplient, dans le Sud, mais aussi désormais dans les Etats frontaliers du Nord. Depuis samedi, c'est notamment le cas dans l'Etat nordiste du Sud-Korfodan. Face aux accusations du régime d'Omar el-Béchir, le président soudanais, les dirigeants politiques sudistes minimisent leurs liens avec les milices se réclamant d'eux. L'Onu a quant à elle été contrainte d'arrêter temporairement ses activités. Pendant ce temps, les accrochages perdurent dans le Sud.

Quelle est la réaction de la communauté internationale ?
Pour l'instant, elle est plus que limitée et surtout verbale. Certes, le Conseil de sécurité a qualifié la semaine dernière la prise d'Abyeï par les troupes du Nord de "violation grave" de l'accord de paix et appelé "les forces armées soudanaises à mettre un terme immédiat à l'ensemble des pillages, incendies et déplacements forcés de population". Certes, les Etats-Unis ont appelé mercredi soir à la fin "immédiate" des violences au Sud-Kordofan. Mais, en l'absence de toute sanction, ces paroles n'ont aucun effet.

La situation est-elle calme au Darfour ?
Pas du tout. Alors que la situation au Sud-Soudan a éclipsé celle de cette région rebelle, les problèmes y demeurent. Selon la Cour pénale internationale, "les crimes contre l'humanité et le génocide continuent sans répit". Luis Moreno-Ocampo, le procureur, accuse personnellement Omar el-Béchir, déjà inculpé mais qui ne reconnaît pas l'autorité de la CPI, d'en être toujours le responsable.


Par Fabrice Aubert le 09 juin 2011 à 16:56

Dans l'indifférence internationale ??

Peut être , mais faut avouer que le peu de pays qui ne sont pas ( encore ) au bord de la guerre civile ou etnique , ne pourront pas être sur tous les fronts !!!

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