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Le Sud-Soudan en marche vers la sécession

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Le Sud-Soudan en marche vers la sécession Empty Le Sud-Soudan en marche vers la sécession

Message  livaste Dim 9 Jan - 16:01

Le Sud-Soudan en marche vers la sécession
Par TF1 News, le 09 janvier 2011 à 06h00, mis à jour le 08 janvier 2011 à 16:04

Le référendum qui s'ouvre ce dimanche au Soudan, et dont les opérations de vote sont prévues pour durer jusqu'au 15 janvier, devrait voir la victoire des partisans d'une partition entre le Nord musulman et le Sud chrétien. Début d'une ère de grandes incertitudes pour le Soudan.


Le Sud-Soudan est en effervescence alors que ce dimanche marque la date du référendum sur son indépendance. Un scrutin placé sous haute surveillance, qui pourrait mener à la partition du plus vaste pays d'Afrique entre le Nord musulman et le Sud chrétien. Mais, signe d'une situation toujours précaire, l'Armée populaire de libération du Soudan, les ex-rebelles sudistes à la tête de l'armée de la région semi-autonome du Sud-Soudan, a été samedi la cible d'une attaque faisant plusieurs morts dans une zone pétrolière.

Les Etats-Unis, qui mettent tout leur poids pour la réussite du référendum, ont envoyé au Soudan le sénateur John Kerry et l'émissaire spécial de la Maison Blanche Scott Gration. Les Sud-Soudanais doivent choisir, lors du vote s'étalant jusqu'au 15 janvier, entre le maintien de l'unité avec le Soudan ou la sécession de leur vaste région sous-développée. La victoire de l'option indépendantiste ne fait plus aucun doute, même pour les responsables du Nord, les seules inconnues étant la participation et le respect des normes démocratiques. Selon la loi référendaire, au moins 60% des quelque quatre millions d'électeurs doivent voter pour que le résultat soit valide. Les responsables ont exhorté la population à se rendre aux urnes dès les deux premiers jours. L'Etat du Sud-Soudan, en cas de partition, devrait voir officiellement le jour le 9 juillet sous une appellation qui reste à définir et au terme de négociations qui s'annoncent particulièrement ardues. Des négociations qui devront régler nombre de questions cruciales.

LA MANNE PÉTROLIÈRE

L'accord de 2005 prévoyait un partage grosso modo à égalité entre le Nord et le Sud des revenus pétroliers tirés des puits situés au Sud. On s'attend à ce que cet arrangement soit maintenu en raison du contrôle exercé par le Nord sur les infrastructures, tout au moins pour une période de transition durant laquelle la part de Khartoum irait diminuant. Cette formule devrait permettre d'amortir tout choc immédiat pour l'économie du Nord, frappée déjà par une pénurie de devises étrangères et une forte inflation. A long terme toutefois, le Sud aura besoin de revenus supplémentaires pour bâtir des infrastructures, aujourd'hui inexistantes, et reconstruire un territoire ravagé par la guerre civile - ce qui signifie que l'économie du Nord devra se diversifier par rapport à l'or noir. On estime que 70% environ des réserves pétrolières du Soudan, évaluées à six milliards de barils, se trouvent au Sud. Khartoum a, certes, accordé des concessions pétrolières dans le Nord qui permettront d'augmenter sa production de brut mais les premiers fruits ne devraient pas être visibles avant cinq ans.

GUERRE OU PAIX ?

Les durs, au Nord comme au Sud, se livrent à une guerre des mots et des accrochages ont eu lieu sur le terrain. Mais des deux côtés de la frontière, les dirigeants sont rapidement intervenus pour empêcher tout dérapage majeur. Le Nord comme le Sud savent qu'un nouveau conflit ne servirait pas leurs intérêts compte tenu des liens inextricables des économies des deux futurs Etats. S'agissant de la région pétrolifère d'Abyeï, à cheval entre le Nord et le Sud et que revendiquent les deux parties, l'impasse demeure. Mais une solution devrait être trouvée dans le cadre d'un futur accord à négocier après le 9 janvier. Certains analystes occidentaux n'écartent pas complètement l'hypothèse selon laquelle Khartoum déclencherait une guerre pour faire oublier ses déboires économiques. La vaste majorité des analystes soudanais pensent cependant que le Nord éprouverait les plus grandes difficultés à lever et à financer une armée pour un conflit que les deux protagonistes auraient de toutes façons le plus grand mal à gagner.

LE SORT DES SUDISTES VIVANT AU NORD

Ils sont environ deux millions, dont 150.000 devraient migrer au Sud d'ici le 9 juillet. Bon nombre d'entre eux, nés, élevés dans le Nord où ils travaillent et ont parfois épousé des nordistes souhaiteront rester. Mais les propos tenus par certains hauts responsables nordistes affirmant qu'ils ne seraient plus les bienvenus ont suscité la crainte chez eux de devoir partir. Toute expulsion massive pourrait dégénérer en violence et isolerait un peu plus Khartoum sur la scène internationale en risquant de s'aliéner notamment le soutien de l'Union africaine.

QUID DU DARFOUR ?

Les rebelles de cette province occidentale du Soudan ont compris que leur position sortirait renforcée de l'après-9 janvier, avec un gouvernement central de Khartoum affaibli par une partition du Sud. Ils pourraient même emboîter le pas au Sud-Soudan en demandant l'autodétermination d'une vaste région semi-désertique qui a été ces dernières années le théâtre d'exactions à grande échelle. Les analystes croient que le Sud pourrait aider les insurgés darfouris dans l'hypothèse où Khartoum soutiendrait des milices au Sud, plongeant le Darfour dans une guerre par procuration. En tout état de cause, le conflit au Darfour devrait se poursuivre pendant encore des années à un niveau de faible intensité.

UN NORD ENCORE PLUS ISOLÉ ?

Le Darfour deviendra le principal sujet de préoccupation de Khartoum en raison des poursuites engagées par la Cour pénale internationale contre le président Omar el Béchir pour crimes de guerre et génocide. Le projet d'Omar el Béchir d'appliquer intégralement la charia au Nord risque de lui aliéner des soutiens à l'étranger, tout comme les liens étroits noués par Khartoum avec l'Iran, qui préoccupent les chancelleries occidentales.

Par TF1 News le 09 janvier 2011 à 06:00

La cohabitation entre les 2 religions semble impossible en Afrique , alors quid en Europe ?

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