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Meurtre à Grenoble : Sarkozy réclame une réforme de l'hospitalisation psychiatrique

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Meurtre à Grenoble : Sarkozy réclame une réforme de l'hospitalisation psychiatrique Empty Meurtre à Grenoble : Sarkozy réclame une réforme de l'hospitalisation psychiatrique

Message  livaste Ven 14 Nov - 11:47

Publié le 13/11/2008 à 07:43 - Modifié le 14/11/2008 à 08:49 Le Point.fr


lepoint.fr (avec agence)



Un étudiant de 26 ans, poignardé mercredi matin dans le centre de Grenoble par un homme échappé d'un hôpital psychiatrique, est mort dans la soirée ©

FREDERIQUE VERHAEGHE / MAXPPP

C'est un fait divers pris très au sérieux par le sommet de l'État. Nicolas Sarkozy a demandé jeudi à Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, et Roselyne Bachelot de lancer une réforme de l'hospitalisation psychiatrique, après la mort d'un étudiant poignardé mercredi par un homme échappé d'un hôpital à Grenoble. Cette réforme devra permettre, selon un communiqué publié par la présidence, de "mieux encadrer les sorties des établissements", d'"améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui, dans le cadre notamment de la création d'un fichier national des hospitalisations d'office", et de "clarifier le partage des compétences administratives dans le pilotage de ces dossiers".

Jeudi après-midi, le président avait réuni les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé afin de faire "le point sur les circonstances exactes du meurtre" de l'étudiant, et d'"examiner toutes les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel drame se reproduise". Lors de cette réunion, Nicolas Sarkozy et ses trois ministres ont également décidé le lancement d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales "qui rendra ses conclusions dans les soixante-douze heures". "Cette mission aura pour objectif principal de déterminer les responsabilités de ce drame dans la perspective de sanctions éventuelles", conclut le communiqué de la présidence.


La victime, un chercheur de 26 ans dans une école d'ingénieurs, est morte mercredi soir quelques heures après avoir été poignardée dans le centre de Grenoble par un homme qui s'était échappé de l'établissement psychiatrique de Saint-Égrève. Cet hôpital a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête "interne" sur les circonstances de la sortie du patient, qui a été mis en chambre d'isolement après son interpellation.


Un schizophrène âgé de 56 ans


Âgé de 56 ans, l'agresseur avait en effet déjà commis trois agressions du même type dans le passé.
Mercredi, il était en promenade dans la cour de l'hôpital où il disposait d'un accès libre au parc, lorsqu'il a fugué. Il a ensuite pris un bus pour Grenoble, acheté un couteau et poignardé l'étudiant en sortant du magasin d'une rue commerçante. Ce déséquilibré, qui souffrirait de schizophrénie et "entendrait des voix", n'inquiétait pourtant pas l'hôpital récemment. "Rien, en ce qui concerne l'équipe médicale, qui a observé ce patient ces derniers temps, ne laissait présager qu'il allait commettre des actes de la nature de ceux qui lui sont reprochés aujourd'hui. Dans les derniers mois, il n'avait pas eu de comportement tel qu'il justifiait d'être admis en unité pour malade difficile (UMD), a déclaré le directeur de l'hôpital, Michel Gellion, mercredi soir sur RTL, peu avant le décès de la victime.

"L'équipe médicale estimait qu'il y avait nécessité de le réhabiliter dans le sens où il faut le réhabituer à vivre dans la cité", a-t-il poursuivi, indiquant que mercredi, il n'avait pas d'autorisation de sortie mais les prochains jours, les médecins comptaient lui accorder des "sorties d'essai". "La dangerosité est un critère qui n'est pas facile à prendre en compte par l'équipe médicale. Il est surtout difficile de mesurer la progressivité de la guérison que l'on peut espérer", a encore précisé le directeur.


Pour l'heure, l'équipe médicale de l'hôpital doit décider si elle demande l'admission du déséquilibré en unité pour malades difficiles ou pas. Le parquet de Grenoble a ainsi pris contact avec les médecins-psychiatres de Saint-Égrève pour vérifier si l'agresseur présumé est en mesure d'être entendu, et a demandé une expertise sur son état mental afin de déterminer s'il peut ou non être jugé.

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