Le document choc qui inquiète le PS du Pas-de-Calais

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Le document choc qui inquiète le PS du Pas-de-Calais

Message  livaste le Dim 4 Nov - 19:38

Le document choc qui inquiète le PS du Pas-de-Calais
Mots clés : PS, Hénin-Beaumont, Pas-De-Calais, Gérard Dalongeville

Par Laurence De Charette
Mis à jour le 04/11/2012 à 19:34 | publié le 04/11/2012 à 18:32

Gérard Dalongeville, ancien maire PS d'Hénin-Beaumont , est soupçonné de détournements de fonds publics. C



Le réquisitoire du parquet de Béthune dans l'affaire Dalongeville éclabousse plusieurs personnalités du parti.


Il a emprunté, quelques années après eux, le même passage souterrain que Bernard Tapie et Jacques Mellick aux pires heures de leurs démêlés judiciaires passés. Ce jour de décembre 2010, Gérard Dalongeville, ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, dont le nom, longtemps resté inconnu du grand public, devrait désormais durablement marquer le Parti socialiste, est passé directement, sous terre, du cabinet du juge à la maison d'arrêt de Béthune située à quelques centaines de mètres de là, pour échapper aux photographes alléchés par le parfum de scandale. À travers la chute de l'élu venait de surgir, en germe, l'épineux dossier de la fédération PS du Pas-de-Calais.

Dans le sévère réquisitoire que vient de conclure le parquet de Béthune, dont Le Figaro a pris connaissance, le procureur met à nu le fonctionnement délirant d'une mairie dans laquelle les fausses factures, les commissions et surfacturations se ramassent à la pelle. Il demande le renvoi en correctionnelle de 21 personnes, dont le maire, pour lequel la liste des charges occupe à elle seule pas moins de six pages - faux, usage de faux, détournement de fonds publics, nombreuses factures supportées indûment par la commune.

Mais il implique également lourdement plusieurs personnalités PS du Pas-de-Calais, détaillant les troubles liens d'affaires qu'entretenaient entre eux ces acteurs politiques… Ainsi de Claude Chopin, cheville ouvrière de la mairie, un homme qui a vu défiler plusieurs édiles sous son règne à Hénin-Beaumont, et de Jean-Claude Bouche, fournisseur de la mairie mais aussi socialiste impliqué de longue date dans la vie locale.

Voyages en avion privé
Le document fait aussi apparaître noir sur blanc«un climat mafieux», écrit le parquet, entretenu par un sulfureux personnage venu se greffer dans le Pas-de-Calais. L'homme, apporteur d'affaires à la mairie, qui extorque régulièrement des dizaines de milliers d'euros à ses interlocuteurs, porte l'improbable patronyme de Guy Mollet (sans lien avec la famille de l'ancien dirigeant de la SFIO).

Le réquisitoire égrène les contrats passés avec la mairie dont les enquêteurs remettent régulièrement en cause les conditions, l'effectivité ou, dans le meilleur des cas, l'utilité - la juge d'instruction a estimé de 900 000 à 4 millions d'euros les sommes litigieuses. Il y a ces voyages en avion privé, ou ces multiples marchés passés avec des entreprises toujours désireuses d'acquérir au prix fort de pleines pages de publicité dans le Journal du pays.

L'une d'entre elles - une société belge - parvient même à facturer à la mairie des services en lien avec le journal, avant même d'être créée. Un détail, quasiment, au regard des manipulations comptables hors normes et faux en quantité impressionnante que découvrent les enquêteurs.

Se soustraire au Code des marchés publics

De façon quasi systématique, les marchés sont «saucissonnés», une technique classique qui consiste à subdiviser le montant des commandes afin de se soustraire au Code des marchés publics. Les contrats de surveillance («surveiller les pissenlits revenait cher», ironise un conseiller municipal auditionné), celui du nettoyage, les illuminations de Noël, l'éclairage… tout y passe. Les factures antidatées sont si fréquentes que les personnes interrogées par les enquêteurs ne prennent souvent plus la peine de les nier.

Car l'essentiel ne se situe sans doute pas là. Si la lecture du réquisitoire semble démontrer que la mairie d'Hénin-Beaumont avait pris le pli de choisir les fournisseurs les plus généreux, elle ne permet pas d'identifier clairement ni l'ensemble des décisionnaires ni, surtout, les bénéficiaires de cette éventuelle corruption. Pour sa défense, l'ancien maire renvoie vers ses services et essentiellement sur son premier adjoint Claude Chopin, de fait signataire de nombreuses factures. Même lorsqu'il a lui-même paraphé, le maire explique ne pas avoir été informé. Manifestement, il n'a pas convaincu le parquet.

Mais pour les magistrats qui le jugeront en correctionnelle, il affûte d'autres arguments: il entend combler les creux de l'enquête - par exemple, mettre en lumière ces mystérieux voyages au Luxembourg. Offrir une grille de lecture qui permettrait de tracer les fils qui partaient, selon lui, de sa mairie vers sa fédération. Ceux que cherchent à établir, actuellement, les enquêteurs lillois qui travaillent sur quatre enquêtes préliminaires touchant des hommes de la fédération de Pas-de-Calais.

Par Laurence De Charette



Parions que personne n'était au courant dans les hautes sphères du PS et surtout pas le secrétaire général de l'époque.
D'ailleurs un socialiste ne peut pas être coupable, les coupables sont toujours de droite.


C'est quand même curieux de ne pas "entendre" les cris des tribuns du PS pour hurler au scandale !!!!! Dire que ce n'est que de la calomnie etc ........
Et qu'en pense notre chef de file du PS tout nouveau et tout neuf !!!! Je l'ai connu beaucoup plus vindicatif dans certaines autres affaires !!!!
Mais c'est dans la continuité du parti .....


HOLLANDE qui avait annoncé un gouvernement avec des ministres irréprochables a désigné des ministres qui ont été condamnés.il faut bien donner une seconde chance ...il pourra dans un prochain remaniement choisir ces personages comme ministres.


Mais non , mais non , les socialistes sont des purs , au PS il n'y a que des curés laïques .................... Amen !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il n'y a des pourris qu'à droite ....................



Ce parti, dont la morale irréprochable lui permet de faire la leçon aux autres, est en place pour ruiner ce pays.


Tout cela est "Normal" au pays de la normalité ..... socialiste !!! Une affaire bien opaque, bien saucissonnée. Et c'est le parquet qui va se faire taper sur les doigts sans aucun doute !! Encore un Procureur qui va déménager !!!!!!!!!


Enfin ça ressort !

" Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire""

Il n' était pas au courant ?

Et l' inculpation de Guérini, l' ex patron de la 2eme plus grosse fédération socialiste à Marseille ....pas au courant non plus ?

Et ça vient parler des valeurs du PS !




et oui , dommage que la justice soit si lente et condoléances a ceux qui ont voté et réélu le même orchestre ....BON COURRAGE !!



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Re: Le document choc qui inquiète le PS du Pas-de-Calais

Message  livaste le Dim 4 Nov - 19:40

J'ai écouté , rien , pas un président de gauche , pas un ministre pour s'offusquer !
Etrange , sont ils devenus sourds ?
Que sont devenus les donneurs de leçons ?


Le dicton populaire dit " qui ne dit mot consent " !

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Re: Le document choc qui inquiète le PS du Pas-de-Calais

Message  livaste le Dim 4 Nov - 19:45

Les étranges habitudes de la fédération PS du Pas-de-Calais

Mots clés : PS, Financements Occultes, Chambre Régionale Des Comptes, Hénin-Beaumont, Pas-De-Calais, Frédéric Sawicki, Gérard Dallongeville, Jacques Mellick

Par Laurence De Charette
Mis à jour le 18/12/2011 à 18:22 | publié le 16/12/2011 à 21:15


La fédération socialiste du département est visée par quatre enquêtes préliminaires. La justice traque de possibles détournements de fonds
et va jusqu'à soupçonner un système de financements occulte.


Tout a commencé par de petits dessins. Des graphiques sibyllins tracés de la main du maire d'Hénin-Beaumont. Depuis sa cellule, Gérard Dallongeville, soupçonné de détournements de fonds, après que les policiers eurent découvert 13 000 euros en grosses coupures dans son bureau, se décide, au bout d'un an de procédure, à ne pas tomber seul. Alors il entame une correspondance avec «sa» juge. Il lui raconte: les dessous-de-table, les fausses factures, l'argent liquide… Mais Véronique Pair, qui a déjà mis une vingtaine de personnes en examen dans le dossier, n'ignore déjà plus grand-chose des pratiques de cette mairie corrompue, où le racket des entreprises était monnaie courante. Le plus intéressant est ailleurs. Les schémas dont l'édile ponctue ses courriers désignent le PS. Le maire déchu décrit, dans le détail, mais sans preuve formelle, un système de financement occulte de son parti, impliquant la région.

L'affaire prend alors une autre dimension. Elle dépasse largement le cadre d'Hénin-Beaumont et de son maire. Une autre enquête est ouverte, conduite à Lille par les services spécialisés dans les affaires économiques et financières. Les magistrats vont pouvoir se faire une vision d'ensemble: ils sont également saisis de trois autres enquêtes sur des dossiers voisins. La Chambre régionale des comptes a alerté la justice, coup sur coup, à trois reprises, des errements qu'elle a constatés dans les organismes gérés par les élus. «Il y a au moins un point commun à ces quatre dossiers, explique une source proche du dossier, c'est Kucheida.»

Jean-Pierre Kucheida, 68 ans, truculent patron de la «fédé 62», est l'homme qui règne sur le bassin minier depuis près de trente ans. Un baron local du Parti socialiste, qui pèse lourd au niveau national: avec ses 13 000 à 14 000 adhérents, la fédération du Pas-de-Calais est à même de faire et défaire une majorité dans les congrès. Le député maire de Liévin, élu au premier tour dans sa ville, est respecté sur ses terres, et ménagé à Solferino, qui a longtemps fait la sourde oreille devant les plaintes récemment exprimées par quelques réfractaires.

Naissance d'un mastodonte
C'est dans les années 1970 que se constitue le trio qui va mettre la main sur le Pas-de-Calais: Jean-Pierre Kucheida, Daniel Percheron, actuel président du conseil régional, et Jacques Mellick, ancien maire de Béthune. Les jeunes loups d'alors sont principalement issus des milieux enseignants. Ils arrachent le parti aux mains de Guy Mollet, maire d'Arras. «À cette époque, explique Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris-I, les militants sont envoyés sur le terrain, à la sortie des usines, l'appareil fédéral est relancé, une imprimerie est rénovée pour les tracts, le PS devient vite hégémonique.»

Dans ce contexte, les nouveaux élus comprennent vite tout le parti qu'ils peuvent tirer de la gestion du logement minier. L'économie du charbon se meurt, mais les corons, ces maisons ouvrières qui ont poussé le long des mines, continuent d'abriter des dizaines de milliers de foyers dans la région. Les deux tiers des 70.000 logements sont situés dans le Pas-de-Calais. Le parc minier représente même 30 % du parc total dans beaucoup de communes du département, y compris dans des villes importantes comme Lens ou Liévin.

En 1992, Édith Cresson, premier ministre de François Mitterand, accède à leur demande. Le transfert de propriété ne devient toutefois définitif qu'au moment
de la liquidation des Charbonnages de France. Mais au fil des années, qu'il soit baptisé Sacomi, Epinorpa ou encore Soginorpa, l'organisme en charge de la gestion du logement minier grossit. Un mastodonte désormais contrôlé par la région. Qui compte toujours Jean-Pierre Kucheida dans son organigramme. «Progressivement, on s'est éloigné de l'objet initial, la rénovation et l'entretien des logements, pour développer des activités purement commerciales de construction et de vente. Officiellement, pour dégager de la rentabilité», glisse Frédéric Sawicki.

Or, justement, la rentabilité n'est pas au rendez-vous. Loin s'en faut. La Cour régionale des comptes s'aperçoit même, l'hiver dernier, que les comptes sont déficitaires. Elle s'étonne du recours à des emprunts extrêmement risqués. Au directeur général de l'organisme, qui tente de se réfugier derrière son responsable financier pour expliquer la situation, le contrôleur de la Cour des comptes lâche sèchement: «Je l'ai rencontré… C'est un monsieur d'un certain âge, très gentil, qui semble instruit, mais quant à lui prêter la qualité d'expert financier, je suis réservé, en tout cas je ne lui aurais pas laissé mon argent.» Puis il insiste: «Vous vous êtes comportés comme un joueur de champ de courses.» Inquiète de ces dérapages, la CFDT, syndicat majoritaire, a commandé un audit qui a chiffré, cette année, à 173 millions d'euros les pertes probables.

Mais, aux yeux des élus dirigeants, la rentabilité n'est sans doute pas l'atout essentiel de Soginorpa - son dernier nom. Avec un autre établissement au nom barbare, Adevia, elle constitue une véritable machine de guerre financière, solide base arrière pour le parti dans le bassin minier. C'est du moins ce que soupçonnent les magistrats. Ils s'appuient pour cela sur les pratiques douteuses relevées par la Cour: la Soginorpa ne se conforme pas aux règles de passation des marchés publics et ne choisit pas les entrepreneurs qui affichent les meilleurs prix.

Adevia, société d'économie mixte, acquiert, quant à elle, des terrains à des prix jusqu'à trente fois supérieurs aux estimations des domaines sans justification convaincante. Dans sa correspondance avec la juge d'instruction de Béthune, Gérard Dalongeville explique: «Adevia a un comportement hors normes pour l'achat de terrains et l'aménagement de zones industrielles, commerciales et de logements. Son directeur visite les élus, leur promet financements et soutiens, puis la consultation est lancée et l'attribution revient à Adevia.» À mots à peine couverts, le maire décrit un système de corruption dans lequel les élus attribueraient les marchés aux entreprises «amies», en échange d'un soutien du PS. La justice tente actuellement de faire la lumière.

Factures déplacées

Mais plus l'enquête progresse, plus le dossier s'épaissit.
Lundi dernier, est parvenue sur le bureau du commandant lillois en charge de l'enquête une liste de neuf emplois potentiellement fictifs au sein de la Soginorpa. «Il y a des noms dans les listes d'effectifs correspondant à des personnes que l'on ne voit pas, ou très peu chez nous, affirme Claude Buquet, leader de la CFDT maison. La Soginorpa a toujours servi à caser les amis du parti en attente d'une élection ou d'un rebondissement.»

Du haut de son autorité d'ancien minier, il poursuit: «Je me suis battu auprès des élus pour préserver les corons, mais aujourd'hui, je suis inquiet pour les 900 personnes qui travaillent ici.» Des échanges de mails internes trahissent en tout cas des habitudes suspectes. «Pour ne rien vous cacher, écrit par exemple l'un des gestionnaires à ses équipes en mars 2009, j'ai été sollicité par la mairie au plus au niveau pour le dénommé S. Si rien de rédhibitoire n'empêche son CDD de trois mois, je souhaiterais que notre choix se porte sur cette personne». En juillet 2008, le comptable s'inquiète de certaines factures visiblement déplacées: «La première concerne la location d'un télécopieur dont l'adresse d'installation est le lieu qui correspond au siège de la mairie.»

Mais ce sont les dépenses de Jean-Pierre Kucheida en personne qui lui donnent le plus de fil à retordre, à en croire ses avertissements répétés, plusieurs années consécutives. Morceau choisi: «J'attire votre attention sur le fait qu'il y a un solde non justifié de 1532,91 euros, écrit-il avec une pointe d'ironie, que la fin d'année approche à grands pas et je pense avoir du mal à expliquer aux commissaires aux comptes cette non-justification, ainsi que les dépenses payées aux Émirats arabes unis et les nombreuses factures de parking pour les aéroports parisiens. Pouvons-nous justifier le bien-fondé des déplacements de M. Kucheida en Corse, à Toulouse, la dépense de restaurant du dimanche et les 1,6 kg de poisson du jour sur la facture de la Rascasse, au port de Saint-Florent en Corse». Jean-Pierre Kucheida s'est défendu en plaidant la légèreté.

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