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c'est parti pour l'expo 2010

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Message  livaste Ven 30 Avr - 18:25

L'Expo 2010, un «outil de diplomatie publique»


Par Arnaud de La Grange

30/04/2010 | Mise à jour : 08:16 Réactions (2)

Pékin cible en priorité le «Sud», qu'il soit africain, latino-américain ou asiatique, où son influence ne cesse de croître.

Il y a, dans la plupart des esprits, un clair continuum entre les JO de 2008 et l'Exposition universelle de 2010, deux cérémonies pour un même sacre de la nouvelle puissance chinoise. Ne qualifie-t-on pas, d'ailleurs, les expositions universelles d'«olympiades économiques», ce qui renforce l'idée que l'événement de Shanghaï vient utilement compléter celui, plus politique, de Pékin ? Les consignes venant du «Centre» ont été claires, «il faut une exposition à la hauteur de la Chine», confie Xu Bo, adjoint au commissaire général de l'Exposition. Il reconnaît bien volontiers que l'Expo 2010 est un «outil de diplomatie publique». En d'autres termes, un instrument glamour de ce fameux «soft power» à la chinoise.

Paradoxalement, ces deux événements de festive communion internationale interviennent alors «qu'au sein des opinions démocratiques des grands pays développés, la Chine n'a jamais eu une aussi mauvaise image, du moins depuis trente ans», comme le constate François Godement, directeur d'Asia Centre. Et finalement, l'Expo 2010 apparaît surtout comme une allégorie de ce soft power chinois, qui n'a pour l'heure de réelle résonance que chez les Chinois eux-mêmes et les pays en voie de développement. Ce dernier volet étant d'ailleurs loin d'être négligeable. «La plus grande partie de la rhétorique chinoise, qu'il s'agisse du discours sur le confucianisme ou l'exemplarité chinoise, ne dépasse guère le cadre de la Chine», poursuit François Godement.

Une tête de tigre avec une queue de serpent
Comme les JO, l'Exposition internationale est avant tout un événement à vocation interne, 95 % des visiteurs attendus étant d'ailleurs chinois. En dépit du fait que le président français y sera présent ce soir, la cérémonie d'ouverture n'avait pas vocation à afficher un nombre record de chefs d'État et de gouvernement présents. Il s'agit avant tout de montrer l'efficacité du Parti et sa reconnaissance par le monde entier, qui se presse pour admirer ses œuvres. Mais Pékin cible aussi en priorité ce «Sud», qu'il soit africain, latino-américain ou asiatique, où son influence ne cesse de croître. «Nous avions un devoir moral d'aider les pays africains, par exemple, explique encore Xu Bo, et nous avons alloué 100 millions de dollars pour aider les pays du tiers-monde à être présents.» Le résultat est là : 50 pays africains sur 53 ont répondu présent, y compris une vingtaine d'États ayant des relations diplomatiques avec Taïwan et non avec la République populaire.

Shanghaï sera sans doute un succès, mais pour projeter sa «puissance douce» - terme utilisé par le président Hu Jintao au 17e Congrès de 2007 - au cœur des pays occidentaux, Pékin manque encore de crédibilité. Et ce malgré les milliards de dollars que l'on a récemment débloqués pour créer des médias ou des réalisations cinématographiques à «rayonnement mondial». À l'occasion d'un récent forum à Pékin, ce n'est pas un dissident mais Charles Zhang, patron de sohu.com, le principal portail du Web chinois, qui a averti que la Chine n'arriverait jamais à faire entendre sa voix sur la scène internationale si elle ne relâchait pas sa poigne sur le cinéma et les médias. Selon lui, ces médias «n'ont pas de personnalité indépendante, aussi n'ont-ils pas d'autorité et ne suscitent-ils pas le respect». Et de citer une expression imaginée pour décrire quelque chose qui semble commencer fort pour se terminer par pas grand-chose : «Une tête de tigre avec une queue de serpent»…

Pour l'heure, le soft power de la Chine repose donc essentiellement sur son empreinte diplomatique légère et, surtout, sur son efficacité économique. Plus que tout autre aspect culturel, c'est bien cela que va magnifier la fête qui s'ouvre dans la capitale des affaires de l'empire. En ce sens, de l'autre côté du fleuve Huangpu, le site de l'Exposition sera le contrepoint moderne du Bund, avec ses bâtiments historiques symbolisant les anciennes et coloniales puissances.

on n'a pas fini de nous en rebattre les oreilles dans les médias !

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