COMMENT L'ÉTAT FAVORISE LES ZONES DE NON DROIT

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COMMENT L'ÉTAT FAVORISE LES ZONES DE NON DROIT

Message  livaste le Mer 18 Nov - 22:11

La rue du Corbillon à Saint-Denis, ses squats et ses trafics de drogue à ciel ouvert




Par Marie-Estelle Pech
Mis à jour le 18/11/2015 à 21h12 | Publié le 18/11/2015 à 20h50

L'endroit où les policiers du Raid et de la BRI ont débusqué une cellule terroriste, mercredi matin à Saint-Denis, entretient une sinistre réputation.

Drogue, squats, tirs de grenaille et prostitution occasionnelle. La rue piétonne du Corbillon, en plein centre de Saint-Denis, pourtant en pleine rénovation urbaine, entretient une sinistre réputation.

L'épicentre des trafics en tous genres est un bâtiment de trois étages au numéro 8, le lieu même où les policiers du Raid et de la BRI ont débusqué les terroristes. Les 38 logements qui le composent sont pour beaucoup insalubres. Il s'agit d'un mélange de squats et d‘appartements récemment rénovés par la mairie. Lorsque le brocanteur propriétaire des lieux a décampé, des cabanons ont aussitôt été installés à l'intérieur. «Des familles récemment immigrées s'y sont installées avec des enfants», raconte un professeur qui enseigne dans l'école maternelle mitoyenne.


«Un Syrien ou un Tchétchène qui débarque ? Personne ne lui posera de questions. Il va se fondre dans cette ville-monde comme un caméléon»

Hassan Ben M'Barek, président du collectif Banlieues respect

Elles vivent dans ce squat au milieu de nombreux déchets dans des conditions d'hygiène «déplorables avec des rats», poursuit-il. Une voiture désossée trône aussi à l'intérieur. Un même réseau de petits trafiquants de drogue opère principalement depuis cet immeuble mais aussi depuis d'autres appartements de la rue Fontaine toute proche. Des adolescents déscolarisés y font le guet pendant que des toxicomanes viennent acheter leur dose de crack ou de cannabis, tout cela à proximité de deux écoles…

Délégué de parents d'élèves, Grégoire Badufle avu la situation s'enliser depuis qu'il s'est installé à proximité, il y a six ans, dans une petite maison calme. «La rue est connue pour son deal et, en dépit de nos multiples demandes à la mairie, rien n'a changé. La mairie a même construit récemment un étage de logements neufs sur le squat, sans dégager celui-ci! Hallucinant. Les policiers locaux nous répondent à chaque fois qu'ils sont sur des enquêtes de longue haleine concernant les trafics… Il y a beaucoup d'inertie. La guéguerre entre socialistes et communistes à la mairie n'arrange rien.» La ville affirme au contraire que la rue du Corbillon est un dossier prioritaire…



Cette rue, cet immeuble, c'est «l'endroit idéal» pour se cacher lorsqu'on est «clandestin en galère» ou plus globalement d'origine extra-européenne, raconte Hassan Ben M'Barek, président du collectif Banlieues respect, «car il y a énormément de passage. Les gens ne restent pas.» Un Syrien ou un Tchétchène qui débarque? «Personne ne lui posera de questions. Il va se fondre dans cette ville-monde comme un caméléon», affirme-t-il. Partout, dans les immeubles avoisinants, on peut trouver de petits hôtels borgnes à 50 euros la chambre ou des sous-locations, une pratique locale «pour arrondir les fins de mois».




C'est ce qu'aurait fait Jawad Bendaoud, une trentaine d'années, le logeur des terroristes. «Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours», a-t-il raconté à l'AFP. «J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit c'est pas grave, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique. (…) Je n'étais pas au courant que c'étaient des terroristes», a affirmé cet homme emmené par les policiers.

Difficile de croire à sa version pour cette voisine qui connaît bien le jeune homme, récemment sorti de prison après avoir purgé une peine pour meurtre suite à une bagarre liée à une histoire de trafic de drogue. «Les terroristes sont rentrés avec des armes dans des sacs de sport. Comment pourrait-il ne rien savoir?
». Dans cette rue, raconte un habitant, «les gens sortent, boivent, font la fête. Il y a du trafic, des choses pas recommandables. Mais une cellule islamiste, c'est inimaginable. Nous ne sommes même pas des musulmans pratiquants. Ici, c'est le business qui prime!»

Quant à la drogue qui se vend à ciel ouvert, cela n'a pas l'air de déranger grand monde. «Vous croyez que ceux qui en vendent le font par plaisir? Il n'y a pas de boulot, ici. Les jeunes font ça pour survivre», justifie une mère de famille d'une cinquantaine d'années. Elle s'insurge avec une dizaine d'autres habitants: «Nous sommes abandonnés par l'État, ici à Saint-Denis. Les policiers ont baissé les bras. Quand un gamin vole un stylo, ils arrivent en nombre. Mais quand il y a bagarre de rue à l'arme blanche avec blessés, il n'y a plus personne!» «C'est un ghetto d'immigrés façon Far-West», raconte une Bulgare fraîchement arrivée qui n'a qu'une hâte… En repartir.


ET CE N'EST QU'UN EXEMPLE , COMBIEN ,DANS TOUTES NOS VILLES , DE TELS QUARTIERS OÙ LES ISLAMISTES ET LES DÉLINQUANTS ET SOUVENT LES 2 À LA FOIS , PEUVENT PRÉPARER LEURS COUPS PUIS SE RETRANCHER , EN TOUTE TRANQUILLITÉ ..
ET QU'À FAIT LE GOUVERNEMENT DEPUIS JANVIER ?? RIEN

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