Attentat islamiste dans une usine d'Isère: un cadre d'entreprise décapité

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Attentat islamiste dans une usine d'Isère: un cadre d'entreprise décapité

Message  livaste le Ven 26 Juin - 19:54

Attentat islamiste dans une usine d'Isère: un cadre d'entreprise décapité
- Publié le 26/06/2015 à 11:48 - Modifié le 26/06/2015 à 21:00

Un cadre d'entreprise "abjectement décapité", des drapeaux islamistes et une explosion: un attentat, dont l'auteur présumé a été arrêté, a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, moins de six mois après ceux de Paris.

L'attaque, qui n'a pas fait d'autres victimes, est survenue avant 10 heures dans une unité du groupe américain Air Products située dans une zone logistique de Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon.

C'est la première fois qu'un homme est décapité en France lors d'un attentat, alors que cette pratique est fréquente dans les zones de Syrie et d'Irak aux mains du groupe Etat islamique (EI).

La victime, 54 ans, était directeur commercial au sein d'une entreprise de transport où travaillait aussi l'auteur présumé de l'attentat Yassin Salhi. Ses locaux étaient perquisitionnés à Chassieu (Rhône) vendredi en fin de journée.

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Fraîchement arrivé en région lyonnaise en provenance de l'Est de la France, Yassin Salhi, 35 ans, avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation", selon l'Intérieur.

Il avait de nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise, a précisé le procureur de la République de Paris, François Molins. Son casier judiciaire était vierge.

Trois autres personnes ont été interpellées: la femme et la soeur du suspect qui résidait en famille à Saint-Priest dans la banlieue lyonnaise; et le propriétaire d'un véhicule repéré à proximité du site, finalement relâché.

On vous le répète , pour que cela rentre dans vos têtes : PASD'AMALGAME, PAS D'AMALGAME !

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Re: Attentat islamiste dans une usine d'Isère: un cadre d'entreprise décapité

Message  livaste le Ven 26 Juin - 19:58

La police et la justice débordées par le flot de terroristes potentiels




INFOGRAPHIE - Face à la recrudescence de faits de terrorisme, les autorités françaises sont dépassées par le nombre des suspects.

Le tonneau des Danaïdes. Après Mehdi Nemmouche, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly, Sid Ahmed Ghlam, voici Yassin Salhi. Comme ses sinistres prédécesseurs, lui aussi était connu des services de police et de renseignement. Il avait fait l'objet comme les autres d'une fameuse fiche S en 2006, renouvelée deux ans d'affilée. Sans casier judiciaire, Yassin Salhi, pris dans les rets du salafisme, avait été repéré en voie de radicalisation violente. Pourtant d'un niveau élevé sur l'échelle du risque - 13 sur 16 -, cette surveillance a été abandonnée dès 2008.

Autant de faits qui illustrent toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les services de renseignement, les forces de police et l'autorité judiciaire face à un contentieux qui est devenu de masse.

Depuis 2012, le parquet de Paris a enregistré 163 saisines pour des faits de terrorisme lié à l'islam radical. 131 dossiers sont actuellement en cours dont 62 enquêtes préliminaires, et 73 informations judiciaires dont 16 depuis janvier 2015. Depuis mars dernier, les ouvertures de ces dernières se succèdent à raison d'une à deux par semaine. Actuellement, 184 individus ont été mis en examen, 112 sont en détention provisoire, 72 en contrôle judiciaire. Mais, comme le souligne ce préfet bon connaisseur du dossier, «si des instructions ont bien été données, il n'y a eu aucune prise en charge». Autrement dit, ces contrôles judiciaires décidés par défaut, faute souvent de preuve matérielle, sont parfaitement inopérants. Cela avait été notamment mis en exergue lors des attentats du mois de janvier dernier au sujet de l'un des frères Kouachi.

«Il est impossible de surveiller à terme 3 000  personnes dont la plupart n'émettent que des signaux faibles. Une surveillance sérieuse mobilise au moins 10  personnes se relayant»
Des professionnels de la sécurité

Plus globalement, 522 individus sont visés au plan judiciaire. Indépendamment des 184 mis en examen et des 11 déjà jugés, 327 personnes font l'objet d'une enquête judiciaire.

Certains hauts magistrats attirent également l'attention sur la légèreté des peines encourues en matière terroriste: «Il n'est plus supportable de voir ces délits punis au maximum de dix ans. Il va falloir revoir l'échelle des peines en la matière.»

Sur le plan de la surveillance, aujourd'hui, 1 700 personnes sont censées être dans le viseur des services. Mais les professionnels de la sécurité ne cessent de le répéter depuis des mois, «il est impossible de surveiller à terme 3 000 personnes dont la plupart n'émettent que des signaux faibles. Une surveillance sérieuse mobilise au moins 10 personnes se relayant. Autant dire que c'est mission impossible».

Ce magistrat en charge de la lutte contre le terrorisme va plus loin. Il rappelle que «le travail de renseignement permet d'alerter mais ne peut figurer en procédure. Ce qui signifie que lorsque nous reprenons les dossiers, il faut recommencer toutes ces mesures de surveillance sur le plan judiciaire pour qu'elles soient légales. Seulement voilà, dans ces services de renseignement, il y a 2000 personnes pour faire du renseignement et seulement 70 pour passer les dossiers en judiciaire. Vous imaginez l'effet de thrombose alors que l'augmentation du nombre de dossiers frôle les 180 %. Parfois, il est bien trop tard et inutile de repartir pour de nouvelles sonorisations ou géolocalisations».

Quant à la plate-forme de signalement mise à la disposition du grand public pour prévenir tout glissement vers une radicalisation ou avertir de départs vers la Syrie, elle a déjà engendré plus de 2000 appels, et 4 000 individus seraient enregistrés. Cependant, selon les remontées des préfectures, seuls 840 individus auraient jusque-là fait l'objet d'un réel suivi.

Tous ces chiffres témoignent du fait que si les individus dangereux sont mieux et plus rapidement identifiés, il manque toujours les moyens pour analyser et endiguer les risques qu'ils présentent.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 27/06/2015.


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