Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

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Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  livaste le Ven 6 Jan 2012 - 16:04

Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP
Reuters – il y a 9 minutes


Alexandra Blachère, présidente de l'association PPP (Porteuses de prothèses PIP). Des avocats de plaignantes dénoncent le "cynisme" et le "mépris" de Jean-Claude Mas, président-fondateur du groupe Poly Implant Prothèse (PIP), envers les milliers de victimes du scandale d'implants mammaires non conformes. Selon des extraits du procès verbal d'audition de Jean-Claude Mas lors de sa garde à vue en 2010, que Reuters a pu consulter, l'homme d'affaires, qui n'entend pas s'exprimer publiquement, reconnaît la tromperie mais en minimise l'impact et considère que ses accusatrices sont des personnes fragiles psychologiquement ou motivées par l'argent. /

MARSEILLE/BORDEAUX (Reuters) - Des avocats de plaignantes dénoncent vendredi le "cynisme" et le "mépris" de Jean-Claude Mas, président-fondateur du groupe Poly Implant Prothèse (PIP), envers les milliers de victimes du scandale d'implants mammaires non conformes.
Les défenseurs se fondent sur les extraits du procès-verbal d'audition de Jean-Claude Mas lors de sa garde à vue en 2010, que Reuters a pu consulter.
Dans ce document, l'homme d'affaires, qui n'entend pas s'exprimer publiquement, reconnaît la tromperie mais en minimise l'impact et considère que ses accusatrices sont des personnes fragiles psychologiquement ou motivées par l'argent.

"Jean-Claude Mas est d'un cynisme consommé vis-à-vis des victimes", a déclaré à Reuters Me Laurent Gaudon, avocat de porteuses d'implants qui entendent poursuivre non seulement la société PIP mais aussi les chirurgiens concernés.
Pour Philippe Courtois, avocat bordelais qui représente plus de 1.300 porteuses, Jean-Claude Mas "traite avec mépris l'ensemble des victimes" et "n'a pas une once d'humanité."
"C'est honteux de dire qu'il ne voulait pas s'exprimer par respect pour les victimes alors qu'il avait tenu de tels propos. Et il a été bavard devant les gendarmes, reconnaissant les faits sans problème", dit-il.
Yves Haddad, l'avocat de Jean-Claude Mas, a jugé les propos de son client pour le moins maladroits, "s'ils sont réels", tout en soulignant qu'ils n'étaient pas passibles de poursuites.
"Il s'agit de deux lignes extraites de je ne sais où. Je suis surpris que des documents judiciaires circulent avec autant de facilité", a-t-il dit à Reuters.
"Si ces propos sont réels, ils révèlent la maladresse et l'inélégance de leur auteur mais la maladresse et l'inélégance ne sont pas constitutives d'infractions pénales et s'ils ne sont pas vrais cette mascarade doit s'arrêter", a-t-il ajouté.
Lors de sa garde à vue, en novembre 2010, Jean-Claude Mas déclare aux gendarmes à propos des plaignantes : "Il s'agit de personnes fragiles ou de personnes qui font ça pour le fric".
L'homme d'affaires admet avoir utilisé un gel non conforme et sciemment déjoué les contrôles sans y voir de problème puisque, selon lui, il n'y avait pas de risque.
"Je savais que ce gel n'était pas homologué mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher. Cette formule est parfaite, elle est meilleure que celle utilisée pour fabriquer le gel homologué", affirme-t-il.

"C'ÉTAIT LA ROUTINE"
Jean-Claude Mas avoue également que tout était organisé depuis 1997 pour échapper aux contrôles de l'organisme certificateur allemand Tüv Rheinland.
"Tüv annonce sa visite dix jours avant. C'était la routine, je donne l'ordre de dissimuler tous les documents ayant trait au gel PIP non homologué, et concernant les containeurs, les employés se débrouillaient pour les faire disparaître", dit-il.
Egalement entendu par les gendarmes, Thierry Brinon, le directeur technique de PIP, reconnaît que cette manipulation avait pour but "d'augmenter sensiblement la rentabilité de l'entreprise".
La substitution du gel de silicone permettait à PIP un gain annuel d'un million d'euros, précise-t-il.
Me Philippe Courtois annonce qu'il se rendra à Marseille courant janvier pour rencontrer la juge d'instruction en compagnie d'Alexandra Blachère, présidente de l'association PPP (Porteuses de prothèses PIP) qui revendique environ 2.000 adhérents, victimes et proches des victimes.
Il se dit confiant sur la volonté de la justice d'aller jusqu'au bout de l'enquête et réclame la mise en examen rapide de Jean-Claude Mas.
Agé de 72 ans, l'homme d'affaires qui, selon son avocat, réside actuellement dans le Var et est malade, est resté président du conseil de surveillance et actionnaire majoritaire de la société varoise jusqu'à sa liquidation judiciaire en mars 2010.
Le cap des 2.400 plaintes de porteuses d'implants mammaires PIP a été franchi dans l'enquête préliminaire pour des faits de "tromperie aggravée", un délit passible de quatre années d'emprisonnement et de fortes amendes, dont devront répondre les principaux cadres de la société.
Ouverte au mois de mars 2010, l'enquête a été close le 10 octobre dernier et le procès devant le tribunal correctionnel de Marseille devrait s'ouvrir en octobre prochain.
Le parquet de Marseille a également ouvert une instruction judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".
Vingt cas de cancer ont déjà été signalés sans qu'un lien ait été établi pour l'instant avec ces prothèses fabriquées avec des gels non conformes, qui ont été implantées sur environ 30.000 femmes en France, selon la Direction générale de la Santé, et environ 300.000 au total dans le monde.
François Revilla et Claude Canellas, édité par Gérard Bon

L'escroc reconnaît avoir employé et trafiqué avec le gel mais il a le toupet de jeter le discrédit sur les victimes !
On voit rarement sauf dans les cas de criminels endurcis , un criminel faisant preuve d'autant de mépris !
Pour 1milions d'euros par an , ces criminels ont sciemment mis la vie de centaines de milliers de femmes en danger ..

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  Georges le Ven 6 Jan 2012 - 19:18

Dans cette affaire le ministère de la santé et le gouvernement ont leur part de responsabilités, ils ont à plusieurs reprises étaient alertés par des chirurgiens, mais on fait la sourde oreille.

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  livaste le Ven 6 Jan 2012 - 19:30

ben voyons , tu as raison , c'est Sarkozy qui a implanté toutes les prothèses !
Tu deviens lourdingue !

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  livaste le Ven 6 Jan 2012 - 19:36

Et Sarkozy , n'ayant rien d'autre à faire , est même allé implanter des prothèses dans le monde !!



Prothèses mammaires : à l'étranger,

LEMONDE.FR avec AFP | 06.01.12 | 20h06 • Mis à jour le 06.01.12 | 20h22




En France, où 30 000 femmes se sont fait implanter ces prothèses mammaires, le gouvernement avait recommandé le retrait préventif au mois de décembre
.AFP/SEBASTIEN NOGIER

Les prothèses mammaires de la société PIP continuent d'inquiéter à l'étranger où 400 000 à 500 000 femmes pourraient être concernées, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. La majorité de ces prothèses mammaires, défectueuses, ont en effet été exportées. En France, où 30 000 femmes se sont fait implanter ces prothèses mammaires, le gouvernement avait recommandé le retrait préventif au mois de décembre.

RÉACTION DES PAYS EUROPÉENS



Après les aveux, vendredi 6 janvier, du fondateur de la société varoise, qui a admis que le gel utilisé n'était pas homologué, les autorités sanitaires allemandes ont ainsi annoncé qu'elles recommandaient le retrait des implants mammaires. L'Institut fédéral pour les produits médicaux, sous la tutelle du ministère de la santé, a indiqué avoir pris cette décision après qu'un nombre croissant de médecins et d'hôpitaux se sont manifestés pour signaler des problèmes avec ces implants.

En Grande-Bretagne en revanche, le gouvernement a indiqué n'avoir trouvé aucun élément plaidant pour un "retrait généralisé" mais a annoncé que les femmes opérées dans le secteur public hospitalier pourraient les faire retirer grauitement si elles le désiraient. Pas d'appel au retrait systématique mais une grande prudence cependant : le ministère de la santé a demandé aux cliniques privées -qui assurent environ 95% de ces opérations- de proposer aux femmes inquiètes le retrait gratuit de leurs implants PIP, ajoutant que le secteur public prendrait le relais de ces cliniques si elles étaient défaillantes. Au Royaume-Uni, elles seraient environ 42 000 à porter des implants PIP.



D'autres pays européens ont recommandé l'examen systématique et le retrait en cas de rupture, comme la Belgique, ou bien une surveillance médicale, à l'instar de la Finlande, des Pays-Bas, de l'Italie ou de la Suisse. L'Espagne recommande également le retrait en cas de suspicion de rupture. La République tchèque pourrait prochainement recommander le retrait, selon la presse. La Commission européenne a par ailleurs annoncé jeudi 5 janvier avoir proposé la mise en place d'un "système d'évaluation commun" pour aider les différentes autorités sanitaires à évaluer les risques.

AU-DELÀ DES FRONTIÈRES EUROPÉENNES

L'affaire concerne des femmes au-delà des frontières européennes. Au Venezuela, notamment, le gouvernement a annoncé la gratuité du retrait dans les hôpitaux publics, même si les prothèses avaient été placées "de façon illégale". En outre, quelque 200 porteuses vont réclamer en justice le remplacement aux frais de l'entreprise . En Bolivie aussi, les autorités proposent une opération gratuite pour ôter les implants.

Aux Etats-Unis, en réponse à l'émoi suscité par l'affaire de fraude, un groupe américain de protection des consommateurs a mis en doute jeudi la qualité des données sur lesquelles l'agence américaine des médicaments s'est appuyée pour confirmer l'été dernier la sûreté des prothèses au gel de silicone.

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  livaste le Ven 6 Jan 2012 - 19:44

Scandale des prothèses PIP: à qui la faute?
Par Caroline Politi, publié le 05/01/2012 à 16:44, mis à jour le 06/01/2012 à 09:27




REUTERS/Eric Gaillard

Depuis le début du scandale, les différentes parties mises en cause tentent de minimiser leurs responsabilités. De PIP aux organismes de contrôle en passant par les chirurgiens, personne ne veut reconnaître ses fautes. Très discret jusqu'ici, Jean-Claude Mas a annoncé ce jeudi vouloir réserver ses déclarations à la justice.
Comment en est-on arrivé là? Depuis le décès d'Edwige Ligonèche, porteuse d'implants PIP, décédée d'un cancer du sein en novembre 2011, le scandale des prothèses défectueuses ne cesse de prendre de l'ampleur. Les 30 000 Françaises concernées sont appelées à les faire retirer au plus vite et une vingtaine de cas de cancer a été enregistrée. Pourtant, ni l'entreprise varoise, ni les autorités de contrôles, ni les chirurgiens ne semblent prêts à endosser la responsabilité.
PIP d'abord. Si l'entreprise a rapidement reconnu avoir utilisé un gel non homologué - mais dont on ignore encore la composition - pour fabriquer des prothèses mammaires, elle nie que celui-ci puisse être à l'origine du cancer de ces femmes. "Tout le monde s'acharne sur nous. Nous admettons qu'il y a eu une fraude lorsque PIP n'a pas déclaré le type de gel utilisé dans la fabrication des prothèses. Mais il n'est absolument pas prouvé qu'elles soient pour autant dangereuses pour la santé", déclarait ce jeudi Nicolas Lucciardi, le fils du fondateur de l'entreprise PIP, dans le Parisien. S'il est aujourd'hui fortement conseillé aux porteuses de ce type de prothèses de se les faire retirer au plus tôt, aucun lien de cause à effet n'a, en effet, été à ce jour établi entre les cancers et les prothèses.
Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, visé en France par deux enquêtes judiciaires "pour tromperie aggravée" et "blessures et homicide involontaires" refuse de s'exprimer face à ce qu'il juge être un "nombre impressionnant de contre-vérités". Il affirme réserver ses déclarations à la justice.
Pourquoi l'Afssaps n'a-t-elle pas réagi plus tôt?
Mais au-délà de la simple fraude, l'affaire a poussé le gouvernement à lancer une réflexion sur la responsabilité des organismes de contrôle. Comment se fait-il que les PIP, interdites aux Etats-Unis depuis 2000 à la suite d'un contrôle les jugeant "frelatées", aient été commercialisées encore dix ans en France? L'Afssaps, l'Agence française de l'agence de sécurité sanitaire, a assuré ne pas avoir été au courant des conclusions de son homologue américain. Idem en 2006, lorsque la Grande-Bretagne condamne la PME varoise à 1,4 millions d'euros de dommages et intérêts pour avoir commercialisé des "prothèses défectueuses (fuite de gel de silicone)".
La réaction n'arrivera qu'en mars 2010. A la suite d'une inspection, l'organisme français constate de nombreux manquements à la législation et interdit la commercialisation de ces prothèses. Mais Christian Marinetti, chirurgien et directeur d'une clinique du sud de la France, assure avoir alerté dès février 2008 l'agence du médicament en leur signalant par e-mail ou par lettres recommandées chaque cas de rupture. La première - et seule - réponse de l'Afssaps est intervenue en février 2010 pour lui indiquer qu'une étude était en cours. L'organisme s'est défendu d'avoir commis une erreur en rappelant qu'il n'était pas chargée de la surveillance systématique du matériel médical, à l'instar des prothèses, pacemaker, ou respirateurs artificiels.

mauvais article , selon Georges , il ne met pas en cause Sarkozy !! geek

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Message  Georges le Ven 6 Jan 2012 - 20:03

Je n'ai pas parlé de Sarkozy. Tu oublies de dire que l'agence du médicament est en contact permanent avec le ministère de la santé, et ce ministère n'a pas manqué d'être prévenu.

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  livaste le Sam 7 Jan 2012 - 19:34

Faux , relis l'article .
Le ministère n'a pu être alerté puisque l'agence de contrôle ( allemande ) donnait son aval !
Quelques chirurgiens véreux qui ont peut être envie de se mettre à l'abri , disent maintenant qu'ils avaient remarque , dans ce cas , pourquoi ont ils continué à implanter ces prothèses , fallait qu'ils en changent de fournisseurs !

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Re: Le "cynisme" de Mas dénoncé par les avocats de porteuses PIP

Message  Georges le Sam 7 Jan 2012 - 20:01

"pourquoi ont ils continué à implanter ces prothèses , fallait qu'ils en changent de fournisseurs !"

C'est ce que la plus part d'entre eux ont fait.

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