Le «petit prince» rouge Kim Jong-un prend les commandes

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Le «petit prince» rouge Kim Jong-un prend les commandes

Message  livaste le Lun 19 Déc - 8:20

Le «petit prince» rouge Kim Jong-un prend les commandes


Par Sébastien Falletti
Mis à jour le 19/12/2011 à 09:10 | publié le 19/12/2011 à 08:29

Figaro.fr
A moins de 30 ans, Kim Jong-un tient entre ses mains l'avenir de la dictature.

L'heure de vérité a sonné pour le «petit prince rouge». A moins de 30 ans, prend les rênes du pays le plus fermé du monde avec la mission de maintenir un régime totalitaire fondé par son grand-père en 1948. Un cas unique dans l'histoire du monde communiste et un défi semé d'embûches pour ce jeune homme mystérieux, dont même les habitants du royaume ermite savent peu de choses. Le régime n'a pas laissé planer l'ombre d'un doute sur l'avènement du troisième fils de . Quelques minutes après , à la télévision, l'agence officielle délivrait un communiqué limpide appelant «tous les membres du Parti (des travailleurs), les militaires et le public à suivre fidèlement l'autorité du camarade Kim Jong-un et protéger et renforcer le front uni du parti, de l'armée et du public». Le rejeton présidera les funérailles grandioses de son père le 28 décembre, passage de témoin symbolique. Il porte sur ses épaules l'avenir d'une dictature dont la paranoïa s'est accrue devant le spectacle des révoltes arabes qui ont fait tomber plusieurs de ses alliés.

C'est une ascension fulgurante pour ce jeune homme resté inconnu du public jusqu'à l'année dernière. Le 27 septembre 2010, il était enfin sorti de l'ombre, propulsé au grade de général quatre étoiles, premier signe officiel que la succession était en marche. Depuis deux ans déjà, dans l'ombre, le jeune homme se préparait à son métier de dictateur. Affaibli par une , l'avait choisi en grand secret , comme étant celui qui avait le plus de qualité de leader. Son demi-frère aîné Kim Jong-nam, issu d'une union jamais officialisée avait été écarté de la course, alors que son aîné, Kim Jong-chol, manquait de «virilité» selon le dictateur. Kim Jong-il aurait jeté son dévolu sur son fils cadet, né d'une danseuse et grand amour de sa vie, car il aurait trouvé dans ce garçon un reflet de son caractère. «Kim Jong un est fait du même bois que son père, son portrait craché, en ce qui concerne le visage, la corpulence et la personnalité», affirme Kenji Fujimoto, chef cuisinier qui préparait les sushi du cher leader avant de s'enfuir à Tokyo.

Jeunesse et inexpérience
Après une enfance dans les luxueux palais de la dynastie, le jeune homme est envoyé en Suisse, à Berne dans une école internationale, à la fin des années 90. Sous le surnom Pak Un, il apprend l'anglais, des rudiments de français, et se montre intraitable sous les panneaux de basket. Il est chaperonné par Ri Tcheul, représentant permanent de la Corée du Nord auprès des agences de l'ONU à Genève et ambassadeur à Berne et homme de confiance du dictateur.

Depuis sa désignation en grand secret comme héritier, la propagande préparait l'arrivée au pouvoir du «jeune capitaine», bientôt promu général. «Nous avions des cours à l'université à son sujet», confiait au Figaro, une étudiante à Pyongyang en septembre 2010, avant même qu'il soit présenté à la face du monde. La propagande scénarise la montée en puissance du troisième Kim en l'affublant d'une veste et d'une coupe de cheveux rappelant étrangement l'allure de son grand père Kim Il-sung, devenu président éternel depuis sa mort en 1994. En coulisse, l'héritier place ses hommes dans l'appareil et prend en main les services de sécurité, organe-clé pour surveiller les élites. A coup de purges, le jeune homme fait son trou, avec la bénédiction de son père. «Il gérait déjà au quotidien le pays, il était de facto le numéro 2», estime Cheong Seong Chang, expert au Sejong Institute, à Séoul. Certains analystes lui attribuent les coups de force militaire mené contre la Corée du Sud en 2010, comme le torpillage de la corvette Cheonan ou le bombardement de l'île de Yeongpyeong.

Néanmoins, la mort du père force le régime à accélérer son calendrier et place le jeune homme devant un défi gigantesque, alors que le régime fait face à des difficultés économiques croissantes et une population désabusée. Sa jeunesse et son inexpérience sont des handicaps dans une culture aux racines confucéennes où l'ancienneté prime. Le jeune homme devra composer avec la «veille garde» et pourrait devenir «une marionnette» aux mains des dirigeants plus expérimentés, estime Andrei Lankov, professeur à l'Université Kookmin. Le beau-frère de Kim Jong Il, Chang Song Taek pourrait être amené à jouer un rôle clé pour aider le «petit prince rouge» à trouver ses marques.


La nature ayant horreur du vide , un dictateur s'en va , un autre le remplace.

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