La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

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La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  livaste le Mer 24 Aoû - 11:33

Libye : des journalistes bloqués dans leur hôtel au milieu des tirs
le 24 août 2011 à 12h22 , mis à jour le 24 août 2011 à 13h03
Dossier : Crise en Libye

La plupart des soldats armés qui les surveillaient ont disparu de même que le personnel, l'eau y est coupée, la nourriture se fait rare... : une trentaine de journalistes étrangers ne peuvent sortir depuis 4 jours de leur hôtel situé à 2 pas du QG de Kadhafi pris par les rebelles.


Hôtel Rixos, à Tripoli, QG d'une partie de la presse étrangère. Sur des banderoles, on peut lire : TV, Presse. Ou encore en arabe : "presse, ne tirez pas". Après quatre jours de siège, une trentaine de journalistes étrangers dont celui de l'AFP attendaient toujours mercredi de pouvoir quitter les lieux. Problème : la grande partie des soldats armés qui surveillaient les journalistes ont disparu, après la prise du QG de Kadhafi, situé à un kilomètre de là, laissant une poignée derrière eux habillés en civil et armés de kalachnikov. Portant gilets pare-balles et casques, les journalistes sont logés au premier étage de l'établissement. L'électricité y a été rétablie mais pas l'eau. Quant au réseau de téléphonie mobile, il reste très perturbé.



Mercredi matin, certains des journalistes ont tenté de s'aventurer à quelques mètres hors de l'hôtel du centre de la capitale. Aussitôt des tirs ont éclaté. Et l'un des hommes armés leur a ordonné de rentrer. "Il faut attendre, soit les rebelles vont venir soit les soldats" du régime, leur a-t-il lancé. Les journalistes craignent aussi les francs-tireurs. Mardi, l'hôtel a essuyé des tirs de balles perdues au moment où le QG du dirigeant Mouammar Kadhafi dans le quartier de Bab al-Aziziya tombait aux  mains des rebelles. Le complexe est séparé de l'hôtel par un espace boisé. Durant les derniers jours, les hommes armés entraient se ravitailler ou faire un tour de surveillance dans l'hôtel.

La direction de l'hôtel et les officiels du régime ont disparu

Les journalistes avaient été privés pendant deux nuits d'eau et d'électricité. Et la nourriture se fait rare. L'hôtel a été déserté depuis plusieurs jours déjà par son personnel et sa direction. Des officiels du régime ont aussi disparu de l'établissement qui leur servait de siège durant ces derniers mois. Même Seif al-Islam, fils influent de Mouammar Kadhafi, y était venu lundi avant l'aube après avoir été donné pour capturé par le rebelles. Lui, son père et toute la famille Kadhafi reste introuvable.

Les journalistes ont pour l'heure reçu des laissez-passer de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en vue d'une éventuelle évacuation par mer. Face à cette situation, Reporters sans frontières (RSF) a appelé mercredi les "parties en présence" en Libye à "assurer la sécurité des journalistes qui couvrent les événements dans le pays",.

le 24 août 2011 à 12:22

J'ouvre ce topic qui nous permettra de suivre l'évolution de ce pays .

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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  Jeanclaude le Mer 24 Aoû - 14:05

Excellente initiative car la fin de ce conflit interne est loin d'être arrivée !

Jeanclaude
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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  livaste le Mer 24 Aoû - 16:38

Je crois aussi que ce topic deviendra rapidement conséquent !

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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  Jeanclaude le Mer 24 Aoû - 16:58

je le crois aussi :


Kadhafi appelle les habitants à «nettoyer Tripoli des rats».

Après la perte de son complexe fortifié, le dirigeant libyen reste introuvable mais parle toujours. Dans un message audio diffusé ce mercredi matin, il affirme s'être baladé incognito dans la capitale.


Les rebelles libyens ont pris mardi le contrôle du quartier général de Mouammar Kadhafi à Tripoli, portant un coup sévère au régime déjà chancelant, mais le dirigeant libyen, resté introuvable, a affirmé dans la soirée s’être retiré «pour des raisons tactiques».

«Les rebelles ont défoncé les murailles en béton de l’enceinte et ont pénétré dedans. Ils ont pris Bab al-Aziziya (QG de Kadhafi), entièrement. C’est fini», a déclaré un correspondant de l’AFP qui se trouvait à l’intérieur de l’enceinte avec les rebelles.

Kadhafi, lui, semble prêt à jouer la carte de la provocation jusqu'au bout. Dans un message audio diffusé ce mercredi matin, il appelle les habitants à «nettoyer des rats» la ville des rebelles et raconte qu'il s'est baladé dans les rues de Tripoli, «incognito». «Je me suis promené incognito, sans que les gens me voient, et j'ai vu des jeunes prêts à défendre leur ville», a affirmé le «Guide» de la révolution libyenne dans ce message. Il n'a pas précisé quand il avait effectué cette «promenade».

Hier soir, il avait déjà déclaré que «Bab el-Aziziya n’était plus qu’un tas de décombres (…) et nous nous en sommes retirés pour des raisons tactiques» dans un message sonore diffusé par la chaîne de télévision al-Orouba et repris par le site internet d’Al-Libiya, la chaîne de son fils Seif al-Islam, qui a cessé d’émettre.

Son porte-parole, Moussa Ibrahim, a même lancé un appel aux volontaires pour rejoindre les rangs des partisans de Kadhafi, assurant que 6.500 s’étaient déjà présentés ces dernières heures et que le régime allait «transformer la Libye en un brasier» si les bombardements se poursuivaient.

Par ailleurs, deux puissantes explosions, vraisemblablement dues à un bombardement aérien, ont retenti dans Tripoli mercredi tôt le matin alors qu'un avion de l'OTAN survolait la capitale libyenne, a constaté un journaliste de l AFP.

A l’intérieur de Bab al-Aziziya, immense complexe dont la plupart des bâtiments ont été touchés par les frappes de l’Otan, des centaines de rebelles ont crié victoire en déchirant allègrement les portraits du colonel Kadhafi et en s’emparant d’un stock d’armes.

Un rebelle juché sur une sculpture représentant un poing empoignant un avion, symbole des attaques aériennes américaines sur le complexe en 1986, s’est employé à briser cet emblème du pouvoir.

Mais après la tombée de la nuit, au moins 5 obus de mortier sont tombés sur le complexe, obligeant chacun à fuir dans le dédale de ruines. Selon un combattant rebelle, l’attaque venait du quartier d’Abou Slim, l’un des derniers fidèles au colonel Kadhafi.

«Nous allons l’encercler demain et si Dieu le veut, nous allons le prendre. Après, nous devrons prendre la route de l’aéroport», a-t-il expliqué. «Mais aujourd’hui, nous faisons la fête. C’est une grande victoire».


Un peu plus de six mois après le début de la révolte en Libye, toute la ville a explosé de joie à l’annonce de la prise de la résidence de Kadhafi, des familles entières sillonant les rues en voiture et créant d’énormes embouteillages dans un vacarme de klaxons et de tirs.

L’ambiance était aussi euphorique à Benghazi, la «capitale» des rebelles à un millier de kilomètres à l’est. «Aujourd’hui, c’est le premier jour de ma vie, le premier jour où je suis heureux», a ainsi assuré Taher Tmimi, sa fillette sur les épaules, au milieu d’une foule en liesse sur la corniche.

400 morts à Tripoli

«La transition commence immédiatement» pour construire une «Libye nouvelle», a annoncé le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril. «Nous construisons désormais une Libye nouvelle, avec tous les Libyens comme des frères pour une nation unie, civile et démocratique».

Le Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles, va progressivement déménager à Tripoli à partir de jeudi, a annoncé son président, Moustapha Abdeljalil.

Mais la bataille a coûté cher: selon M. Abdeljalil, les combats ont fait plus de 400 morts et 2.000 blessés depuis trois jours à Tripoli.

Près de 600 soldats partisans de Kadhafi ont été capturés, mais le mystère restait entier quant à la situation du «Guide» libyen.

Interrogé par la chaîne France 24 sur le lieu où il pourrait se trouver, M. Abdeljalil a répondu: «Dieu seul le sait (…). J’imagine qu’il a quitté Tripoli».

Mais il a insisté: «La bataille n’est pas finie, elle s’achèvera avec l’arrestation de Kadhafi (…). Et j’espère que Kadhafi va être capturé vivant, afin qu’il puisse être jugé et que le monde puisse connaître ses crimes».

Dans la nuit de mardi, Seif Al-Islam, l’un des fils du colonel Kadhafi qui avait été donné comme prisonnier par les rebelles, s’était présenté devant quelques journalistes à Tripoli, fanfaronnant et indiquant que son père était toujours dans la capitale.

Mahmoud Jibril a assuré mardi que l’annonce erronée de l’arrestation de Seif Al-Islam était due à un manque de communication et n’était pas le fait du CNT mais il a reconnu qu’elle avait beaucoup aidé la rébellion «politiquement et militairement».

Plus à l’est, les rebelles libyens ont resserré mardi leur étau sur Syrte, région d’origine et bastion du colonel Kadhafi, où des négociations ont été entamées avec les tribus locales pour obtenir une reddition pacifique de la ville.

Syrte dernier bastion

Par l’ouest, des rebelles venus de l’enclave de Misrata ont annoncé se trouver à une centaine de kilomètres de Syrte. Par l’est, les rebelles qui avaient pris Brega ont fait un bond de 80 km et se sont emparés du port pétrolier de Ras Lanouf, à 130 kilomètres à l’est.

Les pro-Kadhafi ont tiré mardi soir plusieurs missiles Scuds depuis les environs de Syrte en direction de Misrata, où de puissantes explosions ont été entendues, selon les rebelles de cette ville.

Le président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue américain, Barack Obama, sont convenus de «poursuivre leur effort militaire» jusqu’à ce que «Kadhafi et son clan» déposent les armes, a annoncé la présidence française.

Les Etats-Unis ont aussi indiqué travailler à débloquer dans les prochains jours «entre 1 et 1,5 milliard de dollars» d’avoirs libyens gelés pour venir en aide aux rebelles libyens.

M. Jibril a annoncé la tenue mercredi à Doha d’une réunion internationale sur une assistance humanitaire urgente de 2,5 milliards de dollars qui serait versée avant la fin du mois au CNT pour qu’il puisse payer les salaires des fonctionnaires et répondre aux besoins les plus urgents de la population.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé à M. Abdeljalil d’oeuvrer pour la «réconciliation» en Libye. Ce dernier a lancé un nouvel appel contre toute velléité de vengeance, afin d’éviter le chaos.

(Source AFP)


http://www.liberation.fr/monde/01012355790-kadhafi-affirme-s-etre-retire-pour-des-raisons-tactiques?xtor=EPR-450206

Jeanclaude
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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  livaste le Mer 24 Aoû - 18:01

Libye : Kadhafi wanted, "mort ou vif"

le 24 août 2011 à 09h40 , mis à jour le 24 août 2011 à 18h10

La rébellion a annoncé, mercredi, une récompense de 1,7 million de dollars pour ceux qui leur apporteraient la tête de Kadhafi, "mort ou vif". Le "Guide" restait toujous introuvable au lendemain de la prise de son QG par les insurgés.



"Je me suis promené incognito, sans que les gens me voient, et j'ai vu des jeunes prêts à défendre leur ville". Visiblement Mouammar Kadhafi ne semble pas avoir assisté aux scènes de liesse qui agitaient mardi soir Tripoli. Dans cette dernière déclaration provocatrice, diffusée par une chaîne syrienne, le dirigeant libyen, toujours introuvable mercredi matin, affirme avoir déambulé sans être reconnu dans la capitale libyenne avant d'appeler "les habitants de Tripoli, les tribus, les jeunes, les vieux à sortir dans les rues" et "nettoyer (la ville) des rats", dans une référence aux rebelles.

Les insurgés ont porté un coup sévère au régime en place en prenant le contrôle du quartier général du général Kadhafi à Tripoli mardi soir. Le "guide" libyen tentait de relativiser cette prise stratégique en soutenant dans la soirée s'être retiré "pour des raisons tactiques" dans un message sonore diffusé par la chaîne de télévision al-Orouba et repris par le site internet d'Al-Libiya, la chaîne de son fils Seif al-Islam, qui a cessé d'émettre. Son porte-parole, Moussa Ibrahim, a même lancé un appel aux volontaires pour rejoindre les rangs des partisans de Kadhafi, assurant que 6.500 s'étaient déjà présentés ces dernières heures et que le régime allait "transformer la Libye en un brasier" si les bombardements se poursuivaient. (Lire notre article Libye : des journalistes bloqués dans leur hôtel)

Des combats dans Tripoli

Les combats ont coûté cher en vies humaines, d'après le numéro un du CNT, Moustapha Abdeljalil. Uniquement à Tripoli, l'offensive rebelle a fait en trois jours plus de 400 morts et 2.000 blessés. Près de 600 soldats partisans de Kadhafi ont été capturés. Mercredi matin, des patrouilles de rebelles ratissaient encore la capitale à la recherche d'éventuels combattants embusqués. Des accrochages se poursuivaient par intermittence autour de quartiers encore contrôlés par les pro-Kadhafi. Les rebelles faisaient état de bombardements des forces fidèles de Mouammar Kadhafi dans les quartiers du centre-ville pris la veille par les insurgés. Les deux priorités immédiates des rebelles étaient de sécuriser la route menant à l'aéroport et de prendre le contrôle du quartier loyaliste d'Abou Slim. Loin d'être pacifiées, les rues de Tripoli sont fermées aux journalistes accrédités par le régime. Tous sont confinés dans un hôtel proche du QG de Kadhafi.

Plusieurs fronts à l'ouest et à l'est

Dans le reste du pays, plusieurs fronts subsistent. A l'est, les rebelles libyens ont resserré mardi leur étau sur Syrte, région d'origine et bastion du colonel Kadhafi, où des négociations ont été entamées avec les tribus locales pour obtenir une reddition pacifique de la ville. Par l'ouest, des rebelles venus de l'enclave de Misrata ont annoncé se trouver à une centaine de kilomètres de Syrte. Par l'est, les rebelles qui avaient pris Brega ont fait un bond de 80 km et se sont emparés du port pétrolier de Ras Lanouf, à 130 kilomètres à l'est. Les pro-Kadhafi ont tiré mardi soir plusieurs missiles Scuds depuis les environs de Syrte en direction de Misrata, où de puissantes explosions ont été entendues, selon les rebelles de cette ville.

1,7 million de dollars pour la tête de Kadhafi

Mais pour les insurgés, la bataille est quasiment gagnée. "Le régime de Kadhafi est fini à 95%", a affirmé le colonel Abdallah Abou Afra, porte-parole des rebelles."95% de la Libye est sous le contrôle des rebelles", a-t-il déclaré sur Al Djazira. "Celui qui gouverne la Libye est celui qui contrôle (le complexe fortifié de) Baba Al Aziziah, c'est la réalité des faits. Pour nous, Kadhafi est fini", a-t-il ajouté.

Les rebelles ont également annoncé une récompense de près de 1,7 million de dollars pour celui qui capturera Mouammar Kadhafi. Mort ou vif. Cette somme est proposée par les des hommes d'affaires libyens et le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion. "Le régime de Kadhafi ne sera pas fini tant qu'il ne sera pas capturé vivant ou mort", a expliqué Moustapha Abdeljali, président du CNT, en précisant que "les hommes du cercle rapproché (de Mouammar Kadhafi) qui le tueront ou le captureront auront l'amnistie garantie par le peuple". Une annonce qui va plus loin que les premières mesures annoncées mercredi matin.

Le CNT veut juger Kadhafi et annonce des élections législatives
Le CNT (Conseil national de transition), organe politique de la rébellion, annoncé peu après la prise du QG de Mouammar Kadhafi, le début officiel de la la transition pour une "Libye nouvelle (...,) pour une nation unie, civile et démocratique". Parmi les premières annonces du gouvernement de transition :

- L'installation progressive du CNT à Tripoli. Le gouvernement rebelle était jusqu'ici basé à Benghazi, son fief à l'est du pays.

- Kadhafi et son clan jugés. "L'opinion dominante parmi les membres du CNT est de juger le raïs et sa bande en Libye", affirme le numéro un du CNT, Mustafa Abdel Jalil, dans un entretien publié mercredi par le quotidien italien La Reppublica. "Pour cela, nous voulons qu'ils soient pris vivants et traités différemment de la façon dont le colonel traitait ses adversaires", précise t-il. Le responsable politique exige également "un procès équitable, mais qui doit se dérouler en Libye".

- Des élections législatives dans huit mois. Mustafa Abdel Jalil promet également, dans les colonnes de La Reppublica, la tenue du scrutin législatif afin de bâtir "un gouvernement démocratique et une Constitution" et "ne plus être isolés du monde"

- La normalisation des relations avec la communauté internationale. Le CNT assure que la rébellion "honorera les contrats" passés par le colonel Mouammar Kadhafi. Le gouvernement rebelle affirme, également qu'une fois établi à Tripoli, ses relations diplomatiques "seront fondées sur le respect et l'intérêt mutuels". Il a loué "les nombreux pays qui ont été très résolus dans leur soutien au peuple libyen dès le premier jour" mais mentionné "d'autres pays qui ont été très lents comme la Chine et la Russie". La Fédération de Russie qui, intérêts commerciaux oblige, a mis de l'eau dans son vin. Après avoir refusé de reconnaître le CNT, Dmitri Medvedev a finalement indiqué mercredi être prêt à établir des relations avec les rebelles libyens s'ils parviennent à unir le pays dans lequel coexistent "deux pouvoirs". Nicolas Sarkozy recevra lui le Premier ministre du CNT mercredi à 17h45 à l'Elysée.
le 24 août 2011 à 09:40

bien , je prends dès ce soir mon billet pour Tripoli , je veux la prime !

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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  Jeanclaude le Ven 26 Aoû - 9:01

Nicolas Sarkozy voudrait se rendre en Libye

Mis à jour le 26/08/2011 à 09:49 | publié le 24/08/2011 à 09:48

Sarkozy veut se rendre en Libye


Le journal Le Parisien annonce que Nicolas Sarkozy devrait se rendre en Libye «dès que possible» en compagnie du premier ministre britannique David Cameron, mais «une fois seulement que le Guide libyen aura été capturé». Le chef de l'Etat ne devrait «en toute vraisemblance» pas se rendre en Libye avant le sommet international convoqué à Paris le 1er septembre, ajoute le quotidien, qui précise que selon ses proches, «Sarkozy ne se contentera pas d'aller dans la capitale Tripoli, il veut également se rendre dans les fiefs rebelles de Benghazi et de Misrata»

Kadhafi à Syrte, selon l'Elysée

Kadhafi aurait été localisé à Syrte, selon Le Parisien, qui affirme tenir ses informations de l'Elysée. Syrte est la ville natale de l'ex-dirigeant libyen, et un des bastions du régime. Jeudi, plusieurs sources indiquaient que le «Guide» se trouvait toujours à Tripoli.

Retrouver le colonel Kadhafi et ses fils est une priorité des rebelles. Pour l'ancien numéro deux du régime libyen, Abdessalem Jalloud, «il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps», a-t-il déclaré à la presse à Rome.

Des hommes d'affaires libyens ont proposé une récompense financière de 1,7 million de dollars (2 millions de dinars libyens) pour le colonel, mort ou vif. Le Conseil national de transition a indiqué soutenir cette initiative. Les rebelles ont également offert l'immunité à tout proche de Kadhafi qui déciderait de le tuer ou de le livrer. L'Otan contribue à cette traque en fournissant «des renseignements et des équipements de reconnaissance», a annoncé le ministre britannique de la Défense, Liam Fox. Selon le quotidien Daily Telegraph, des membres des forces spéciales britanniques seraient même à l'oeuvre sur le terrain pour rechercher le colonel.

Dans un message sonore diffusé jeudi par la chaîne satellitaire Arrai, basée en Syrie, Mouammar Kadhafi appelle ses partisans à la lutte armée pour vaincre «ces rats d'ennemis» et «libérer Tripoli».

Déblocage de 1,5 milliard de dollars pour le CNT

Le Conseil de sécurité de l'ONU a accepté jeudi soir de débloquer 1,5 milliard de dollars d'avoirs libyens gelés pour financer une aide d'urgence à la reconstruction du pays. L'idée avait été évoquée en premier lieu par les Etats-Unis, avant que le CNT - le Conseil national de transition, l'organe de décision des insurgés - ne réclame mercredi une aide d'urgence de 5 milliards de dollars.

Cette décision découle d'un accord intervenu entre les Etats-Unis et l'Afrique du Sud, qui s'opposait depuis deux semaines à cette mesure. Ces avoirs sont gelés dans des banques américaines depuis le 26 février par une résolution de l'ONU qui imposait des sanctions sévères au colonel Kadhafi et à son entourage. Mais l'Afrique du Sud s'opposait à leur déblocage au sein du comité des sanctions du Conseil de sécurité, où l'unanimité est nécessaire pour toute décision. La raison invoquée : un désaccord sur CNT formé par les rebelles libyens, que ni l'Afrique du Sud ni l'Union africaine n'ont encore reconnu.

Devant l'apparente impasse, les Etats-Unis avaient menacé de recourir à un vote du Conseil pour débloquer les fonds. L'accord de dernière minute avec l'Afrique du Sud a permis à Washington d'éviter de demander ce vote. «L'argent va partir dans les prochains jours», a déclaré à la presse un diplomate américain.

La nouvelle demande ne fait aucune mention du CNT, indiquant seulement que l'argent serait remis aux «autorités compétentes» libyennes. L'ambassadeur d'Afrique du Sud à l'ONU, Baso Sangqu, a affirmé que le sommet de l'Union africaine (UA), réuni jeudi à Addis Abeba, avait approuvé l'accord avec les Etats-Unis. Il a cependant ajouté que «ces préoccupations ne disparaîtraient pas tant que l'UA n'aurait pas pris» de décision sur la reconnaissance du CNT.

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi que la somme serait utilisée pour payer des programmes de l'ONU, des factures énergétiques, des dépenses de santé, d'éducation et de la nourriture.

Tansfert du comité exécutif de Benghazi à Tripoli

Les rebelles libyens ont transféré leur comité exécutif, l'équivalent du gouvernement, de Benghazi, leur fief dans l'Est, à Tripoli où il sont entrés dimanche, a annoncé vendredi un haut responsable du Conseil national de transition. «Je déclare le début et la reprise du travail du comité exécutif à Tripoli», a déclaré lors d'une conférence de presse le vice-président du comité exécutif Ali Tahouni.

Ali Tahouni a indiqué que le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, arriverait à Tripoli dès que la situation sur le plan de la sécurité le permettrait.

«Nous promettons de favoriser les pays qui nous ont aidés»

Le chef du Conseil national de transition a promis jeudi de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les États ayant aidé la Libye. «Nous promettons de favoriser les pays qui nous ont aidés, notamment au travers du développement de la Libye. Nous les traiterons en fonction du soutien qu'ils nous ont apporté», a déclaré Moustapha Abdeljalil. Il a également exprimé sa «gratitude» aux pays participant aux opérations de l'Otan dans le pays et à ceux qui ont débloqué des fonds gelés à l'étranger.

L'Otan bombarde Syrte, région d'origine de Kadhafi

Sur le front de l'est - La télévision du régime libyen, Al-Jamahiriya, a annoncé jeudi sur sa page Facebook que l'Otan bombardait la ville de Syrte, région d'origine de Mouammar Kadhafi, située à 360 km à l'est de Tripoli. Depuis lundi après-midi, la télévision d'Etat libyenne a cessé d'émettre après sa prise de contrôle par les rebelles, mais sa page Facebook est toujours active.

Dans l'ouest, Zouara est toujours contrôlée par la rébellion mais reste encerclée par les forces loyalistes, ont indiqué des rebelles de Sobratah qui s'apprêtent à désenclaver cette ville. Ils ont demandé l'aide des combattants des montagnes de Nefoussa.

Au sud, les rebelles libyens ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité d'Al-Wyg, «stratégique, notamment car elle abrite une piste d'atterrissage», selon une source rebelle.

A Tripoli, les insurgés ont réussi à conquérir le quartier d'Abou Salim, selon le chef d'un bataillon de combattants, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour. Hatba Charkia est encore aux mains des forces loyales au «Guide», tandis que Bab al-Aziziya, le vaste complexe résidentiel du colonel Kadhafi tombé mardi aux mains des insurgés, est livré aux pilleurs.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/24/01003-20110824ARTFIG00610-libye-accord-a-l-onu-pour-debloquer-les-avoirs-geles.php

Jeanclaude
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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  livaste le Sam 27 Aoû - 19:09

Kadhafi aurait quitté la Libye en Mercedes
Selon le très sérieux quotidien algérien "El Watan", un puissant convoi de six Mercedes blindées "est passé vendredi de Libye en Algérie".


Kadhafi a-t-il pris le maquis ? Une « source » - présentée comme « une source militaire libyenne » par l'agence officielle égyptienne Mena qui est à l'origine de l'information, désormais relayée par El Watan - estime très vraisemblable que « de hauts responsables libyens » (de l'ancien régime) aient quitté le pays à bord des véhicules. « Voire Mouammar Kadhafi lui-même », ajoute El Watan. Les Mercedes sont passées, dit-on, par la ville-frontière de Ghadames, une oasis perdue dans le désert, située dans le grand sud de la Lybie.


À l'heure des rumeurs et des intox, l'information doit être prise, certes, avec prudence. Mais le passage à cet endroit d'un convoi de Mercedes blindées parait, au minimum, acquis. À noter que l'Algérie n'a pas reconnu le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, et n'a jamais demandé officiellement le départ de Mouammar Kadhafi, disant observer une "stricte neutralité" dans le conflit.

Ce samedi matin, les rebelles libyens ont fait une nouvelle avancée majeure vers la victoire finale. Ils se sont emparés du principal poste-frontière avec la Tunisie, signant une nouvelle avancée face au régime de Mouammar Kadhafi. Dans le même temps, des combats ponctuels ont eu lieu sur le front est et à Tripoli, au moment où les appels internationaux à la réconciliation et au renoncement à toute vengeance se sont multipliés, aussi bien du côté de l'Union européenne, des Nations unies que de l'Union africaine.

Par Actu France Soir
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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  Invité le Sam 27 Aoû - 20:28

C'est comme le Mollah Omar qui fuit en bicylcette... Very Happy

Si cette info est vraie, il est évident que ce serait avec la complicité ou du moins le laisser faire des forces spéciales occidentales qui sont sur place et très active depuis quelques temps.

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Re: La crise libyenne , l'après Kadhafi ???

Message  Bertolt_Brecht le Jeu 15 Sep - 7:53

Sarkozy et Cameron en route pour Tripoli, une visite "historique"

La visite jeudi en Libye du président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre britannique David Cameron est un "moment historique" qui témoigne du soutien de l'Europe à la démocratie dans ce pays pays débarrassé de Mouammar Kadhafi, ont estimé des ministres français.

"C'est un succès diplomatique, c'est un succès militaire, c'est un succès d'une certaine idée de la liberté, du rôle et de la place de la France dans le monde", a déclaré le ministre de l'Economie François Baroin, sur la radio France Info.

"C'est un geste fort, c'est un moment historique, de même que c'était un moment historique de voir les premiers avions survoler à la fois les forces de Kadhafi et les forces de soulèvement. C'est un moment historique que de se rendre aujourd'hui en Libye", a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy et David Cameron sont attendus dans la matinée en Libye. Partis dans des avions différents, ils doivent se retrouver d'abord à Tripoli et, selon des médias français, également à Benghazi d'où est partie la rébellion au colonel Kadhafi. Leurs deux pays ont été en pointe dans la guerre menée par l'Otan contre les troupes de ce dernier.

Le président français devait être accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et de l'essayiste Bernard-Henri Lévy, défenseur de la première heure des rebelles libyens.

"L'Europe appuie (la) démocratie" et "c'est la raison de la visite de David Cameron et de Nicolas Sarkozy", a souligné pour sa part le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, à la chaîne de télévision I-Télé.

"C'est un tournant historique dans la politique française et européenne vis-à-vis des pays arabes. C'est la première fois que des troupes européennes permettent à un peuple arabe de se libérer d'un dictateur", a-t-il ajouté.

"On dit simplement la politique a changé. Avant on disait "dans un pays arabe, ou il y a la dictature, ou il y a un fanatisme islamique". Et bien non, il y a une troisième voie, c'est la démocratie et l'Europe appuie cette démocratie, par les armes pour libérer les peuples, par l'appui démocratique et c'est la raison de la visite" des deux dirigeants, a précisé le ministre français.

L'Europe appuie aussi ce pays car elle lui dit "on va vous aider à évoluer vers un Etat démocratique", a-t-il ajouté.

AFP

On va vous aider à évoluer vers un Etat démocratique (à l'occidentale oeuf corse) et si on pouvait en profiter pour papoter pétrole et autres babioles, ça serait sympatoche aussi Very Happy

S'ils pouvaient perdre BHL là-bas...
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Bertolt_Brecht
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