La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

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La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Ven 22 Juil - 16:49

La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

21/07/2011 à 11h28 (mise à jour le 22/07/2011 à 11h18)

La zone euro a mis jeudi sur la table un nouveau plan d’aide de près de 160 milliards d’euros pour sauver la Grèce et empêcher une contagion de la crise de la dette, au risque toutefois de provoquer un défaut de paiement du pays et de briser un tabou.

Après dix heures de discussions lors d’un sommet à Bruxelles, les chefs d’Etat de l’Union monétaire sont parvenus dans la soirée à un accord pour alléger la dette grecque -d’un montant de près de 350 milliards d’euros actuellement- et impliquer les banques.

Le volume de la dette devrait être au moins réduit de 26 milliards d’euros d’ici fin 2014, a annoncé le Premier ministre grec Georges Papandréou à l’issue de cette réunion de crise.

Les dirigeants de la zone euro ont décidé de frapper fort avec un sauvetage d’un montant supérieur aux attentes et au premier plan décidé en urgence au printemps 2010, de 110 milliards d’euros.

Jusqu’à fin 2014

Ce deuxième plan d’aide courant jusqu’à fin 2014 sera dans le détail composé d’environ 109 milliards d’euros de prêts de l’Europe et du Fonds monétaire international, même si la répartition entre les deux ensembles n’a pas encore été décidée.

Le reste doit venir des banques, assureurs et fonds d’investissement qui ont prêté de l’argent à la Grèce, répondant ainsi à une exigence de l’Allemagne qui avait suscité beaucoup de remous et de divisions parmi les Européens.

Pour des raisons politiques, Berlin cherchait à faire participer les banques au deuxième plan d’aide, mais cette requête inquiétait au plus haut point car elle risquait de déboucher sur un défaut de paiement de la Grèce, aux conséquences désastreuses pour l’économie du pays.

Les opposants à cette option, au premier rang desquelles la Banque centrale européenne, ont fini par céder. Car si les dirigeants de la zone euro ont accepté implicitement la probabilité que cela entraîne un défaut sur une partie de la dette grecque, ceci ne devrait durer que quelques jours, selon un diplomate. Il s’agira néanmoins d’une première pour un pays de la zone euro.

La participation des banques a donné lieu à un rude bras de fer ces dernières semaines entre Berlin, soutenu par les Pays-Bas et la Finlande d’une part, la Banque centrale européenne, la France et de nombreux pays d’autre part. Ces différends ont alimenté la nervosité des marchés et créé des turbulences qui ont failli emporter l’Italie - fortement endettée elle aussi - à son tour dans la tempête de la crise de la dette.

Trichet salue ce plan, «crucial»

Jusqu’ici fermement opposé à cette solution, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a salué le nouveau plan d’aide, le jugeant «crucial» pour stabiliser l’économie grecque. Il n’a toutefois pas exclu un défaut de paiement de la Grèce, qu’il avait rejeté jusqu’ici.

«Nous faisons valoir nos arguments, nous ne sommes pas toujours entendus», a-t-il reconnu.

Il s’est aussi félicité du fait que la participation du secteur privé au plan d’aide soit limitée à la seule Grèce, et ne soit pas envisagée pour d’autres pays fragiles au sein de la zone euro.

Surtout, il a obtenu une concession forte: la zone euro accepte dorénavant de racheter elle-même de la dette publique de pays en difficulté sur les marchés, via son Fonds de secours financier, afin de soulager les banques qui en détiennent des montants importants. Seule la BCE était chargée jusqu’ici de cette tâche. Le Fonds pourra aussi débloquer des prêts «préventifs» pour empêcher que des pays fragiles soient entraînés dans une crise de la dette.

Le président français Nicolas Sarkozy y a vu «l’amorce d’un Fonds monétaire européen». «Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l’ensemble des pays de la zone euro ont décidé d’être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment ou celui-ci s’engage dans un programme de réforme», a-t-il également estimé.

Améliorer la gouvernance

Après avoir accordé un plan d’aide substantiel, la zone euro n’entend pas s’arrêter en si bon chemin là: des propositions pour améliorer sa gouvernance seront faites «avant la fin de l’été» avec la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué M. Sarkozy, alors que l’avenir même de la zone semblait en péril avec la cause grecque.

Dès vendredi, le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a déclaré vendredi que son pays était prêt à acheter davantage d’obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF) si nécessaire.

En attendant, sur les marchés financiers, les annonces de jeudi ont favorisé un rebond par anticipation des marchés. Quant à la monnaie unique, elle s’est fortement apprécié face au dollar, repassant au-dessus de 1,44 dollar.

Les marchés financiers asiatiques ont salué vendredi l’annonce du plan: vers 02H20 GMT, la Bourse de Tokyo gagnait 0,86%, Hong Kong 1,35%, Sydney 0,85% et Séoul 0,56%.

http://www.liberation.fr/economie/01012350233-grece-pas-d-accord-en-vue-sur-une-taxe-bancaire?xtor=EPR-450206

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  livaste le Ven 22 Juil - 18:44

et la Grèce , qu'est ce qu'elle va faire pour parvenir enfin à gérer ses budgets ???

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Georges le Ven 22 Juil - 18:55

livaste a écrit:et la Grèce , qu'est ce qu'elle va faire pour parvenir enfin à gérer ses budgets ???

Il me semble qu'ils ont déjà commencé avec des réduction des salaires des fonctionnaires et des retyraites de 25%.

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  livaste le Ven 22 Juil - 20:55

Et bien , visiblement , ils n'ont pas fait assez , peut être que s'ils payaient leurs impôts , que si leur gouvernement cessaient de frauder sur les comptes , cela irait mieux , mais en l'occurrence je ne vois pas pouquoi ce sont les contribuables des autres pays qui devraient payer !


L'aide à la Grèce coûtera 15 milliards d'euros à la France


Par lefigaro.fr

22/07/2011 | Mise à jour : 12:59

Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce aura comme «conséquence indirecte» pour la France une augmentation de son endettement d'environ 15 milliards d'euros d'ici 2014, selon François Fillon.

L'endettement français sera accru d'environ 15 milliards d'euros d'ici à 2014 en raison de la mise en oeuvre du plan d'aide à la Grèce conclu jeudi soir, a déclaré vendredi François Fillon. Ces décisions n'ont pas de coût direct pour nos finances publiques», a assuré le premier ministre, à l'issue d'une réunion à Matignon avec les principaux responsables du Parlement sur les suites du sommet de la zone euro tenu jeudi à Bruxelles. Et d'ajouter : «Elles ont un coût indirect puisque nous allons participer à travers des garanties apportées sur les prêts qui seront consentis par le fonds de stabilité européen à la Grèce».

Le premier ministre a qualifié en outre l'accord des dirigeants européens sur un plan de sauvetage de la Grèce d'étape absolument décisive pour la zone euro.

Cet accroissement de l'endettement pourrait mettre à mal l'objectif du gouvernement de commencer à faire baisser le ratio de dette publique de la France à partir de 2013. La dette publique de la France s'élevait à la fin du premier trimestre (dernier chiffre disponible) à 1646,1 milliards d'euros, soit 84,5% du Produit intérieur brut (PIB).

L'accord de Bruxelles, qui doit beaucoup aux efforts du couple franco-allemand, pemettra d'éviter une faillite de certains pays de la zone euro, a déclaré le premier ministre après avoir expliqué les décisions prises jeudi aux parlementaires français à Matignon.

La «règle d'or» qui inscrirait la nécessité de réduire les déficits dans la Constitution française est plus que jamais d'actualité, a encore dit le chef du gouvernement. L'objectif de la France de ramener son déficit public en dessous de 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013 «doit être atteint», a également indiqué le premier ministre. «Les engagements que nous avons pris doivent être respectés», a-t-il ajouté.
(avec AFP et Reuters)



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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Ven 22 Juil - 21:20

livaste a écrit:Et bien , visiblement , ils n'ont pas fait assez , peut être que s'ils payaient leurs impôts , que si leur gouvernement cessaient de frauder sur les comptes , cela irait mieux , mais en l'occurrence je ne vois pas pouquoi ce sont les contribuables des autres pays qui devraient payer !


Qu'estce que tu proposes comme autre solution ? Sortir de l'UE ? C'est déjà dans les idées de quelquues uns mal informés d'un tel risque !

Quand au gouvernement Grec je suis parfaitement d'accord pour dire qu'il est impératif qu'il gère mieux leurs budgets, stoppe immédiatement la fraude organisée !

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  livaste le Lun 25 Juil - 7:48

Moody's abaisse la note de la Grèce, à un cran du défaut de paiement
le 25 juillet 2011 à 08h45 , mis à jour le 25 juillet 2011 à 09h27

L'agence de notation a abaissé ce lundi la note de la dette grecque de trois points. Le pays n'est désormais plus qu'à un point du défaut de paiement.


L'agence de notation Moody's a dégradé lundi de trois crans la note de la dette à long terme de la Grèce et la place désormais à un cran du défaut de paiement. C'est ce qu'explique l'agence de notation dans un document paru lundi, estimant que le pays ne sera pas en mesure de rembourser intégralement ses créanciers privés. "Cette dégradation reflète les pertes attendues qu'induit l'échange de dettes", explique Moody's, l'une des trois grandes agences de notation mondiales.

L'annonce d'un second plan d'aide de la zone euro et les échanges d'anciennes obligations grecques contre de nouvelles qui l'accompagnent "induisent que les créanciers privés vont essuyer des pertes", explique l'agence. La note de la dette à long terme de la Grèce est désormais à Ca contre Caa1 auparavant. Moody's indique qu'elle réexaminera la note du pays pour s'assurer qu'elle "reflète le risque associé à son nouveau statut, en incluant de potentielles futures restructurations de la dette".

Pour l'agence, le nouveau plan de sauvetage a certes des avantages pour le pays - baisse des coûts liés à sa dette et une moindre dépendance aux marchés financiers -, "mais l'impact sur la réduction de sa dette est "limité", argue-t-elle. En revanche, le nouveau plan d'aide à la Grèce permettra à la zone euro de contenir le risque de contagion qui aurait pu s'enclencher si Athènes n'avait pas pu honorer ses échéances de remboursement selon Moody's. Ce nouveau plan prévoit une participation du secteur privé, principalement des banques.

le 25 juillet 2011 à 08:45

Agence de Notation




Les agences de notation (« rating ») sont des organismes spécialisés dans l'analyse du risque de défaut d'un emprunteur, qui émettent régulièrement des opinons – sous la forme de notes – sur la capacité de cet emprunteur à faire face, à bonne date, aux échéances de remboursement en intérêt et en capital d'une dette qu'il aura contractée.

Cette dette peut être de type bancaire ou obligataire , elle peut revêtir la forme d'émissions de billets de trésorerie ou de tout type d'instruments financiers portant intérêts (prêts acquéreurs de logements, etc.).

L'emprunteur noté peut être un pays, une collectivité locale, une société financière, banque ou compagnie d'assurance, ou encore une société industrielle.

Trois grandes agences de notation représentent plus de 80 % du marché mondial : Standards & Poor's , Moody's Investor Service et Fitch Rating .

En France, la Coface (Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur) note des dettes commerciales de moins de 6 mois et de 100000 euros maximum, la Banque de France s'étant pour sa part spécialisée dans l'évaluation de la capacité des entreprises à honorer leurs engagements à 3 ans.

Les échelles de notation des trois principales agences de notation comprennent 21 à 23 notes, de la « qualité de crédit » jugée la plus élevée (« AAA » pour Standards & Poor's et Fitch , « Aaa » pour Moody's ) à celle jugée la plus basse (« D » ou « C »).

Face à la « désintermédiation » grandissante qui caractérise depuis plus de 20 ans les marchés de capitaux (recherche de financement par canal direct et affaiblissement du rôle des banques en tant qu'intermédiaires), rares sont aujourd'hui les emprunteurs qui ne sollicitent par une notation auprès d'une ou de plusieurs agences de notation : plus la notation sera élevée et plus large sera la base d'investisseurs potentiels, la notation ayant également un impact direct sur le coût d'un financement. Mi-2008, 366 entreprises françaises disposaient d'une notation en France.



Exemples de notations « endettement long terme » en juin 2008 :

Notation « AAA » (meilleure qualité de crédit, risque le plus faible pour l'investisseur, forte capacité à faire face à ses obligations sur le très long terme) : La Poste, L'Allemagne, l'Espagne, la France, Pfizer, Rabobank.

Notation « BB » (Ba pour Moody's – capacité incertaine à terme de l'emprunteur à faire face à ses obligations) : Rémy Cointreau, Piaggio, l'Egypte, Alcatel Lucent.

Notation « CCC » (qualité « médiocre », danger quant au paiement des intérêts et au remboursement du capital) : Cuba, le Nicaragua.



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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Lun 25 Juil - 9:35

En Mai 2005, la Grèce avait été ruinée par deux choses :

- l'euro qui est une monnaie "forte" qui a axphixiée son économie et...
- le capitalisme international qui a fait monter la tension autour de la dette, augmentant au passage les taux d'intérêt (à cause de Goldman Sachs entre autres).

Menacée de faillite l'Union Européenne a alors "aidé" le pays en injectant des dizaines de milliards d'euro. Or, cette "aide" était perverse il ne s'agissait nullement de financer l'économie réelle en Grèce mais plutôt de cracher des fortunes aux banquiers pour qu'ils continuent de prêter à des taux énormes.

Le problème ne pouvait logiquement que s'aggraver.

En échange de cette "aide" (aux seuls banquiers) le pays devait faire des "efforts", c'est à dire réduire ses dépenses et augmenter ses recettes. Du coup de niveau de vie s'est brutalement tassé entraînant de lourdes souffrances sociales. Le FMI et l'UE ruinent la Grèce comme l'Afrique hier !

Avec des gouvernants (de droite et de gauche) acquis au libéralisme les efforts ont été supportés par les seuls gens ordinnaires qui ont vu les prix augmenter et les services publics décliner. Rappelons que la Grèce n'était déjà pas un pays riche avant 2009.

Et aujourd'hui, un an après cette politique, qu'en est-il ? La même chose en pire ! Assomée l'économie grecque a encore ralenti à cause du niveau de vie en baisse et des taux d'intérêt énormes.

Le parlement grec a donc voté de nouvelles mesures anti-sociales (et donc anti-économiques) en échange d'une nouvelles "aide".

Entre temps c'est toute la zone euro qui est fraglisée car rien n'est réglé en Grèce.

De plus, le Portugal, l'Espagne, l'Italie et l'Irlande sont suceptibles de craquer sans que l'Union ne puisse rien faire vu l'énormité des dettes.

C'est toute la mécanique de l'euro qui est grippée avec une banque centrale indépendante des nations et des peuples et une mafia libérale aux affaires à tous les étages.

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Lun 25 Juil - 11:01

L'agence Moody's quasi-certaine que la Grèce fera défaut !

25/07/2011 à 11h02
par Cecile Lefort et George Georgiopoulos

SYDNEY/LONDRES (Reuters) - Moody's a abaissé lundi la note souveraine de la Grèce de "Caa1" à "Ca", le dernier cran au-dessus du défaut, estimant que le nouveau plan de sauvetage européen constitue un précédent négatif pour les investisseurs.

Les dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord la semaine dernière sur un nouveau plan de soutien à la Grèce, comprenant une participation des banques et assureurs européens à travers un échange de dette.

Ce plan induit des pertes importantes pour les détenteurs d'obligations grecques, a expliqué Moody's, qui attribue désormais à la Grèce la note de crédit la plus faible de tous les pays qu'elle évalue.

"Le programme annoncé par l'Union européenne et le communiqué de l'Institut de la finance internationale (IFI) implique une probabilité d'échange déséquilibré, et donc de défaut de la dette souveraine grecque, virtuellement de 100%", a estimé l'agence dans un communiqué.

Comme Fitch la semaine dernière - qui a placé la note grecque en défaut partiel - Moody's a précisé qu'elle attribuerait une nouvelle note à la suite de l'échange de dette.

"Moody's réévaluera la note de la Grèce pour s'assurer qu'elle reflète le risque associé au nouveau profil de crédit du pays et à l'éventualité de nouvelles restructurations de dette", a déclaré l'agence de notation.

Elle avertit que si le nouveau plan d'aide permettra sans doute à la Grèce de réduire le coût de son endettement - d'environ 13,5 milliards d'euros, d'après l'IFI - le pays fait toujours face à d'importants défis de solvabilité à moyen terme.

"Le volume de la dette (grecque) sera bien supérieur à 100% du PIB pour de nombreuses années encore, et le pays restera confronté à des risques significatifs pour ce qui est de la mise en oeuvre des réforme budgétaires et économiques", explique Moody's.

L'agence de notation redoute également que le plan de sauvetage européen ne constitue un précédent négatif de restructuration pour les investisseurs.

"Le plan de soutien établit un précédent pour de futures restructurations si la dette souveraine d'un autre Etat de la zone euro devient aussi problématique que celle de la Grèce", estime Moody's.

L'agence précise que la note "Ca" s'applique à des obligations hautement spéculatives étant probablement en situation de défaut ou en étant très proches.

Un conseiller de l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA), l'association des intervenants des marchés dérivés, a estimé vendredi que le plan proposé par l'IFI d'un d'échange ou de rachat volontaire de dette grecque ne déclencherait pas d'événement de crédit ou le versement des CDS, ces assurances sur le défaut de paiement.

L'une des conditions à réunir pour qualifier un événement de crédit est que la modification des termes d'une dette lie l'ensemble des créanciers, ce qui n'est pas le cas ici, a estimé l'ISDA, qui a le dernier mot en la matière.

Gregory Schwartz et Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

http://www.boursier.com/actualites/reuters/l-agence-moody-s-quasi-certaine-que-la-grece-fera-defaut-91205.html


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Message  livaste le Lun 25 Juil - 13:49

me semble que l'agence truc machin , veut faire la pluie et le beau temps , la pluie pour les pays , le beau temps pour les spéculateurs .
Qu'est ce que c'est que ce machin , institué par les banquiers , qui vient saper la moindre tentative des gouvernements ?

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Lun 25 Juil - 14:30

livaste a écrit:me semble que l'agence truc machin , veut faire la pluie et le beau temps , la pluie pour les pays , le beau temps pour les spéculateurs .
Qu'est ce que c'est que ce machin , institué par les banquiers , qui vient saper la moindre tentative des gouvernements ?

Quand tu parles économie tu ne peux pas ignorer qu'il existe des agences de notations ou "truc-machin" comme tu dis ! Que ces agences fassent la pluie et le beau temps des spéculateures je te l'accorde facilement à tel point qu'une agence a failli retirer des points de solvabilité à la France !

La notation financière ou notation de la dette ou rating (dans le monde anglo-saxon) est l'appréciation, par une agence de notation financière, du risque de solvabilité financière :

- d’une entreprise,
- d’un État (« notation souveraine ») ou d’une autre collectivité publique, nationale ou locale,
- d’une opération (emprunt, emprunt obligataire, opération de financement structurée, titrisation, etc.),
et à attribuer une note correspondant aux perspectives de remboursement de ses engagements envers ses créanciers — fournisseurs, banques, détenteurs d’obligations, etc. c La notation financière constitue, pour les investisseurs, un critère clé dans l’estimation du risque qu’un investissement comporte, particulièrement dans le cadre de marchés financiers de plus en plus globaux qui rendent difficile la maîtrise de l’information et donc de tous les paramètres de risque. C'est même un des critères obligatoires pour les emprunteurs institutionnels (fonds de pension, collectivités territoriales, etc.) dont les statuts précisent un niveau de notation minimal pour leurs investissements.

La notation financière d’un acteur du marché est un élément important dans la prise de décision d’investissement.

Sans pouvoir remplacer totalement, du moins en principe, l’analyse personnelle par l’investisseur, la notation financière d’une entreprise est un élément essentiel de la prise de décision d’investissement.

Au sommet de la pyramide, on trouvera la notation AAA, généralement réservée à quelques états. On est là dans le domaine de l’investissement (virtuellement) sans risque.

Un investisseur ne consentira donc à investir dans un emprunteur avec notation inférieure que moyennant le paiement d’un taux d'intérêt incluant une prime de risque censée couvrir le risque de perte.

Les échelles de notation financière sont dès lors devenues des références obligées des marchés financiers, avec établissement d’une échelle de primes de risques.

Cette échelle de prime de risque n’est :

ni figée : et on assistera selon les circonstances économiques soit à un élargissement ou à un rétrécissement des primes de risques,
ni unique : si un secteur d’industrie est perçu par le marché comme plus risqué, tel le secteur téléphonique, la prime pour un emprunteur de ce secteur sera plus élevée ;
Cependant, on constatera que l’échelle respectera toujours cette règle élémentaire : plus la notation financière est basse, plus la prime sera élevée.

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Jeanclaude le Lun 25 Juil - 14:43

La Grèce désormais à deux crans du défaut de paiement, selon Moody's

L'agence de notation américaine juge que le pays ne sera pas en mesure de rembourser intégralement ses créanciers, malgré un nouveau plan de sauvetage adopté jeudi.

Malgré un nouveau plan de sauvetage, la Grèce, sous perfusion internationale, est désormais à deux crans du défaut de paiement, selon l’agence de notation américaine Moody’s, qui estime lundi que le pays ne sera pas en mesure de rembourser intégralement ses créanciers.

Première des trois grandes agences à dégrader la note d’Athènes depuis l’annonce jeudi dernier d’un deuxième plan d’aide au pays, étranglé par une dette colossale, Moody’s a abaissé celle-ci de trois crans, la faisant passer de Caa1 à Ca. Celle-ci n’est plus qu’à deux crans du défaut de paiement.

Contrairement à sa tradition, Moody’s estime que la perspective de la note est appelée à évoluer. «Cette dégradation reflète les pertes attendues qu’induit l’échange de dettes», explique Moody’s, l’une des trois grandes agences de notation mondiales.

Pour Moody’s, les échanges d’anciennes obligations grecques contre de nouvelles qui accompagnent cet accord «induisent que les créanciers privés vont essuyer des pertes», explique l’agence dans un document lundi.

Une fois l’échange entre les anciens titres de dette grecque et les nouveaux effectué, «Moody’s le considérera à ce moment-là comme un défaut (de paiement) du gouvernement grec sur sa dette publique», prévient l’agence.

Cette situation est inédite au sein de la zone euro et pourrait provoquer un engrenage périlleux pour le secteur bancaire européen qui détient des quantités très importantes de dette publique grecque.

Se voulant rassurant, le président de la BCE Jean-Claude Trichet --pourtant le plus farouche opposant à un défaut de paiement de la Grèce-- a toutefois assuré que «tout a été mis en place pour faire face à toute éventualité». Une manière de dire que le défaut grec sera sous contrôle.

Fitch, l’autre grande agence de notation, avait annoncé vendredi dernier qu’elle allait placer en défaut partiel la dette de la Grèce car le nouveau plan vient modifier les termes initiaux de ses prêts.

Nouveau plan d’aide, l’Irlande et le Portugal toujours menacés

Le nouveau plan d’aide à la Grèce prévoit en effet une participation du secteur privé, principalement des banques.Celles-ci ont accepté de ne pas être remboursées sur la totalité des prêts consentis à Athènes et vont contribuer à hauteur de près de 50 milliards d’euros au sauvetage du pays. Cette participation se fera notamment via un échange de titres arrivant à échéance jusqu’à 2020 contre le rachat de nouvelles obligations à trente ans.

Comme sa rivale Fitch, qui avait jugé «positif» la semaine dernière l’accord des dirigeants de la zone euro pour stabiliser la crise sans précédent secouant l’Union monétaire, Moody’s relève quelques points positifs.

Il permettra à la Grèce d’être un peu moins dépendante des marchés financiers et de limiter les coûts liés à sa dette, estimée à 350 milliards d’euros.

Cet accord aura toutefois un impact «limité» sur l’objectif de réduction de la dette d’Athènes. «La Grèce continuera à être confrontée à des défis de solvabilité à moyen terme: son stock de dettes excédera toujours 100% de son PIB (Produit intérieur brut) pendant encore de nombreuses années», avance l’agence de notation.

Ce compromis, obtenu après des semaines d’atermoiements de la classe politique européenne, a également pour but de contenir le risque de contagion de la crise à d’autres pays fragiles de la zone euro.

L’Irlande et le Portugal, deux autres pays en difficulté, vont ainsi pouvoir emprunter à des taux réduits à l’avenir.

Mais d’après Moody’s, pour les créanciers de ces deux pays, rien n’est certain: les points négatifs vont continuer à l’emporter sur les points positifs, ce qui devrait «peser sur leur note», fait savoir l’agence.

(Source AFP)

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Re: La zone euro met sur la table près de 160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

Message  Georges le Lun 25 Juil - 17:51

livaste a écrit:me semble que l'agence truc machin , veut faire la pluie et le beau temps , la pluie pour les pays , le beau temps pour les spéculateurs .
Qu'est ce que c'est que ce machin , institué par les banquiers , qui vient saper la moindre tentative des gouvernements ?

Mais cette agence existe avec l'accord et l'appui des gouvernement membre du G20.

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