Elections en Belgique ....

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Elections en Belgique ....

Message  livaste le Dim 13 Juin - 10:45

La Belgique entre rupture et compromis
pour Le Monde.fr | 13.06.10 | 11h51 • Mis à jour le 13.06.10 | 12h02



Bruxelles, correspondant


Quelque 7,7 millions de Belges étaient appelés aux urnes, dimanche 13 juin, pour élire 150 députés et 40 sénateurs. La campagne qui a précédé ce scrutin anticipé a été très courte et marquée par des débats abondants sur l'avenir du pays en tant qu'Etat unitaire et d'autres, plus rares, sur la situation budgétaire. Certains analystes prédisent que, si elle ne prend rapidement les mesures adéquates, la Belgique se retrouvera, à son tour, ciblée par les marchés financiers.



Les grands quotidiens du pays résument l'enjeu de ces élections : "Les Belges jouent leur avenir" (La Libre Belgique), "Elire une nouvelle Belgique" (Le Soir), "Tout le monde a peur de Bart De Wever" (De Morgen). Le quotidien néerlandophone de gauche fait allusion au triomphe prédit par les sondages au leader de la Nouvelle alliance flamande (NVA), un parti qui prône la disparition de l'Etat unitaire. M. De Wever pourrait, à en croire ces enquêtes d'opinion, imposer la NVA comme le premier parti de Flandre, loin devant ses anciens partenaires du parti chrétien démocrate CD&V.

Si ces pronostics se réalisent, la Belgique politique pourrait se trouver dans une situation paradoxale : M. De Wever devrait gérer un Etat fédéral qu'il ne cesse de critiquer et dont il prône "l'évaporation", après de nouvelles délégations de pouvoirs à la Flandre et à la Wallonie, ainsi qu'à l'Union européenne.

Avec qui pourrait-il former une coalition ? Tous les partis ont levé leurs exclusives à l'endroit de la NVA. Du côté francophone, les sondages annonçaient une victoire du Parti socialiste, crédité d'un tiers des voix. Son président, Elio Di Rupo pourrait, lui aussi, prétendre à devenir premier ministre – un choix que M. De Wever est, affirme-t-il, prêt à avaliser – et emmènera le "front francophone" appelé à négocier, en toute hypothèse, une nouvelle réforme institutionnelle.

ÉTAT FÉDÉRAL CONTRE CONFÉDÉRATION

M. Di Rupo estime que c'est "dans une dizaine de jours" que l'on pourra jauger les premières chances de cette conférence. Et que tout dépendra de l'attitude des autres partis flamands : soit ils s'alignent sur les positions radicales de la NVA, qui entend par exemple scinder la sécurité sociale et obtenir le cogestion de Bruxelles – où les néerlandophones sont très minoritaires – soit ils acceptent de prendre en compte les exigences – et les refus – des partis francophones et de négocier un véritable compromis.

En toute hypothèse, ce grand débat prend déjà des allures de négociation de la dernière chance et s'annonce difficile : les francophones entendent maintenir l'Etat fédéral, la majorité néerlandophone s'oriente désormais vers l'idée d'une "confédération" des deux grands régions – Flandre et Wallonie – avec un Etat central squelettique.

C'est bien le score de la NVA – et, au-delà, celui des autres partis indépendantistes flamands – qui orientera, dès dimanche soir, la suite du processus. Quelques jours avant le scrutin, les sondages indiquaient que près de la moitié des électeurs se disaient encore indécis. Cela pouvait changer la donne dans un pays qui est l'un des rares au monde – et l'un des derniers en Europe – où le vote est obligatoire. Tout manquement peut être puni d'une réprimande, d'une amende, voire d'une radiation des listes électorales.

Poursuites et condamnations sont toutefois devenues rares étant donné l'ampleur de l'absentéisme au cours des dernières années. L'opinion manifeste, en effet, son exaspération face à la multiplication des scrutins et le retour à l'instabilité politique après huit années (de 1999 à 2007) où l'ex-premier ministre libéral flamand Guy Verhofstadt était parvenu à calmer les tensions.

Dimanche soir, les politologues devraient aussi scruter avec attention le nombre de bulletins blancs et nuls glissés dans les urnes par des électeurs mécontents.

Jean-Pierre Stroobants

A suivre donc ...

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Re: Elections en Belgique ....

Message  livaste le Dim 13 Juin - 21:18

La victoire des séparatistes flamands fragilise la Belgique


Par Jean-Jacques Mevel

13/06/2010 | Mise à jour : 22:27

Bart De Wever s'impose, mais sans être maître du calendrier ni du rapport de force.

La Belgique tente de recoller les morceaux, au bout d'un scrutin législatif qui a fragilisé ce qui lui reste d'unité. Champion d'une Flandre tentée par le large, le parti de Bart De Wever dépassait dimanche soir les 25 % de suffrages espérés dans la province majoritaire. L'avenir du royaume va dépendre de ce que le vainqueur fera d'un succès historique.

Bart De Wever, porté par la «vague jaune» et patron de ce qui s'impose comme le premier parti de Flandre, garde encore ses cartes pour lui. Souhaite-t-il s'asseoir à la table des partis, user du capital électoral de la Nouvelle Alliance flamande (NVA) pour avancer vers l'indépendance et réduire le pouvoir fédéral à la portion congrue ? Ou veut-il, au contraire, s'installer dans une opposition qui risque d'hypothéquer tout compromis négocié par des partis traditionnels émiettés ? À 39 ans, cet Anversois poupin et à l'éternelle chemise blanche avait réussi à s'imposer comme un politicien fréquentable. Depuis dimanche soir, il devient plus difficile à contourner.

Pour une Belgique plus distendue que jamais, la première gageure est aujourd'hui de se remettre de l'ivresse, ou du désespoir. La NVA flamande, pour galvanisée qu'elle soit, n'est maîtresse ni du calendrier, ni du rapport de force. Malgré son triomphe, elle pèse à peine 15 % des voix dans le royaume. Sur une scène fédérale habituée à toutes les géométries et à toutes les contorsions, Bart De Wever peut voir se nouer sans lui - ou contre lui - de nombreuses majorités. Fait nouveau, mais moins remarqué, les élections de dimanche ont fait des socialistes le premier «parti» de Belgique, dans ses deux composantes, francophone et flamande. Le royaume, privé de gouvernement depuis le 22 avril, a besoin d'un premier ministre. Au bout d'une campagne qui a vu les deux communautés se tourner le dos, la seconde urgence est d'identifier les hommes et les femmes de compromis. Après les élections de 2007, il fallut neuf mois, empoisonnés par la surenchère linguistique, pour s'entendre sur le nom d'Yves Leterme, futur démissionnaire à répétition.

Aujourd'hui, la tâche paraît d'autant plus ardue que les grands partis traditionnels du Nord, étrillés par la NVA, pèsent à peine 50 % de l'électorat flamand. Faute d'accord entre eux, tous les scénarios sont permis. Mais pour resserrer les rangs, ils ont désormais un aiguillon : Bart De Wever, qu'il soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la future coalition. En Flandre, le grand perdant du scrutin semble être le parti libéral VLD, précisément celui qui a fait tomber le gouvernement Leterme pour se rapprocher des thèses de Bart De Wever.

Plan «B»
Le troisième défi sera de délimiter un terrain d'entente. Les élections de dimanche laissent entrevoir des recoupements de part et d'autre de la frontière linguistique. Marianne Thyssen, possible premier ministre de compromis bien qu'à la tête d'un Parti chrétien-démocrate flamand diminué, a fait un pas vers les francophones. Dans les derniers jours, elle assurait que 84 % des électeurs «veulent voir leur pays réformé, mais pas disloqué».

De l'autre côté, le chef des socialistes francophones Elio Di Rupo sent son heure venue, malgré une médiocre pratique du néerlandais. Sûr d'une alliance moins lâche avec ses cousins flamands du SPA, il n'exclut même pas de négocier en force avec Bart De Wever «pour arriver à une solution équilibrée».

Politiquement, le point de passage obligé est ce qu'on appelle pudiquement au Sud «la réforme de l'État» et au Nord «la transition vers le confédéralisme». En clair, le transfert de nouveaux pouvoirs de la capitale vers les régions. Les partis flamands visent une quasi-indépendance sur le plan économique. Pour les Wallons, l'inacceptable serait le démembrement de ce qui touche à la sécurité sociale et aux retraites. Le Sud, moins riche et deux fois plus touché par le chômage, bénéficie de transferts substantiels au titre de la solidarité fédérale.

Dans une Belgique en survie, chacun pourtant garde en tête le plan «B». Chiffon rouge de la campagne, le sort des 130 000 francophones qui résident en territoire flamand à la périphérie de Bruxelles peuvent une fois de plus enflammer les extrêmes si les tractations s'éternisent.

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Re: Elections en Belgique ....

Message  livaste le Mer 16 Juin - 8:41

Un Belge battu pour avoir parlé français
AFP
16/06/2010 | Mise à jour : 10:23

Les faits se sont déroulés vendredi soir dans la commune de Ruisbroek, commune flamande de la banlieue de Bruxelles située à côté de Sint-Pieters-Leeuw.
Un jeune Belge francophone, Miguel, 21 ans, affirme avoir été agressé dans à Ruisbeck, commune flamande de la banlieue de Bruxelles, par sept Flamands en état d'ébriété après qu'il a parlé en français à sa petite amie qui se faisait narguer par le groupe.


Son témoignage est publié aujourd'hui dans le quotidien La Dernière Heure, qui publie aussi la photo de la victime au visage tuméfié.

L'un des hommes se serait dirigé vers lui en lui lançant "Hier spreekt men Nederlands!" (Ici, on parle néerlandais), avant de lui casser sur le front une bouteille en verre. Les autres membres du groupe se seraient alors jetés sur lui pour lui asséner de violents coups de pied au visage alors qu'il gisait à terre, selon son témoignage.

La victime n'est ressortie que lundi de l'hôpital, défigurée, avec des dents cassées, le nez fracturé, le front suturé, les lèvres recousues et l'oeil gauche en mauvais état.

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