La zone euro en crise ?

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La zone euro en crise ?

Message  livaste le Ven 21 Mai - 7:39

DSK ne veut pas tout sacrifier à la réduction des déficits
Par TF1 News (D'après agence), le 21 mai 2010 à 06h56, mis à jour le 21 mai 2010 à 07:00

Interrogé sur France 2 à propos des inquiétudes entourant la zone euro, le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a reconnu le risque qu'elle "tourne mal". Avant de pointer les dangers d'une réduction trop brutale des déficits.

Je ne crois pas que la zone euro soit en risque d'exploser. En revanche, je pense que le risque c'est qu'elle tourne mal, qu'elle fonctionne mal". Depuis le siège du Fonds monétaire international à Washington, Dominique Strauss-Kahn a répondu aux questions de France 2 sur la tourmente financière qui agite l'Europe, et inquiète jusqu'aux Etats-Unis - à tel point que le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, doit se rendre la semaine prochaine au Royaume-Uni et en Allemagne. L'interview, enregistrée mercredi, a été diffusée jeudi lors de l'émission A vous de juger.

"Je ne suis pas rassuré parce que les causes de fond, notamment la croissance, ne se résolvent pas en claquant des doigts", a souligné le directeur-général du FMI, ajoutant néanmoins que des solutions existaient. "Mais ces solutions, il ne suffit pas de les invoquer ou de les évoquer à l'occasion de conférences de presse, il faut prendre des décisions et les prendre à temps", a encore déclaré Dominique Strauss-Kahn.

La solution c'est : plus d'Europe

Le directeur-général du FMI a évoqué la "crise de confiance du politique" qui touche selon lui actuellement l'Europe, appelant les Européens à l'action. "Tout tire à hue et à dia. Le monde entier regarde ça (...) et perd confiance dans l'Europe", a-t-il souligné. Interrogé sur la spéculation qui a fait l'objet de nombreuses critiques de la part des dirigeants européens, qui les ont comparés à des "bandes de loups", le directeur-général du FMI a reconnu qu'il fallait lutter contre les spéculateurs sans "aucune pitié". Mais, a-t-il ajouté, il faut aussi lutter contre les causes de la spéculation, et "la meilleure manière de lutter contre les spéculateurs, c'est de faire en sorte qu'ils se trompent".

Revenant sur l'euro, qui a fortement chuté ces derniers mois, le patron du FMI a reconnu que la monnaie européenne n'était "pas terminée", appelant à une meilleure coordination des Européens. "On ne peut pas partager une monnaie et ne pas partager d'autres décisions", a-t-il expliqué. Les Européens sont au "milieu de la rivière, s'ils reviennent sur la rive initiale, ils perdent l'euro", a-t-il averti. Il faut aller plus loin ; et selon lui, la solution c'est : plus d'Europe. "Pourquoi il y a des attaques contre l'euro ? Parce que l'Europe est structurellement à la traîne", a-t-il expliqué.

Interrogé sur les risques que font peser sur la croissance les plans d'austérité en oeuvre ou envisagés en Europe, le directeur-général du FMI a reconnu ce risque. Mais pour l'éviter, il a conseillé aux grands pays européens de ne pas ralentir trop vite, de ne pas mettre en oeuvre des plans d'austérité sur des périodes trop courtes. "Si tout le monde se met à dire on va se serrer la ceinture, alors là, vous avez raison, on va casser la croissance dans la zone euro", a-t-il averti. La Grèce ne représente que 2 à 3% du produit intérieur brut de la zone euro et donc, "ce n'est pas parce que la Grèce ralentit, que ça ralentit la zone euro". Dominique Strauss-Kahn a de ce point de vue averti sur les dangers de vouloir réduire trop vite les déficits. "Il n'est pas écrit dans le marbre qu'il faille absolument qu'en 2012 ou en 2013 on soit revenu à 3%" de déficit public par rapport au PIB, un des critères inclus dans les traités européens, a-t-il expliqué. "Ce qui est très important pour rendre la confiance c'est de montrer qu'on a un plan et qu'à l'arrivée les choses seront rétablies", a-t-il ajouté. Il faut réduire les déficits, mais, a-t-il souligné, "il ne faut pas le faire à marche forcée".

Par TF1 News (D'après agence) le 21 mai 2010 à 06:56


pourtant , à écouter certains , on pourrait croire que ces 3% sont inscrits dans les tables de la loi !

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Re: La zone euro en crise ?

Message  livaste le Sam 22 Mai - 21:19

Zone euro : les vingt-sept recherchent l'apaisement
| 22.05.10 | 13h13



Herman Van Rompuy a tenté d'élargir le débat pour aller au-delà de "la culture de stabilité" prônée par la chancelière allemande, Angela Merkel : le président du Conseil européen inaugurait, vendredi 21 mai à Bruxelles, les travaux du groupe de travail chargé d'améliorer la gouvernance économique et budgétaire des Vingt-Sept.


Les ministres des finances de la zone euro sont d'accord pour ouvrir quatre chantiers : le renforcement du pacte de stabilité, la réduction des écarts de compétitivité, la création d'un mécanisme "efficace" de gestion des crises et la gouvernance économique.

M. Van Rompuy n'a pas caché que certaines des propositions allemandes en prélude à la réunion étaient peu consensuelles. D'après lui, "personne", à part Berlin, ne propose une procédure de mise en faillite d'un Etat en difficulté. Il a précisé que cette option ne concernerait pas la Grèce. Pour lui, la réforme des traités, réclamée par Berlin pour suspendre les droits de vote européens d'un Etat incapable de réduire ses déficits, n'est pas le scénario privilégié. "Cela prend du temps", a-t-il dit. En revanche, il relève un "large consensus" quant au durcissement des sanctions.

GRÈVE GÉNÉRALE EN ESPAGNE

Le président du Conseil suggère notamment de moduler les exigences en capitaux propres des banques détenant de la dette publique, en fonction de la bonne gestion des Etats dont elles ont acheté les obligations. Il propose que les pays respectant le pacte gèrent en commun une partie de leurs émissions obligataires. Une idée rejetée par Berlin et... Paris.

Après une nouvelle semaine d'agitation en Bourse, et de tensions entre la France et l'Allemagne, chacun s'est efforcé de jouer l'apaisement. Les Vingt-Sept espèrent boucler un rapport intérimaire pour le Conseil européen de juin. Vendredi, les députés allemands ont approuvé la création du fonds de stabilisation de la zone euro, dont la mise en oeuvre prend, au grand dam des marchés, du retard. De leur côté, les Commissions ouvrières en Espagne envisagent d'appeler à une grève générale contre le plan d'austérité du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.

Philippe Ricard


c'est quand même une idée étrange , quand un pays est en difficultés budgétaires , je ne vis pas comment lui coller des amendes et des sanctions , lui permettrait de sortir de ses difficultés !
Quant à l'exigence allemande de lui supprimer le droit de vote , on croit rêver qu'à notre siècle , on puisse encore avoir une telle conception anti démocratique !

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