La question turque met la zizanie entre sénateurs et députés UMP

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La question turque met la zizanie entre sénateurs et députés UMP

Message  livaste le Ven 27 Juin - 11:51

Institutions. L’exécutif préoccupé : sans accord, le Congrès ne peut pas être convoqué.
ALAIN AUFFRAY
QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008

La Turquie fait aussi trembler l’UMP. Entre députés et sénateurs de la majorité, le débat sur la réforme des institutions a mis au jour une fracture profonde. Les premiers ont introduit le 28 mai, dans la Constitution, un amendement rendant obligatoire un référendum pour toute adhésion à l’Europe de pays dont la population dépasse 5 % de celle de l’UE. Les seconds ont supprimé cette disposition mardi, la jugeant stigmatisante, et diplomatiquement calamiteuse.

Pour que le projet de loi constitutionnelle puisse être examiné en Congrès le 21 juillet, il faudra que les élus UMP se mettent d’accord avant la deuxième lecture du texte à l’Assemblée le 8 juillet. Ce n’est qu’après avoir franchi cet obstacle que l’Elysée et Matignon pourront s’attaquer au suivant : convaincre une quarantaine d’élus de gauche de laisser passer la révision. Mais sans compromis sur la question turque au sein de l’UMP et donc sans vote conforme des deux assemblées, le Congrès ne pourra même pas être convoqué.

Ethique. Mercredi soir, en marge d’un dîner de son club, Dialogue et initiative, le sénateur Jean-Pierre Raffarin claironnait son optimisme : «Vous n’avez pas à être inquiets […] Nous avons voulu simplement avoir une première lecture avec l’éthique de conviction et nous aurons la deuxième lecture avec l’éthique de responsabilité», a-t-il expliqué aux nombreux ministres présents. De son côté, François Fillon avait clairement indiqué le 12 juin que le gouvernement était sur la ligne des sénateurs. Après avoir assuré qu’il restait un farouche adversaire d’une Turquie dans d’UE, il a estimé qu’il était inutile «d’inscrire dans la Constitution pour des décennies et des décennies une disposition qui donne le sentiment de ne viser qu’un seul pays». Il faut selon lui laisser au chef de l’Etat le soin de décider s’il convient de convoquer un référendum. A ceux qui s’inquiètent qu’un président pro-turc puisse un jour imposer aux Français une adhésion dont ils ne veulent pas, Fillon explique qu’ils ont les garanties nécessaires grâce au «référendum d’initiative populaire» (lire ci-contre).

«Usine à gaz». Certains députés UMP, favorables en première lecture à l’amendement instaurant la consultation obligatoire, paraissaient hier disposés à y renoncer. C’est le cas de Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP et même de Thierry Mariani, député du Vaucluse, qui s’inquiète de «l’impact catastrophique» de ce débat dans les relations économiques franco-turques. Adversaire notoire d’une Turquie européenne, le député d’origine arménienne Patrick Devedjian, secrétaire général, de l’UMP, se garde prudemment de tout commentaire sur le compromis proposé par Fillon.

Mais d’autres ne s’en privent pas. Richard Maillé (Bouches-du-Rhône) et auteur de l’amendement anti-Ankara jure qu’il ne votera pas la réforme si son amendement n’est pas rétabli. D’autres sont sur la même ligne. Le référendum d’initiative populaire n’est à leurs yeux qu’une «usine à gaz».

Richard Maillé rappelle que Nicolas Sarkozy avait jugé acceptable la solution des 5 % lorsqu’il l’avait reçu début mai avec une délégation d’élus pro-référendum, pour la plupart représentants de circonscriptions à forte population arménienne. Que s’est-il passé depuis ? Certaines fortes têtes de l’UMP voient dans l’attitude des sénateurs l’influence de Bernard Kouchner ou du «lobby pro-américain». «Nous sommes une bonne cinquantaine», menace Richard Maillé. La moitié suffirait déjà à faire capoter la réforme.



je laisse quelques commentaires des internautes




Popovitch La seule question
L'Asie Mineure fait-elle partie de l'Europe ? Hi ! Hi ! ...



. Vendredi 27 Juin 2008 - 11:48
Fernand M

Et pourquoi pas la Russie dans l'UE? Elle peut y prétendre au moins aussi bien que la Turquie, me semble-t-il, que ce soit géographiquement ou culturellement.


BZH NON
La Turquie pourra prétendre rentrer dans l'europe quand elle aurra une culture sociale comparable aux autres membres. Aujourd'hui on en est loin, entre les campagnes Turque et les villes, les différ...

Vendredi 27 Juin 2008 - 11:33
RIRE La Turquie européenne ou pas
Quand je vois toutes les fautes d'orthographe que vous faites en réagissant à cet article, cela me fait rire...vous les fraçais vous ne maîtrisez même pas votre langue.... Vous ne voulez pas de ...

Vendredi 27 Juin 2008 - 11:25
Bysance le Grand Retour
Je ferai remarquer, si le chef de l'Etat ne voulait pas de la Turquie dans l'Europe, il se serait débrouiller à faire de ce grand pays l'un des leaders pour négocier l'Union Pour la Méditérranée..

.
JGM TURQUIE
C'est le moment de le dire, ne nous voilons pas la face. Le parti islamique est le premier parti de turquie. Veut-on voir le plus grand pys de l'union gouverné par les islamiques moi non.
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Re: La question turque met la zizanie entre sénateurs et députés UMP

Message  Invité le Ven 27 Juin - 11:59

La Turquie n'est plus européenne depuis 1453. L'europe c'est ce qui reste de l'empire après les invasions des maures et des ottomans.

saco

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