Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres

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Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres

Message  livaste le Dim 18 Avr - 15:08

Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres


Par le figaro.fr

18/04/2010 | Mise à jour : 16:56

Air France, KLM et la Lufthansa ont fait voler des avions sans passager. Ils espèrent pouvoir faire transiter certains vols réguliers. Des pilotes d'Air France réclament des éléments «concrets» sur les risques.

Les compagnies aériennes ne tiennent plus en place. Dès samedi, KLM, a fait voler un de ses avions entre Amsterdam et Düsseldorf, sans passager, pour tester la résistance de l'appareil dans le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. Alors que ces conditions exceptionnelles suscitent depuis quatre jours les plus grandes craintes pour les réacteurs, les sondes de vitesse et la visibilité, KLM a fait savoir que son Boeing 737, qui a volé à l'altitude maximale autorisée (13 kilomètres), s'était posé sans encombre.

Convaincue par ce test, KLM a prévu de ramener dimanche à Amsterdam sept avions, toujours sans passager. La compagnie allemande Lufthansa a annoncé qu'elle avait déjà effectué dix vols entre Francfort et Munich, parvenant aux mêmes conclusions. De son côté, Air France a mené un premier test dimanche après-midi. Un Airbus sans passager s'est posé peu avant 15 heures à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. «Ces vols d'évaluation consistent à réunir des éléments permettant d'améliorer les connaissances de l'impact du nuage de cendres sur l'avion», ont précisé Air France et la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), dans un communiqué. Bilan : ce premier vol «s'est déroulé dans des conditions normales». «Aucune anomalie n'a été rapportée», a indiqué Air France. «Les inspections visuelles n'ont pas révélé d'anomalies. Des inspections plus approfondies sont en cours».

Convaincre les autorités aériennes
Pour les compagnies aériennes, ces évaluations doivent surtout convaincre les autorités nationales et l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol, du faible danger du nuage de cendres, et de la possibilité de faire transiter certains vols réguliers. «Nous espérons recevoir la permission dès que possible pour débuter nos opérations et transporter nos passagers vers leurs destinations», a déclaré le directeur de KLM, Peter Hartman, qui était à bord de l'avion-test samedi.

Car les premières critiques se font jour. «En Allemagne, il n'y a même pas eu de ballon météo pour mesurer si et combien de cendres volcaniques se trouvent dans l'air», a regretté Joachim Hunold, patron de la deuxième compagnie allemande Air Berlin, dans le Bild am Sonntag. Le principal syndicat de pilotes d'Air France, le SNPL, a lui réclamé des «éléments tangibles et concrets» pour déterminer si ces cendres posent bien un problème pour la sécurité des vols, car «on n'en a aucun aujourd'hui».

Pour contourner cette paralysie totale du ciel européen, quelques aménagements seraient envisageables. «On peut provisoirement peut-être faire baisser un certain nombre de niveaux pour un certain nombre de vols, en particulier des vols à courte distance sur le plan interne à l'Europe. C'est ce qu'on est en train de regarder», a suggéré le ministre français des Transports, Dominique Bussereau, interrogé dimanche matin sur RTL.

Plus la fermeture des espaces aériens se prolonge, et plus la facture augmente pour les compagnies. Selon des estimations de l'Agence internationale du transport aérien, «l'impact financier […] en terme de chiffre d'affaires perdu» serait de 200 millions de dollars par jour (148 millions d'euros). «Aux pertes de revenus s'ajoutent pour les compagnies aériennes les coûts pour modifier les itinéraires de leurs appareils, prendre en charge des passagers et des appareils bloqués dans les différents aéroports», indiquait vendredi un porte-parole de l'AITA.

Interpellée, l'Union européenne a pour l'instant écarté toute idée d'aide envers ce secteur, jugeant les informations sur l'impact financier «très préliminaires», alors que «la situation peut s'améliorer bientôt».


Très fort les " experts " de la météo !
Et dire qu'ils 'ont même pas envoyé des ballons sondes !

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Re: Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres

Message  livaste le Lun 19 Avr - 9:42


Les compagnies aériennes critiquent la gestion de crise des Etats européens

LEMONDE.FR avec AFP | 19.04.10 | 08h37 • Mis à jour le 19.04.10 | 10h49



Les compagnies aériennes mondiales, mécontentes de la fermeture totale ou partielle de la plupart des espaces aériens européens, ont demandé, lundi 19 avril, l'ouverture d'"au moins quelques couloirs" alors que de très nombreux aéroports restent fermés due à la présence d'un nuage de cendres volcaniques.



Du côté des européennes, l'allemand Lufthansa perdait près de 5 % à la Bourse de Francfort. Iberia,première compagnie espagnole, a perdu jusqu'à 4 % dans les premiers échanges à l'ouverture de la Bourse de Madrid, et ce malgré la réouverture de tous les aéroports espagnols dimanche.

A Londres, où les compagnies aériennes sont les plus touchées par le nuage de cendres, British Airways perdait près de 4 % lundi matin.

"Nous sommes assez avancés dans cette crise pour exprimer notre insatisfaction sur la façon dont les gouvernements ont géré la crise", a déclaré le directeur de l'IATA, Giovanni Bisignani, exigeant une "évaluation du risque" rapide. Il a réclamé des "décisions qui soient fondées sur des situations réelles", affirmant que la situation actuelle coûtait plus de 200 millions de dollars (147,3 millions d'euros) au secteur par jour. "L'ampleur de cette crise est désormais plus importante que le 11-Septembre", a averti M. Bisignani.

Au cours du week-end, plusieurs compagnies aériennes ont procédé à des vols d'essai tout en faisant pression sur les autorités pour la réouverture des espaces aériens. Les fermetures d'aéroports et restrictions de vols ont laissé en rade environ 6,8 millions de passagers dans 313 aéroports, selon Airports Council International (ACI), la plus importante organisation professionnelle des aéroports.

Les ministres des transports de l'Union européenne doivent participer lundi à une réunion extraordinaire par vidéoconférence sur le sujet. La Commission européenne a cherché ce week-end à faire rouvrir des routes de vol dès le début de la semaine prochaine, sous la pression de compagnies aériennes impatientes de mettre un terme à cette coûteuse immobilisation. Le secrétaire d'Etat espagnol aux affaires européennes, Diego Lopez Garrido, a affirmé que la moitié des vols prévus lundi en Europe "pourraient avoir lieu". "Il a fallu cinq jours pour organiser une conférence téléphonique avec les ministres des transports", a pointé l'IATA, estimant que cette affaire est "une pagaille européenne" et "un embarras pour l'Europe".

"RÉÉVALUATION IMMÉDIATE"

La principale association des compagnies aériennes européennes et celle des gestionnaires d'aéroports ont réclamé une "réévaluation immédiate" des restrictions de vols imposées en Europe, jugées excessives. Depuis jeudi, une trentaine de pays européens ont mis en place des mesures de fermeture ou de restriction partielle de leur espace aérien à mesure du déplacement du nuage de cendres émis par le volcan islandais Eyjafjöll, qui peut endommager les réacteurs des avions. Mais les deux plus importantes compagnies allemandes, Lufthansa et Air Berlin, ont vivement critiqué les autorités pour ne pas avoir procédé à un calcul de la concentration de cendres dans l'atmosphère. "Apparemment jusqu'à 8 000 mètres, il n'y a pas de cendres volcaniques", a expliqué un porte-parole de Lufthansa.

Le ministre des transports allemand, Peter Ramsauer, a rejeté ces critiques, estimant que toute autre décision aurait été "irresponsable". De son côté, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française estime que le manque d'informations sur le phénomène créé par le nuage volcanique est dû à l'évolution permanente de la situation. Son homologue français, Dominique Bussereau, est allé dans le même sens. "Je pense qu'en matière de sécurité aérienne, on ne prend jamais assez de précautions", a-t-il justifié. "Le rôle des autorités publiques devant la gêne que cela occasionne et devant le préjudice que cela cause à l'économie en période de crise, c'est de faire en sorte que les choses redémarrent le plus vite possible mais dans l'application du principe de sécurité", a-t-il ensuite insisté.

Le président du Syndicat national des contrôleurs aériens, Stéphane Durand, a jugé lundi que la fermeture d'une partie de l'espace aérien européen ne pouvait être considérée comme un excès de précaution. "Non, je ne pense pas qu'on puisse dire ça, même si les polémiques arrivent toujours après ou au milieu de ce genre d'évènements", a répondu Stéphane Durand, interrogé sur France Info sur la pertinence de cette mesure. Des scientifiques allemands ont prévu d'effectuer, lundi, un vol pour mesurer la concentration dans l'air des particules de cendres du volcan islandais.


c'est bien de prendre des précautions , mais il serait encore mieux de lancer rapidement de svérifications effectives , réelles , pour confirmer ou infirmer les calculs et simulations informatiques , d'un quelconque ingénieur qui a peut être délégué la tâche à un stagiaire !

Mais , on remarquera que les ministres concernés n'ont pas écourté leur week end , il leur faut attendre le lundi pour organiser une vidéo conférence !

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Re: Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres

Message  livaste le Lun 19 Avr - 15:43

Le secteur aérien accuse l'UE d'avoir semé la «pagaille»


Par Thomas Vampouille

19/04/2010 | Mise à jour : 17:16 Réactions (77)

Les compagnies aériennes jugent excessives les restrictions de vols imposées en Europe depuis jeudi soir. Crédits photo : REUTERS
Au cinquième jour de paralysie du ciel européen, le secteur aérien pointe du doigt le manque de fondement scientifique des décisions prises par les gouvernements et la mauvaise gestion de la crise.


Les autorités européennes se sont-elles montrées trop prudentes ? Tandis que les cendres du volcan islandais continuent de gripper le trafic aérien français et européen, des voix s'élèvent pour dénoncer un usage excessif du principe de précaution.

Les compagnies aériennes, qui subissent de plein fouet le choc économique causé par la paralysie du trafic, mènent la fronde. Jugeant excessives les restrictions de vols imposées en Europe depuis jeudi soir, plusieurs d'entre elles ont mené dimanche des vols d'essais pour évaluer l'impact des nuages de cendres volcaniques sur les avions. Or ces vols se sont déroulés sans problème. Du coup, la principale association des compagnies aériennes européennes (AEA) et celle des gestionnaires d'aéroports ont tapé du poing sur la table : «Si les compagnies aériennes et les aéroports européens considèrent la sécurité comme une priorité absolue, ils s'interrogent sur la proportionnalité des restrictions de vol imposées actuellement».

Mêmes critiques du côté de la puissante association des compagnies aériennes mondiales (IATA), qui représente 230 compagnies et 93% du trafic aérien. Lundi, son directeur Giovanni Bisignani a accusé l'Union européenne d'avoir provoqué une «pagaille européenne». «Il a fallu cinq jours pour organiser une conférence téléphonique avec les ministres des transports» de l'Union européenne, s'est-il emporté sur la BBC. «Les Européens utilisent encore un système basé sur un modèle théorique, au lieu de prendre une décision basée sur des faits et une étude du risque, a-t-il par ailleurs estimé. La décision (de fermer les espaces aériens) doit être basée sur des faits et soutenue par une étude du risque.»



«Jamais assez de précautions»


«Le vrai coupable serait-il ce fameux principe de précaution, ce symbole de la peur qui terrifie les décideurs et transfère toute la responsabilité sur une puissance publique qui n'en peut mais?», s'interroge Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Schuman, un centre de recherche sur les questions européennes. Lui parle d'une «décision plus motivée par la crainte que par la science». Depuis plusieurs années déjà, l'utilisation croissante du principe de précaution suscite un débat controversé en Europe. Les gouvernements européens avaient ainsi été accusés d'en avoir trop fait face à la pandémie de grippe H1N1.

«En matière de sécurité aérienne (...) on ne prend jamais assez de précautions», a répondu lundi le ministre français des Transports Dominique Bussereau. «Je ne pense pas que nous prenions trop de précaution : nous appliquons une méthode réglementaire mais avant tout sécuritaire», a également fait valoir le patron de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), Patrick Gandil. «Nous devons remplacer cette approche générale par une approche pratique», insiste l'IATA. «A défaut de l'ensemble de l'espace aérien», l'organisation demande par exemple à Paris l'ouverture «d'au moins de quelques couloirs» de navigation, en fonction d'une évaluation du risque. Les ministres européens des Transports doivent tenir lundi une réunion extraordinaire pour discuter de cette question.

et la polémique ne fait sans doute que commencer !

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Re: Des compagnies tentent de voler dans le nuage de cendres

Message  livaste le Mar 20 Avr - 19:57

Publié le 20/04/2010 à 08:20 - Modifié le 20/04/2010 à 19:22 Le Point.fr
TRANSPORTS
REPRISE DU TRAFIC AÉRIEN - Ce mystérieux "nouveau" nuage de cendres
lepoint.fr



Y a-t-il eu un "nouveau" nuage de cendres en provenance d'Islande, mardi ? La question se pose après le cinglant démenti apporté le jour même par les services météorologiques islandais aux informations alarmistes publiées quelques heures auparavant par la Grande-Bretagne.

Tout a commencé lundi soir, tard dans la nuit. Les services nationaux britanniques du trafic aérien (NATS) publient un communiqué urgent. "L'éruption du volcan en Islande s'est intensifiée et un nouveau nuage de cendres se répand au sud et à l'est en direction de la Grande-Bretagne". Comme le 14 avril, le jour de la diffusion du premier nuage de cendres islandaises, le NATS s'appuie sur une observation du Met Office. "Les dernières informations en provenance des services météorologiques montrent que la situation empire dans quelques zones", préviennent les services de Sa Majesté. Résultat, alors qu'un accord prévoyant un retour progressif à la normale dans le ciel européen venait d'être trouvé lundi soir par les ministres européens des Transports , la compagnie aérienne British Airways annonce qu'elle annule tous ses vols court et moyen-courriers mardi.

"Nous ne notons aucune intensification de l'éruption" (Islande)

Un emballement qui fait frémir Reykjavik mardi matin. L'Office météorologique islandais assure au contraire que le volcan crache moins de cendres. "Si des cendres ont été détectées au-dessus de l'Angleterre (la nuit dernière), ce sont des cendres qui ont été rejetées 24 heures plus tôt", explique la météorologue Gudrun Nina Petersen. "Nous ne notons aucune intensification de l'éruption", abonde une géophysicienne de l'université d'Islande à Reykjavik, Sigrun Hreinsdottir. "Nous constatons toujours une contraction du volcan, ce qui est toujours bon signe. Je m'inquièterais si nous voyions une expansion du volcan, mais nous voyons le volcan se ramasser", constate-t-elle, ne cachant pas sa "surprise" face aux déclarations des autorités aéronautiques britanniques.

L'optimisme islandais a été conforté mardi en fin de journée par l'Organisation européenne de la navigation aérienne, Eurocontrol. D'après ses observations, aucun aéroport de l'Union européenne ne figurait dans la zone d'interdiction de vol décrétée lundi par l'Europe. Cette zone recouvre une partie de l'espace aérien au nord du Royaume-Uni et une partie de celui de l'Irlande. Mais elle ne concerne aucun aéroport de ces pays. Une autre zone d'interdiction se trouve dans l'Atlantique. Elle s'étend sur une distance partant du Groenland jusqu'au milieu de l'Espagne et approche du Canada.

si je ne me trompe , c'est déjà sur les simples affirmations de ces messieurs britanniques que la grande paralysie mondiale a été organisée !

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