L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

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L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  shimmy le Jeu 18 Fév - 8:53



"Un rapport de la Cour des comptes européenne daté du 22 octobre 2009 et rendu public récemment raconte comment la Commission a donné plus de 6 milliards d’euros à la Turquie dans le cadre de sa « préadhésion » ! [...] Le rapport de la Cour des comptes européenne, titré « La gestion, par la communauté européenne, de l’aide de préadhésion en faveur de la Turquie », a été validé par la Cour des comptes à Luxembourg le 22 octobre 2009 et présenté publiquement le 15 janvier 2010. Etrangement, pas une télé, pas une radio, pas un journal n’en a dit un mot… Sauf Radio Courtoisie [...]

La Turquie est actuellement, avec la Croatie et la République de Macédoine, l’un des trois pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne. Pour chaque pays candidat, l’UE met en place un « partenariat pour l’adhésion ». Celui relatif à la Turquie a été adopté en 2001 et actualisé en 2003, 2006 et… 2008. Après donc l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française… Lui qui se dit tellement opposé à l’entrée de la Turquie dans l’UE n’a-t-il pas autant de pouvoir à Bruxelles qu’il le prétend? [...] Le rapport de la Cour des comptes nous apprend d’abord que, bien que la Commission européenne soit responsable de la gestion des fonds, l’argent confié à l’IAP, « l’instrument d’aide à la préadhésion » – une usine à gaz chargée de claquer vos impôts en Turquie – est en grande partie géré par les autorités turques! [...]

les « documents stratégiques » fournis à la Cour par les autorités responsables démontrent que les aides de l’UE n’ont pas été affectées de manière cohérente « en fonction d’un ensemble d’objectifs réalisables » Pour qui sait décrypter le langage des technocrates, cela veut dire que le pognon a été dépensé n’importe comment. [...] La Cour déplore aussi l’opacité – pour ne pas dire le gaspillage, voire la corruption pure et simple – des projets financés. [...] L’importance des sommes allouées – 1,249 milliard d’euros entre 2002 et 2007, et, répétons-le, 4,873 milliards d’euros de 2008 à 2013 – posent en filigrane la question suivante: peut-on encore empêcher l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne?"

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  Invité le Jeu 18 Fév - 17:03

« La gestion, par la communauté européenne, de l’aide de préadhésion en
faveur de la Turquie », a été validé par la Cour des comptes à
Luxembourg le 22 octobre 2009 et présenté publiquement le 15 janvier
2010. Etrangement, pas une télé, pas une radio, pas un journal n’en a
dit un mot… Sauf Radio Courtoisie

Les journaux et les radios, prennent de plus en plus leurs ordres au siège de l'UMP. Il ne s'agit de ne pas déplaire au président qui, bien que théoriquement opposé à l'entrée de la Turquie, à simplifier l'adhésion de ce pays en modifiant la constitution en 2008. Je le dis et je le répète, l'UMP est le parti qui a fait le plus contre la souveraineté nationale et l'identité nationale. Il va de soi que l'adhésion de la Turquie ruinera définitivement notre modèle de retraite, fera exploser les chiffres du chômages et fera grimper notre dette au point de nous rendre non solvable. Il faut se souvenir que l'adhésion de la Turquie est l'oeuvre de l'UMP.

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  Invité le Ven 19 Fév - 12:35

Les conditions d'adhésion



Le traité de Maastricht de 1992 dispose à l'article 49 que tout État européen qui respecte les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'État de droit, peut demander à devenir membre de l'Union.
Ces critères ont été précisés lors d'une réunion à Copenhague, en 1993, au cours de laquelle les chefs de gouvernement européens ont fixé les conditions de base de l'adhésion. Pour adhérer à l’Union, les nouveaux membres doivent avoir:

  • des institutions stables garantissant la démocratie, l'État de droit, les droits de l'homme, ainsi que le respect et la protection des minorités;
  • une économie de marché viable, ainsi que la capacité de faire face à la concurrence et aux forces du marché à l'intérieur de l'Union;
  • l'aptitude à assumer les obligations découlant de l'adhésion, et notamment à soutenir les objectifs de l'Union. Les nouveaux membres doivent disposer d’une administration publique capable d'appliquer et de gérer la législation communautaire de manière concrète.

http://europa.eu/pol/enlarg/index_fr.htm



Turquie : les négociations d'adhésion avancent à très petits pas



La Tribune.fr - 07/04/2009


La Turquie intégrera-t-elle un jour l'UE ? Depuis que la Commission européenne a donné son feu vert au lancement du processus en 2004, les Etats membres soufflent le chaud et le froid sur ce sujet. Les récentes déclarations du président américain, Barack Obama, relancent la polémique. EurActiv.fr fait le point sur l'état des négociations.



Depuis 2007, la France affiche son opposition politique à l’intégration turque. Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait clairement notifié son intention de bloquer le processus d’intégration.

Ses régulières déclarations sur l’identité asiatique de la Turquie, puis le vote des parlementaires français sur la reconnaissance du génocide arménien, ainsi que l'opposition à titre personnel de la chancelière Angela Merkel, ont conduit l’opinion turque à peu à peu désespérer d’intégrer l’UE.

Depuis octobre 2005, date du début des négociations d’adhésion avec Ankara, dix chapitres de négociations sur 35 ont été ouverts : sciences, politique industrielle, statistiques, contrôle financier, réseaux transeuropéens, santé, droit des sociétés, propriété intellectuelle, libre circulation des capitaux, société de l’information. Seul celui concernant les sciences a pour l’instant été refermé.

"Nous en sommes encore au début du processus, explique Dorothée Schmid, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri). On n’en est pas encore au stade où l'on ne peut pas revenir en arrière".


L’ouverture des chapitres de négociations n’est pas inscrite dans une échéance, explique Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) : "c’est quand la Commission européenne estime que les objectifs sont atteints", qu’ils sont clos.


La France bloque cinq autres chapitres : politique monétaire, politique régionale, agriculture, dispositions budgétaires, questions institutionnelles, en raison des différents politiques avec Ankara.


Au Quai d’Orsay, on veut pourtant voir dans l’ouverture de deux derniers chapitres sous présidence française de l’UE une avancée positive qui démentirait une opposition définitive de la France sur l’adhésion de la Turquie à l’UE.

Selon Dorothée Schmid, les présidences tchèque et suédoise pourraient ouvrir de nouveaux chapitres comme l'éducation et la culture, ou la taxation. Mais si la question chypriote n'est pas réglée, le processus "restera verrouillé", ajoute-t-elle.
Pour adhérer à l'Union, un pays doit en effet reconnaître tous ses membres. "Tant qu’Ankara n’acceptera pas d’élargir son traité d’union douanière à Chypre, on n’arrivera pas à gérer la Turquie de façon moins conflictuelle", ajoute quant à lui Didier Billion.

Les navires et avions chypriotes ne sont aujourd’hui pas autorisés à pénétrer sur le territoire turc. Dernier incident en date, raconte Dorothée Schmid, la Turquie accuse Chypre de mener des prospections pétrolières sur son plateau continental et a récemment arraisonné un navire norvégien travaillant pour le compte de Nicosie. Depuis l’incident, Chypre brandit la menace d’un veto contre la candidature turque et a bloqué l’ouverture du chapitre énergétique.

L'UE perd de son intérêt auprès des Turcs

Quid de l’avancée des réformes, préalable nécessaire à l’adhésion à l’UE ? La Turquie a déjà mis en œuvre trois grands dossiers. "Un programme national de réformes pour les années 2008-2012 a été présenté, élaboré en consultation avec les acteurs socio-économiques et la société civile", rappelle Dorothée Schmid. Le parlement turc a également adopté une loi pour intégrer l'acquis communautaire.

La nomination, le 9 janvier dernier, d’un proche du Premier ministre Erdoğan au poste de négociateur en chef pour l’adhésion, Egemen Bağış, a été bien accueillie à Bruxelles. Cependant, note Dorothée Schmid, "Bağış n’a pas une connaissance des dossiers européens nécessaire" pour traiter au mieux avec la Commission européenne.


Interrogés à quatre ans d’intervalle, en 2004 et 2008, sur l’intérêt que représente pour eux l’UE, les Turcs montrent également leur "amertume" sur l’état des négociations, précise Didier Billion. En 2006, 52% de la population estimait que l’intégration européenne était une bonne chose, contre 42% à l’automne 2008. Concernant les opportunités qu’offre l’UE, la richesse économique, la libre-circulation des personnes, la sécurité sociale, la paix ou la démocratie, les Turcs s’estiment moins intéressés qu’en 2004.


"Les Turcs ont du mal à avaler les couleuvres européennes"

"La Turquie a en outre l’impression que l’Union européenne tend à créer de nouvelles conditions d’entrée, moins techniques et plus politiques", note-t-on à EurActiv Turquie. De son côté, Didier Billion interpelle les Européens sur leur méfiance à l’égard d'Ankara: "il faut se décontracter, [l’élargissement à la Turquie] ce n’est pas le nouveau siège de Vienne", ironise-t-il, en faisant référence à l’occupation de la capitale autrichienne par les Ottomans en 1683.
Mais comme le rappelle Dorothée Schmid, "la construction européenne n’a été facile pour personne. Les Turcs doivent arrêter de se dire qu’on leur met des bâtons dans les roues."

Site d'EurActiv.fr

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  shimmy le Ven 19 Fév - 17:57

Elles n'ont pas à avancer!
Rappelez vous que Sarko parlait, pendant sa campagne, il est vrai, de mettre un veto immédiat à toute poursuite des négociations!

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  Invité le Ven 19 Fév - 19:31

ils sont 27 à décider et , le véto est mis aux points les plus cruciaux !
La France bloque cinq autres chapitres : politique monétaire, politique régionale, agriculture, dispositions budgétaires, questions institutionnelles, en raison des différents politiques avec Ankara.

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

Message  shimmy le Ven 19 Fév - 19:38

Un seul peut mettre le véto!
Et les négociations continuent à avancer, plusieurs chapitres ont été ouverts!

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Re: L'UE donne 6 milliards à la Turquie pour sa "préadhésion"

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