Angolagate : les révélations attendues de Pasqua

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Angolagate : les révélations attendues de Pasqua

Message  livaste le Jeu 12 Nov - 13:24

Angolagate : les révélations attendues de Pasqua
Mathieu Delahousse
12/11/2009 | Mise à jour : 08:06 |

Charles Pasqua entend mettre en avant l'importance de documents classés secret-défense qui, selon lui, auraient permis au juge d'instruction puis au tribunal d'avoir une vision bien différente du dossier. Crédits photo : AFP
L'ancien ministre de l'Intérieur, qui a promis des révélations après sa condamnation dans le cadre de l'Angolagate, tient une conférence de presse jeudi après-midi.

La conférence de presse que l'ancien ministre de l'Intérieur organise jeudi après-midi au Press Club promet déjà de rassembler plus de journalistes que les audiences de l'Angolagate devant le tribunal correctionnel de Paris. Plusieurs dizaines de médias, français et étrangers, sont accrédités.

On sait déjà que Charles Pasqua entend mettre en avant l'importance de documents classés secret-défense qui, selon lui, auraient permis au juge d'instruction puis au tribunal d'avoir une vision bien différente du dossier.

Son objectif est d'attirer l'attention sur des pièces montrant que l'appareil d'État connaissait les négociations menées par l'Angola pour obtenir du matériel de guerre.

Des propos avant tout politiques
Si rien n'a filtré des révélations promises, Charles Pasqua a déjà affirmé qu'il apportera la preuve que l'Élysée de Jacques Chirac et son secrétaire général d'alors, Dominique de Villepin, étaient parfaitement au courant des ventes d'armes à l'Angola entre 1995 et 2000. Une note de la DGSE datée du 6 décembre 1995 rapportant l'existence de ce marché a déjà soulevé une vive polémique au procès.

Mais les ministres entendus durant l'instruction avaient affirmé qu'ils ignoraient cette «diplomatie parallèle».

Charles Pasqua souhaiterait aussi apporter des éléments pour confirmer l'intervention d'Arcadi Gaydamak dans la libération des pilotes français en Bosnie en 1995. C'est cette intervention qui aurait valu à l'homme d'affaires - reconnu coupable et condamné à six ans de prison ferme par le tribunal - d'être décoré par la France.

Une note de la DST, dévoilée lors du procès, accrédite le rôle de Gaydamak dans cette libération. Mais, selon le tribunal, le délit est ailleurs : Charles Pasqua aurait «monnayé» la remise de cette décoration - «fût-elle méritée», dit le tribunal. D'où sa condamnation pour trafic d'influence.

Les propos de Charles Pasqua seront avant tout politiques. L'ancien ministre entend «rafraîchir la mémoire de Chirac et Villepin».

L'homme, blessé par sa condamnation à un an de prison ferme et deux avec sursis par le tribunal qui a jugé l'affaire de l'Angolagate, se veut combatif.

«La condamnation l'a surpris et révolté. Il ne veut pas ajouter à l'éviction politique qu'il a subie les effets d'une condamnation judiciaire», souligne Edgar Vincensini, l'un de ses avocats, qui affirme que Charles Pasqua «s'adresse à l'histoire».

Outre des effets politiques prévisibles, les axes de défense que l'ancien ministre doit mettre en avant jeudi pourraient aussi être les fondements du procès en appel de l'affaire de l'Angolagate.

Charles Pasqua a en effet interjeté l'appel, tout comme une dizaine de prévenus comme Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Jean-Christophe Mitterrand, décidé à passer à autre chose, a quant à lui annoncé qu'il ne fera pas appel.

on attend les révélations ..

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Re: Angolagate : les révélations attendues de Pasqua

Message  livaste le Jeu 12 Nov - 18:46

Angolagate : Pasqua implique de nouveau Chirac et Villepin
J.J. (lefigaro.fr)
12/11/2009 | Mise à jour : 17:40

Condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, l'ancien ministre de l'Intérieur dénonce une instruction conduite à charge. Et annonce sa décision de porter plainte contre le juge Philippe Courroye, alors en charge du dossier.

Pasqua avait promis des «révélations» pour sa conférence de presse, jeudi après-midi. Après avoir entretenu le suspens pendant de longues minutes, le sénateur est entré en scène. Mais les 200 journalistes présents sont un peu restés sur leur faim. Car les «révélations» avaient un petit air de déjà-vu.

A défaut de faire trembler la République, Charles Pasqua aura au moins réussi à impliquer un certain nombre de personnalités politiques dans l'affaire de l'Angolagate, qu'il considère comme une «affaire d'Etat». A commencer par le président de la République de l'époque et le secrétaire général de l'Elysée. «J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités. Il en est de même pour Dominique de Villepin, a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur. Tous deux ont manqué à leur devoir. J'affirme que les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées.»

«Je lève le secret défense»
Pasqua cite une note de la DGSE de 1995 qui indique que «le gouvernement angolais a reçu de grandes quantités de matériel militaire par l'entremise d'un intermédiaire français non autorisé». Cette note aurait été transmise à l'Elysée, au ministère des Affaires étrangères, et au ministère de la Défense. «Jacques Chirac, Dominique Villepin, Bertrand Landrieu, Charles Millon, Jacques Foccart et Hervé de Charette étaient donc informés», assure l'ancien ministre de l'Intérieur.

Pasqua prétend aussi avoir rédigé un mémorandum à destination de Jacques Chirac en janvier 1996. «Je ne sais pas s'il est classé secret défense, mais je lève le secret défense à votre intention», a dit Charles Pasqua, qui va communiquer le document aux journalistes. Il a également demandé «le lancement d'une pétition des parlementaires sur la levée du secret défense sur toutes les affaires de ventes d'armes depuis 2002».

Et d'insister : «La justice estime que ces ventes sont illégales. Pourquoi les autorités n'ont-elles rien fait et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité ?» Pour Pasqua, la réponse est claire : «L'instruction a été conduite à charge ! Le magistrat s'est focalisé sur moi.»

«Gaydamak n'était pas un inconnu à l'Elysée»
Pour justifier son propos, Charles Pasqua insiste sur les décisions prises par le juge Philippe Courroye, magistrat instructeur du dossier et témoin lors du procès. «Une note déclassifiée en 2002 et transmise à Courroye ne figure pas dans la procédure», assène le sénateur des Hauts-de-Seine, qui a décidé de «déposer une plainte à ce jour contre Philippe Courroye».

Autre sujet abordé : le rôle d'intermédiaire joué par Arcadi Gaymadak dans la libération de deux pilotes français, capturés en Bosnie en 1995. Pasqua est accusé d'avoir reçu une contrepartie financière de 326.000 euros, en échange de la décoration due l'homme d'affaires franco-russe. «Est-ce que quelqu'un imaginerait un seul moment que je me prostituerais pour la vente d'une décoration ?»

Là encore, Pasqua prétend que Jacques Chirac était au courant de tout. «Gaydamak n'était pas un inconnu pour l'Elysée». Il assure que la présidence de la République a financé la première phase de la mission à hauteur de 900.000 francs (137.000 euros). Une somme qui aurait lui aurait été remise directement à par Dominique de Villepin.

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