Les contrastes de l'intégration à la française

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Message  Invité le Ven 16 Oct - 14:36

Les contrastes de l'intégration à la française

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Une vaste étude, réalisée pour la première fois sur les enfants d'immigrés, montre leur ascension sociale par les études.

L'intégration finit par rattraper tous les enfants d'immigrés. Qu'ils soient d'origine italienne ou portugaise, maghrébine ou africaine. À rebours du pessimisme ambiant, la sociologue Claudine Attias-Donfut et l'économiste François-Charles Wolff publient cette semaine* les résultats d'une vaste enquête conduite auprès d'un échantillon représentatif de 6 000 immigrés et 20 000 de leurs descendants. Sans se focaliser sur les cités ghettos, puisque seulement 20 % des immigrés y vivent. Ni chercher à démontrer que tout va bien. Le tableau d'ensemble est touffu, trop sans doute, pour livrer un message simple. Mais globalement, les chercheurs affirment que «l'intégration marche».

Tous les indicateurs sont positifs. Les plus pauvres ont clairement tiré profit de la migration. Pour autant, changer de pays ne les a pas plongés directement dans le rêve français, mais bien dans sa réalité. S'ils étaient démunis et peu éduqués, ils se sont retrouvés sur les mêmes rails que les prolétaires hexagonaux. Leurs enfants ont connu la même mobilité sociale. Pas plus. Les réussites éclatantes restent donc l'exception tandis que la masse a gardé le col bleu ou blanc.

Les filles décrochent plus souvent leur bac


Car l'école n'efface pas l'origine sociale des élèves. Qu'ils soient bretons, basques, ou algériens, leur sort sera similaire si leurs parents sont ouvriers. Les enfants d'immigrés auraient même tendance à mieux travailler. L'enquête confirme des spécificités que l'on pressentait. Les Asiatiques affichent les meilleurs résultats scolaires, bien au-dessus des autres. Les Maghrébins font mieux que les Français de souche, toute chose égale par ailleurs, mais ils ont investi des filières généralistes qui n'ont pas tenu leurs promesses et n'ont offert que peu de débouchés. Quand aux fils d'Africains, ils sont particulièrement nombreux en troisième cycle.

Toutes les filles misent sur l'école et décrochent plus souvent le bac, investissent massivement le deuxième cycle. «Elles ont plus à gagner dans la société française», avance Claudine Attias-Donfut, sans pouvoir élucider totalement cette performance. Une exception cependant, les Turques, qui sont retirées jeunes du système scolaire.

Globalement, les diplômes sont donc au rendez-vous, mais l'ascension est lente. Plus l'immigré est installé de longue date, meilleurs sont ses enfants scolairement. La durée reste une donnée essentielle de l'intégration. Cette enquête réinscrit donc les vagues d'immigration récentes dans une histoire plus large, avec des étapes qui se répètent : les pionniers se déracinent dans l'espoir d'une vie meilleure. La seconde génération vit entre deux pays, celui des parents et celui de l'école. Et finit parfois par se créer son propre monde dans la rue. Enfin la troisième génération s'ancre sur la terre d'accueil.

«Les Maghrébins en sont presque là», estime Mohammed Abdi, le conseiller spécial de Fadela Amara, secrétaire d'État à la Politique de la ville. «Ils ont investi de nouveaux secteurs de la vie économique. Une classe moyenne émerge.» Tandis que la hausse du niveau de vie «au bled» libère, selon lui, les immigrés de leur dette.

Si la dynamique générale est positive, les auteurs de l'étude relève cependant «une difficulté spécifique aux enfants d'Algériens et aux descendants d'Africains». Ils quittent plus souvent le système scolaire, connaissent des parcours délinquants plus fréquents. Ces échecs minoritaires mais très visibles, obscurcissent la vision d'ensemble. Jusqu'à faire douter d'un modèle pourtant efficace.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/30/01016-20090930ARTFIG00744-les-contrastes-de-l-integration-a-la-francaise-.php

pas mal , on commence a tolérer les statistiques ethniques semble t-il .....

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Message  Invité le Ven 16 Oct - 14:42

Les enfants d'Algériens et d'Africains plus en difficulté

INTERVIEW - Sociologue à la Caisse nationale d'assu­rance vieillesse et auteur d'une vaste étude sur les enfants d'immigrés, Claudine Attias-­ Donfut relève un risque d'échec social plus important.

LE FIGARO.- L'intégration des Algériens et des Africains s'avère-t-elle plus complexe ?
Claudine ATTIAS-DONFUT. - La moitié des enfants d'Africains et un tiers des fils d'Algériens n'ont pas encore 19 ans. C'est une population particulièrement jeune, qui progresse globalement. Mais 10 % sont en échec, selon le témoignage des parents. Un résultat qui tranche avec les autres nationalités et révèle un malaise particulier.

Comment expliquer cette spécificité algérienne ?
Nous n'avons que des pistes. Les travaux menés par des sociologues et des historiens montrent comment le contentieux historique de la guerre d'Algérie encombre les mémoires. La deuxième génération s'est partagée entre des jeunes ultrarépublicains, au sentiment d'appartenance nationale exacerbé qui affichent souvent de belles réussites. Et une minorité plus torturée. Car certains parents sont restés dans l'ambiguïté, éduquant leurs enfants dans le respect des lois mais refusant dans le fond qu'ils deviennent des Français. Cette schizophrénie a touché principalement les garçons. Certains ont concrétisé la rage rentrée de leurs parents contre l'ancienne puissance coloniale. Plus que l'islam, c'est bien l'histoire qui a nourri cette rancœur. Car le risque de marginalisation sociale est bien plus faible pour les descendants des autres pays du Maghreb.

L'intégration des populations venues de l'Afrique noire connaît-elle également des difficultés ?
C'est une immigration très particulière, avec une forte proportion de diplômés dans la première génération. Souvent venus des villes et de milieux bourgeois, les étudiants africains restés dans l'Hexagone ont connu des sorts divers. Mais 30 % ont dégringolé socialement. Ils ont peiné pour négocier leurs diplômes en France et s'ils ont parfois mieux gagné leur vie que dans leurs pays, ils n'ont pas toujours retrouvé leur statut. Cette épreuve a marqué leurs enfants. Beaucoup ont fait des études, dopés par le niveau culturel et le puissant désir de leurs parents de les voir réussir, mais ils ont souvent des difficultés à obtenir des postes correspondants à leurs qualifications.

On a plutôt l'image de migrants venus des zones rurales…

L'immigration africaine est bimodale, avec d'un côté des diplômés et de l'autre des paysans, notamment les Maliens. Le décalage culturel est alors brutal, entre une société africaine très hiérarchisée, où le groupe élève les enfants de façon autoritaire et le modèle français, centré sur l'individu et la pédagogie. Certains migrants n'ont pas réussi, seuls, à imposer une éducation. D'autant que les châtiments physiques sont réprouvés en France. Leurs enfants évoluent dans un monde où personne ne détient plus l'autorité. À cela, s'ajoute un fort risque de discrimination.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/03/01016-20091003ARTFIG00696-les-enfants-d-algeriens-et-d-africains-plus-en-difficulte-.php

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Message  livaste le Ven 16 Oct - 14:46

Certes , il est aussi bon de rappeler que les enfants de " prolétaires " Français n'ont pas plus de facilités ni de moyens que les enfants d'immigrés économiques .

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Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
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