Copé fait plus que jamais entendre sa différence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Copé fait plus que jamais entendre sa différence

Message  livaste le Jeu 15 Oct - 7:37

Copé fait plus que jamais entendre sa différence
Bruno Jeudy - Envoyé spécial à Bruxelles et Lille
14/10/2009 | Mise à jour : 21:50 |
Le député maire de Meaux donnait, mercredi,une conférence devant les étudiants de l'École des hautes études commerciales (EDHEC), à Lille.

«Il faut qu'on retrouve un cap et un message identitaire», prévient le président du groupe UMP.

«Vous avez entendu ? Les radios sont encore sur Jean Sarkozy.» Gare du Nord, mercredi matin : Jean-François Copé fait le point avec ses collaborateurs avant de quitter Paris pour Bruxelles. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale n'est pas mécontent de s'éloigner du chaudron politique. «Cette affaire du fils c'est comme le sparadrap du capitaine Haddock, ça va leur coller aux godasses», soupire l'ancien ministre chiraquien. Le patron des députés de la majorité l'admet sans fard : «Cela tangue en ce moment.»

Discours très subtil
Dans le TGV qui le conduit à Bruxelles où l'attendent deux cents hommes d'affaires pour un déjeuner-débat, Jean-François Copé liste les sujets qui empoisonnent la rentrée : de la taxe carbone «mal assumée» à la réforme de la taxe professionnelle «bâclée» en passant par la réforme des collectivités «illisible» jusqu'au futur grand emprunt dont il ne voit pas la «nécessité». «Il faut qu'on retrouve un cap et un message identitaire», réclame-t-il.

Très remonté contre la réforme de la taxe professionnelle présentée par le gouvernement, Copé relaie le scepticisme des parlementaires : «Tu ne peux pas dire aux mecs (les députés), on va vous supprimer la taxe pro parce que vous dépensez trop ! Ce n'est pas un argument sérieux.»

Bizarrement, le député de Seine-et-Marne se garde bien d'évoquer les récentes polémiques sur le livre de Frédéric Mitterrand et, bien sûr, la probable accession de Jean Sarkozy à la tête du quartier de la Défense. Deux polémiques qui minent le moral de la droite et ont même déclenché un début de fronde chez les parlementaires. Comment Copé gère-t-il la grogne ? «J'essaie de faire la part des choses entre l'écume de l'actualité et les sujets de fond. Je préfère marquer le coup sur les décrets d'application des tests ADN ou sur la taxe professionnelle», explique-t-il.

Mardi, Copé a d'ailleurs mis le holà quand les députés René Couanau puis Pierre Cardo s'en sont pris au fils du président. «Je suis très attentif à la liberté de parole mais il ne peut pas y avoir de curée au sein du groupe. J'ai dit : “stop”. Je suis d'autant plus à l'aise à le faire que le fils Sarkozy passe son temps à me critiquer», confie Copé. À défaut de recevoir un coup de fil de l'Élysée pour le remercier, le patron des députés a reçu un appel de Jean Sarkozy. Irréprochable, Copé s'inquiète toutefois du climat qui s'installe. Il file alors la métaphore napoléonienne : «L'Élysée trouve de moins en moins de volontaires pour traverser le pont d'Arcole en flammes.»

À Bruxelles, le député maire de Meaux a droit à un accueil de star de la part de ce club d'hommes d'affaires belges. Un mois plus tôt, Ségolène Royal a fait un bide au même endroit. L'un des responsables du patronat local présente Copé comme un homme qui a la «stature d'un futur président de la République».

Les bouchées doubles
À la tribune, Copé met les bouchées doubles pour ne pas décevoir. Son discours très subtil mélange compliments à l'endroit de «Nicolas» Sarkozy et une petite musique toute copéiste. Sur la gestion de la crise mondiale, Copé se démarque de Sarkozy : «Je ne pense pas que les bonus étaient un combat essentiel. C'était un beau symbole. La question de la transparence financière me paraît infiniment plus importante», pointe-t-il. Plus loin, il met en garde contre les déficits publics qui seront l'un des «grands enjeux en 2012». Mais il sait aussi flatter en se félicitant d'avoir un «vrai chef comme Nicolas Sarkozy». Copé conclut son discours de «futur présidentiable» en dévoilant ce qu'il croit être le sujet des prochaines années : la question de l'identité nationale.

La tournée de Copé se poursuit à Lille où il va visiter une imprimerie où il anime une table ronde avec des patrons de PME. Plus tard, il se confronte avec huit cents étudiants d'une école de commerce. Mais, comme chaque semaine depuis la rentrée, Copé achève son escapade en province par l'inauguration d'une antenne de son club Génération France.fr. Sa «petite entreprise» en compte désormais soixante-cinq. «C'est ma boîte à idées. À côté de l'UMP qui est totalement paralysée, je veux être un producteur d'idées», glisse Copé qui ne rate pas une occasion de marquer sa différence avec son rival Xavier Bertrand.



c'est vrai , cela va lui coller longtemps aux godasses .
Certes Copé ne cache pas ses ambitions , mais pourquoi les cacheraient ils il me semble que pour 2012 , rien n'est joué à ce jour pour déterminer qui sera le candidat de l'UMP .

_________________
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
Voltaire
avatar
livaste
Admin
Admin

Féminin Nombre de messages : 27202
Date d'inscription : 14/01/2008

http://toute-la-droite.forumdediscussions.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum