Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

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Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Ven 2 Oct - 22:44

Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Juin 2008, 53,4% des Irlandais disaient "non" au référendum sur le Traité de Lisbonne. Vendredi, ils ont une deuxième chance. Et le "oui" pourrait bien l'emporter. Car entre-temps, la crise a fait des ravages et a rendu l'Irlande dépendante du soutien de la BCE.




"Quel genre de maniaque suicidaire donnerait un coup dans les dents à son allié européen au moment où les paramédicaux de l'euro sont en train de lui pomper de l'oxygène ?". C'est le sénateur Shane Ross qui l'écrit sur son blog. Il avait voté non au traité de Lisbonne le 12 juin 2008 et, comme nombre d'autres figures publiques, a changé d'avis. Autre exemple, Naoise Nunn, directeur de Libertas, le groupe de pression qui a fait campagne pour le "non" en 2008 : "Aujourd'hui, vu la situation économique critique du pays, on n'a tout simplement pas le choix", dit-il dans une interview sur la BBC. Citant Keynes, il ajoute : "Quand les choses changent, je change d'avis". Les changements de bords pourraient donc être nombreux. Les derniers sondages suggèrent même que le traité pourrait être adopté cette fois-ci, créditant le "oui" de 55% des intentions de vote, contre 27% pour le "non".

C'est sûr qu'entre juin 2008 et octobre 2009, la donne économique a drastiquement changé. L'année dernière, défendre les intérêts commerciaux irlandais signifiait préserver à tout prix les 12,5% de taxe sur les entreprises. La faible fiscalité du pays était en effet un atout majeur pour attirer le maximum d'investisseurs étrangers, et ainsi créer des emplois nationaux. Cette priorité n'était pas compatible avec une plus forte intégration et harmonisation européenne, susceptible d'obliger l'Irlande à se conforme un jour à une fiscalité moins attractive. Mais la crise est passée par là et les priorités ont changé.

Le chômage est passé de 5,7 à 12,8%, le déficit budgétaire de 2,75 à 10,75% et la croissance de 0,5 à -8%. Les agences de notation ont baissé la note de l'Irlande et de ses banques, faisant chuter la valeur des obligations irlandaises. Il est désormais plus cher d'emprunter, aussi bien pour le public que pour l'Etat.

Si l'Irlande survit malgré l'extrême détérioration de son économie, c'est grâce à l'UE. "C'est la pénible vérité", se résigne Shane Ross. "La Banque centrale européenne finance un quart de notre déficit. Et si elle le fait, ce n'est pas par amour pour nous mais parce que sa fonction, c'est de protéger l'euro". Pour ce sénateur, si les Irlandais se montrent ingrats au référendum, l'UE risque d'abandonner le pays à son triste destin. "On a besoin de l'Europe. On a besoin d'amis. On a besoin d'être sauvé." Difficile d'être plus clair.

L'économie est donc devenue la priorité. Or selon un sondage auprès d'économistes universitaires, 91% d'entre eux estiment qu'il est dans l'intérêt économique de l'Irlande de voter oui. Car cela permettrait de restaurer la confiance des investisseurs étrangers, qui détiennent 80% de la dette irlandaise, selon le blog Ireland for Europe. Un "non", en revanche, accroîtrait leur incertitude et donc le coût de leurs prêts. L'Irish Examiner appelle ainsi à voter "oui" pour éviter de "ternir la réputation internationale de l'Irlande", en particulier sur les marchés financiers.

De plus, l'Irlande est une plate-forme d'exportation pour les investissements étrangers. Et 62% de ces exportations vont aux pays de l'UE. D'où l'importance, selon le Premier ministre irlandais Brian Cowen, de signaler que "notre pays est et demeurera au coeur de l'Europe". C'est aussi pourquoi des firmes multi-nationales comme Intel, Ryanair et Microsoft ont exprimé leur soutien au traité. "Ce n'est pas autant le traité en lui même que l'acte de voter pour ou contre qui sera observé par les investisseurs. Voter "non" leur enverrait un message négatif", expliqu le blog Ireland for Europe. "Sa réputation internationale a déjà souffert du premier "non" en 2008".

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/pourquoi-la-crise-pourrait-faire-basculer-le-scrutin-irlandais_202483.html#xtor=AL-189

c'est à se demander si finalement l'Irlande n'est pas justement l'image type de ce que seraient chaque pays européens indépendamment les uns des autres si l'UE n'existaient pas ...

même si chaque pays n'a pas le même système économique , fiscal et social qui ne peut pas permettre trop de comparaisons , il semble malgré tout (et ça me fait mal de le dire) que l'UE finalement est un sacré parachute de secours ...
Rolling Eyes

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Ven 2 Oct - 22:46

L'UE est en partie cela, mais aussi une usine à chantage antidémocratique au possible...

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Ven 2 Oct - 22:57

Quand on lit cet article on sent effectivement le chantage capitaliste sur le pays , alors même que ces même investisseurs n'hésitent pas à investir dans des pays peu fréquentables .... c'est bizarre tout de même ! inciter l'Irlande à rentrer dans l'UE alors même que le faire leur mettrait des bâtons dans les roues avec toutes les restrictions , règlementations , ....

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Sam 3 Oct - 21:48

En quoi l'UE est un parachute de secours? Ou plus particulièrement en quoi est-il nécessaire que l'on dépasse la zone commercial régional pour soutenir l'économie irlandaise?

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Sam 3 Oct - 23:01

il faut reconnaître que si l'Irlande est un attraction économique c'est grâce aux milliards injectés de l'UE .... et aussi parce que sa fiscalité est très basse , ce qui en fait aussi une faiblesse pendant une crise de cette ampleur ....

le Oui l'a emporté à 67% ... maintenant la république tchèque attend le rférendum anglais promis par les conservateurs s'ils passent .

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Sam 3 Oct - 23:09

Non. Les subventions sont anciennes et cela n'avait pas empêché les irlandais de voter non la première fois. Ce qui a fait voté "oui" les irlandais, c'est la crise, le chantage et l'idéologie de la peur. Peux-tu prouver que les subventions sont apparus après le résultat du premier référundum? Non.

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Sam 3 Oct - 23:13

tant que tout allait bien les Irlandais étaient persuadés que ce n'était que leur fiscalité qui les rendait si attractif , ce qui n'est pas faux mais , on sait bien qu'en temps de crise , un parachute de secours financier n'est pas a jeter à la poubelle .... et on sait tous qu'il y en aura d'autres de crises .Les investissements passés ont servi à l'Irlande pour s'émanciper et devenir attractif justement.

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Dim 4 Oct - 0:26

Les investissements européens n'ont représenté au maximum que 5% du PIB sur un exercice budgétaire et sont bien moindre actuellement. C'est pour ça que je ne crois pas à ton explication qui est une explication médiatique relayé par les européistes depuis le premier "non" celles des ingrats...

Pour le reste, je répète ma question: en quoi le traité de Lisbonne représente-t-il un parachute pour l'Irlande?

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Dim 4 Oct - 11:18

j'en sais fichtre rien ; c'est à eux qu'il faut poser cette question .

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Dim 4 Oct - 11:47



L’Irlande, une des plus belles réussites de l’Union européenne, disent les spécialistes. Ce pays, bénéficiaire de plus de 60 milliards de subventions de la part de l’Europe depuis son entrée dans l’Union en 1973, deviendra contributeur officiellement en 2013. Peut-on interpréter le « non » des Irlandais au traité de Lisbonne comme un désistement envers leurs investisseurs, au moment ou le pays s’apprête à passer à la caisse ?

C’est bien l’Europe qui a partiellement permis à l’Irlande de passer du statut de pays pauvre à celui d’un pays possédant le deuxième PIB par habitant de toute l’Union européenne. 1973 : le pays intègre la CEE, et s’affranchit du même coup de sa dépendance économique envers le Royaume-Uni. Les subventions permettent tout d’abord aux paysans Irlandais de s’aligner sur les prix agricoles communautaires, bien supérieurs à ceux imposés jusque-là par les importateurs britanniques. Mais elles donnent également du souffle à un vrai développement des régions, en retard sur le plan économique et social.


Boom des nouvelles technologies

Dans les années 80, ce sont les nouvelles technologies qui bénéficient du coup de pouce de l’UE. De nombreux investissements étrangers ont été effectués dans l'électronique, l'informatique et l'industrie pharmaceutique. Ce sont ces trois axes de subventions qui ont permis aux Irlandais de récolter le fruit de leurs efforts dès le début des années 90, et d’afficher jusqu’à 10,7 % de croissance en 2001. Un record non seulement parmi les Etats membres de l’Union européenne, mais aussi de l’OCDE.

« Les Irlandais ont surtout su parier sur des secteurs porteurs »

Seulement, ces résultats n’ont été possibles que grâce à l’adoption d’une fiscalité très basse, encourageant les investissements. S’il est vrai que les Irlandais ont reçu d’importants investissements de la part de l’Union européenne (jusqu’à 5 % du PIB irlandais), ils ont surtout su les optimiser de façon efficace et parier sur des secteurs porteurs comme l’investissement immobilier, moteur essentiel de la croissance irlandaise.
Fin du « tigre celtique » et euroscepticisme


Mais pour bien comprendre l’état d’esprit dans lequel les Irlandais se trouvaient au moment du vote, un bref coup d’œil sur la situation économique actuelle du pays s’impose. Une croissance de 3 %, un taux de chômage de 4,7 % de la population active, des chiffres qui feraient certes rêver de nombreux pays européens. Seulement voilà : le « tigre celtique » peine à retrouver son allant d’antan, d’autant que les experts estiment la croissance de l’Irlande à 1,5 % voire 2 % dans le meilleur des cas en 2008.

L’investissement immobilier, autrefois moteur de la croissance Irlandaise, est en crise et a porté l’inflation à 5 %, un chiffre au-dessus de la moyenne européenne. Et pendant que les prix n’ont cessé d’augmenter, les salaires, eux, ont stagné. Un phénomène notamment dû à l’arrivée de travailleurs, majoritairement Polonais, aux standards d’exigences salariales plus basses. L’Irlande est devenue pour la première fois un pays d’immigration suite à l’adoption du traité de Nice en 2001, permettant aux pays d’Europe de l’Est d’intégrer l’Union européenne.
Fantasme du travailleur irlandais


Or, avant d’adopter ce traité, les Irlandais l’avaient d’abord refusé, avant de se faire taxer d’ingratitude par les autres Européens. Aujourd’hui, le contexte économique étant défavorable, le fantasme du travailleur irlandais, perdant son emploi à la faveur d’un immigrant polonais a fait son chemin dans l’imaginaire populaire, et la confiance en l’avenir a fait place à un sentiment de méfiance, notamment envers l’Europe.

Or, la méfiance provoque naturellement un besoin de se protéger, et entraîne un repli sur soi. Ces fantasmes ont de plus été alimentés par le manque de clarté qu’énonce le traité de Lisbonne sur l’indépendance fiscale de l’Irlande envers les autres pays européens. Et, on l’a vu, c’est notamment cette indépendance fiscale qui avait permis à l’Irlande ce développement spectaculaire.


Les Français pas moins ingrats

Les Français et les Hollandais avaient déjà dit « non » au projet de Constitution européenne en 2005. Pourtant, la France a été la grande bénéficiaire de la Politique agricole commune (PAC), sans qui elle aurait très certainement été obligée d’importer ses denrées alimentaires, alors qu’elle se situe aujourd’hui parmi les exportateurs agricoles les plus importants de la planète. Ingrats, les Irlandais ? Pas forcément plus que les Français. Quand un pays est en proie au doute suite à ses performances économiques, un sentiment de méfiance et de repli sur soi survient parmi la population, qu’elle soit irlandaise, française, ou de n’importe quelle autre nationalité.

http://www.cafebabel.com/fre/article/25168/irlande-refuse-de-payer-pour-europe.html

il me semble évident qu'en embauchant des travailleurs à bas coût les salaires devaient inévitablement stagner ; on peut effectivement croire que ce sont eux les coupables mais , quand on tente de faire du profit sur une catégorie de personnes on fini toujours par le payer cher !L'UE a permis ce genre de dérives tout comme elle a aussi permis une croissance forte avec de forts investissements dès 73 pour développer des secteurs profitables... ce que les Irlandais ne voulaient pas c'est que l'UE leur demande d'augmenter leur fiscalité ce qui donnait à faire croire que les salaires seraient encore plus bas .

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Georges le Dim 4 Oct - 16:25

franline a écrit:j'en sais fichtre rien ; c'est à eux qu'il faut poser cette question .

Le problème c'est que eux ne le savent pas non plus. Ce succés n'est dû qu'au chantage et à une propagande effrénée des politiques et des médias.

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Dim 4 Oct - 16:27

Georges a écrit:
franline a écrit:j'en sais fichtre rien ; c'est à eux qu'il faut poser cette question .

Le problème c'est que eux ne le savent pas non plus. Ce succés n'est dû qu'au chantage et à une propagande effrénée des politiques et des médias.

Tout à fait.

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  unknown le Dim 4 Oct - 19:18

Remarque, ils vont se trouver dans la mouise eux aussi tot ou tard avec cet UE donc au final, ils comprendront. Twisted Evil

Mais le pire dans tout ça, c'est tous les politiques des autres pays qui se félicitent pour cet élection. Evil or Very Mad

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

Message  Invité le Dim 4 Oct - 20:08

si on suit la logique de Georges et Saco ... le simple mortel n'est pas apte a réfléchir par lui-même.

en gros chacun est influencé par une propagande quelconque .... donc au final tout le monde est manipulé ! Razz

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Re: Pourquoi la crise pourrait faire basculer le scrutin irlandais

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