Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 9:05

saco a écrit:Je pense juste qu'il est de notre intérêt d'avoir un un monde multi-polaire. Je pense que la vétusté des installations d' hydrocrabure et la nécessité de diversifier nos partenaires. Après, il y a aussi le fait que le régime iranien est chiite et que l'islamisation de l'europe se fait par la sunna.

bien à toi,

saco

L'Iran a beau être chiite, je ne crois pas qu'il puisse honnêtement représenter un modèle acceptable pour l'ensemble de sa population (je ne parle pas pour "nous"). Je sais aussi que tout est très hypocrite là-bas, et ça va très loin (évidemment, il n'y a aucun homo en Iran, évidemment, personne ne touche une goutte d'alcool et alors la drogue, n'en parlons pas).
Pour le reste, si nous avons tout intérêt à avoir un monde multipolaire, ce avec quoi je suis d'accord, je ne vois pas du coup en quoi il ne faudrait pas non plus se féliciter de la pérennité du régime nord-coréen. Nons intérêts ne doivent pas primer sur ceux de millions de gens concernés par les dérives de ces régimes.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 9:10

Anna a écrit:
saco a écrit:Je pense juste qu'il est de notre intérêt d'avoir un un monde multi-polaire. Je pense que la vétusté des installations d' hydrocrabure et la nécessité de diversifier nos partenaires. Après, il y a aussi le fait que le régime iranien est chiite et que l'islamisation de l'europe se fait par la sunna.

bien à toi,

saco

L'Iran a beau être chiite, je ne crois pas qu'il puisse honnêtement représenter un modèle acceptable pour l'ensemble de sa population (je ne parle pas pour "nous"). Je sais aussi que tout est très hypocrite là-bas, et ça va très loin (évidemment, il n'y a aucun homo en Iran, évidemment, personne ne touche une goutte d'alcool et alors la drogue, n'en parlons pas).
Pour le reste, si nous avons tout intérêt à avoir un monde multipolaire, ce avec quoi je suis d'accord, je ne vois pas du coup en quoi il ne faudrait pas non plus se féliciter de la pérennité du régime nord-coréen. Nons intérêts ne doivent pas primer sur ceux de millions de gens concernés par les dérives de ces régimes.

Il y a des tas de régimes qui ne sont pas démocratiques. Je crois que le devoir d'ingérence suit des intérêts économiques. On définit des cibles.

Je préfère donc la souveraineté nationale au devoir d'ingérence de M. Kouchner et autres démocrates.

bien à toi,

saco

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 9:41

Bien sûr qu'il faut préférer la souveraineté nationale au devoir d'ingérence (mais pourquoi soutenir la guerre en Afghanistan alors???). Je ne suis pas de ceux qui pensent que la démocratie à l'occidentale se doit d'être imposée partout.

Néanmoins, ce devoir d'ingérence ne doit pas se manifester à l'inverse en soutenant tel ou tel régime ou en en niant les crimes ou dérives. Ce n'est pas faire de l'ingérence que de dresser un tableau honnête de l'Iran d'Ahmadinejad. L'ingérence, c'est de dire qu'il aurait fallu que Moussavi soit élu.

Par ailleurs, je trouve la question de l'ingérence très intéressante, et souvent extrêmement complexe.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 10:14

La guerre en Afghnaistan était dicté suite à une série d'attentat (donc d'un passage à l'acte). Les iraniens étaient d'ailleurs plutôt favorable à cette guerre. Aujourd'hui, cette guerre est perdue et il est peu probable qu'elle soit gagné un jour. Les fonds souverains (et autres fonds) qui permettaient la dette américaine par la vente de bon du trésor ont muté, les titres de la dette servent de refinancement aux banques. De plus, en divisant le front par une guerre en Irak, le combat fut perdu.

bien à toi,

saco

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  livaste le Lun 10 Aoû - 20:53

Accusations de viols dans les prisons iraniennes

De notre correspondante au Moyen-Orient, Delphine Minoui
10/08/2009 | Mise à jour : 20:31 |

Un réformateur dénonce pour la première fois publiquement les violences perpétrées contre les manifestants arrêtés.

Mehdi Karoubi ne pèse pas ses mots. Dans une lettre adressée à l'ex-président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, il affirme haut et fort que des manifestants arrêtés auraient été violés lors de leur détention. «Un certain nombre de personnes arrêtées ont affirmé que des jeunes femmes avaient été sauvagement violées», dit-il dans ce courrier dont Le Figaro s'est procuré une copie.

C'est la première fois qu'une personnalité politique dénonce aussi ouvertement, et dans les moindres détails, la violence de la répression postélectorale, qui rappelle aux plus anciens de vieilles pratiques exercées par le régime dans les années 1980. Sa prise de position n'est pas sans risque. Cet ancien président du Parlement iranien, candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, se trouve aujourd'hui dans le collimateur d'un haut gradé des gardiens de la révolution qui appelait dimanche à son arrestation, de même qu'à celle de Mohammad Khatami et de Mir Hossein Moussavi, l'actuel leader de l'opposition.


Trente morts ou trois cents ?

D'abord postée sur son site Internet, Etemad Melli, la lettre vient d'être effacée - le signe d'une censure qui se renforce de jour en jour. Mais ce ténor du courant réformiste, qui continue, comme ses acolytes, à dénoncer l'illégitimité du président Ahmadinejad, refuse de retirer ses accusations. «Des jeunes hommes ont également été sauvagement violés (…) et souffrent depuis lors de dépression et de sérieux problèmes psycholo­giques et physiques», affirme-t-il.

Cette déclaration fait suite à la fermeture récente du centre de détention de Kahrizak, ordonnée par le guide suprême en personne, l'ayatollah Ali Khamenei, à la suite de critiques virulentes sur les conditions de détention. Selon l'agence de presse Irna, son directeur aurait été limogé et emprisonné à la suite de la mort de trois manifestants incarcérés et des tortures subies par plusieurs autres. Dimanche, le chef de la police iranienne déclarait cependant que les manifestants qui y seraient morts auraient, en fait, succombé à un virus. De quoi choquer les réformistes, dont plusieurs supporteurs ont disparu. «Nous faisons face à des violences sans précédent dans l'histoire de la République islamique d'Iran», souffle un journaliste iranien, qui préfère taire son nom. Moins connu que la tristement célèbre prison d'Evin, le centre de Kahrizak, situé à l'extérieur de Téhéran et qui ne répond à aucune norme en vigueur, aurait été utilisé pour faire face au surplus de prisonniers qui s'y entassaient jusque dans les corridors, au pic des manifestations.

Aux dires des autorités, environ 2 000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations postélectorales, qui auraient fait officiellement 30 morts. La plupart d'entre elles auraient, selon la police, été libérées sous caution, à l'exception de 200 détenus. Mais les organisations de défense des droits de l'homme tirent la sonnette d'alarme. «Au lieu d'organiser des procès spectacles où comparaissent des personnes innocentes, il serait bon de juger ceux qui sont responsables de leur torture et qui sont derrière la violence qui a causé la mort de nombreuses personnes dans les rues et en détention», remarque Aaron Rhodes, le porte-parole de la Campagne pour les droits de l'homme en Iran, une ONG basée à Washington. D'après un diplomate contacté à Téhéran, «même s'il est très difficile de dresser un bilan définitif de la violence, nous estimons à entre 200 et 300 le nombre de personnes qui auraient péri au cours de ces deux derniers mois».

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 20:57

Je viens de voir une journaliste franco-iranienne qui expliquait cela.
Il y a eu trois morts sous torture (officiellement virus) dans une prison du Sud de Téhéran qui a été fermée depuis. Mais parmi les vicitmes, le fils d'un dignitaire du pouvoir qui a relayé l'info. C'est atroce.

Visiblement, les autorités usent d'une technique éprouvée: ils payent les détenus de droit commun pour violer et torturer les prisonniers politiques.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  livaste le Lun 10 Aoû - 21:06

se servir des droits communs pour atteindre les détenus politique , c'est vrai que c'est vieux comme le monde , ou presque , et c'est efficace .

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Lun 10 Aoû - 21:10

Oui, c'est un procédé éculé notamment dans tous les systèmes coercitifs. On retrouve cela des armées romaines aux camps nazis.
Tchakhotine décrit une expérience très intéressante dans Viol de foules par la propagande politique menée sur des singes qui implique le même genre de processus.

Pour les autorités, c'est un moyen de ne pas se salir les mains, de diviser et de s'assurer du contrôle sur les torturés et les tortionnaires.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Mar 11 Aoû - 18:21


La franco-iranienne Nazak Afshar est sortie de prison
NOUVELOBS.COM | 11.08.2009 | 18:38

L'Elysée a annoncé que Nazak Afshar, collaboratrice franco-iranienne de l'Ambassade de France à Téhéran, est sortie de prison. Clotilde Reiss, toujours détenue, pourrait bénéficier d'une mesure de liberté conditionnelle. Les deux femmes avaient été jugées samedi par un tribunal de Téhéran.



Si la Française Clotilde Reiss est encore en prison en Iran, Nazak Afshar, collaboratrice franco-iranienne du service culturel de l'Ambassade de France à Téhéran, est sortie de prison, a annoncé l'Elysée, mardi 11 août. Nicolas Sarkozy, "qui avait multiplié les interventions ces derniers jours, s'est entretenu" au téléphone avec elle dès sa sortie, précise la présidence.
"Le président de la République a appris avec une grande joie et un grand soulagement la sortie de prison de Mme Nazak Afshar, collaboratrice du Service culturel de l'ambassade qui était détenue comme l'est encore Clotilde Reiss", indique le communiqué.
Nicolas Sarkozy exprime aussi "sa reconnaissance aux pays de l'Union européenne et aux autres pays amis, comme la Syrie, qui nous ont apporté leur soutien dans cette première phase".

Liberté conditionnelle pour Clotilde Reiss

Lors son entretien téléphonique avec Nazak Afshar, Nicolas Sarkozy lui "a fait part de sa satisfaction et de ses pensées les plus chaleureuses. Il a relevé la dignité avec laquelle Mme Afshar et Clotilde Reiss avaient toutes deux affronté les procédures qui leur ont été imposées", poursuit le communiqué.
Le président demande "que Clotilde Reiss soit elle aussi libérée sans délai", a-t-il ajouté.
L'Iran a proposé que la jeune Française bénéficie d'une mesure de liberté conditionnelle si elle réside à l'ambassade de France à Téhéran d'ici à la fin de son procès. La France a confirmé mardi qu'elle était prête à accueillir la jeune femme dans l'ambassade.
Clotilde Reiss, universitaire de 24 ans, est détenue en Iran depuis le 1er juillet. Elle est accusée d'espionnage pour avoir notamment participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français.
La jeune française a comparu samedi dernier devant un tribunal de Téhéran, en compagnie notamment de Nazak Afshar.

Pourra-t-elle sortir d'Iran ?

Nazak Afshar "va dormir ce soir chez elle", s'est réjoui de son côté son fils Arash Naimian, qui réside en France.
"Je suis très, très content, un peu choqué encore d'avoir appris qu'elle est sortie de prison. Elle va dormir ce soir chez elle", a déclaré Arash Naimian à l'AFP.
Il a indiqué avoir pu parler au téléphone avec sa mère après sa libération.
"On a parlé deux-trois minutes, je voulais juste entendre sa voix et être sûr qu'elle était libre", a-t-il dit.
"J'ai eu (le Premier ministre) François Fillon au téléphone, j'ai parlé aussi avec le président, M. Sarkozy", a-t-il ajouté.
"Je suis encore un peu inquiet qu'elle ne puisse pas sortir d'Iran, mais M. Sarkozy m'a dit qu'il allait faire tout ce qu'il pourrait", a encore déclaré Arash Naimian.
Nazak Afshar était détenue à Téhéran depuis son arrestation jeudi.
Iranienne ayant obtenu la nationalité française, Nazar Afshar travaille depuis 18 ans au service culturel de l'ambassade de France à Téhéran.
(Nouvelobs.com avec AFP)

Bon, de bonnes nouvelles, même si pour l'universitaire il faudra attendre.
Visiblement, El Assad serait intervenu, efficacement donc.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  livaste le Mar 11 Aoû - 18:29

Les mollahs ont une dent contre les universitaires , alors quand c'est une universitaire , c'est dire !!
Pour eux , elle représente sans doute le mal absolu ! affraid

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Dim 16 Aoû - 11:44


Ahmadinejad veut nommer deux ministres femmes
NOUVELOBS.COM | 16.08.2009 | 13:11

Si les députés votent la confiance pour ces deux femmes mercredi prochain, ce sera la première fois qu'une femme deviendra ministre depuis la révolution et l'avènement de la République islamique en 1979.


. Le président iranien ultraconservateur a fait cette annonce à la télévision dimanche 16 août. C'est mercredi qu'il proposera son gouvernement au Parlement. Les parlementaires iraniens devront alors accorder leur confiance à chaque ministre par des votes nominatifs. Le président a affirmé qu'il présenterait "Madame (Fatemeh) Ajorlou pour le ministère de la Protection et des Affaires sociales et Madame (Marzieh Vahid) Dastjerdi pour le ministère de la Santé".
Si les députés votent la confiance pour ces deux femmes, ce sera la première fois qu'une femme deviendra ministre depuis la révolution et l'avènement de la République islamique en 1979.

Un président contesté

Le président a prêté serment le 5 août devant le Parlement, à la suite de sa réélection contestée du 12 juin. Il a déclaré que le nombre de jeunes ministres dans son gouvernement serait "sans précédent". Malgré tout, 202 des 290 députés iraniens lui ont adressé une lettre pour lui demander de choisir des ministres "capables", "révolutionnaires" et "expérimentés".
Mahmoud Ahmadinejad était très critiqué au sein du camp conservateur depuis quelques semaines. La nomination au poste de Premier vice-président d'Esfandiar Rahim Mashaie avait entraîné des réactions d'indignation de la part du propre camp du président. La fronde venait d'une déclaration de ce proche du président, qui avait affirmé que l'Iran était "l'ami du peuple israélien". Une lettre du guide suprême demandant la suspension d'Esfandiar Rahim Mashaie avait été adressée au président, qui l'avait limogé par la suite.

(Nouvelobs.com)

Habile manoeuvre politique, si toutefois elle va jusqu'au bout.

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Re: Les anti-Ahmadinejad devant la justice iranienne

Message  Invité le Dim 16 Aoû - 22:04

Clotilde Reiss a été libérée sous caution, reste à voir ce qu'il va advenir d'elle...Je vois mal le Régime la condamner elle à la prison après l'avoir remise en liberté conditionnelle et avoir libérée l'employée de l'Ambassade.

je crois que l'analyse du piège iranien est tout à fait juste:


Libérée sous caution, Clotilde Reiss doit rester à Téhéran
Par Pierre Haski | Rue89 | 16/08/2009 | 21H53

Depuis quarante-huit heures, la libération de Clotilde Reiss semblait acquise mais n'intervenait pas : dimanche soir, finalement, l'Elysée a annoncé que la jeune Française était sortie de prison, après plus d'un mois de détention, et résiderait à l'ambassade de France à Téhéran « dans l'attente de son retour en France ».

Le communiqué ne donne aucun détail sur les modalités de cette libération, et sur les tractations diplomatiques qui l'ont permise. Mais l'Elysée remercie la Syrie pour son action, comme Nicolas Sarkozy l'avait déjà fait il y a quelques jours, attribuant à Damas, allié régional de Téhéran, un rôle-clé dans les négociations.

Un peu plus tôt, Bernard Kouchner avait confirmé sur France 2 que la France paierait une « caution » pour la libération de Clotilde Reiss, comme elle l'avait déjà fait pour l'employée franco-iranienne de l'ambassade de France en Iran, Nazak Afshar, libérée mardi. « C'est pas énorme, ce n'est pas plusieurs centaines de milliers d'euros », a-t-il dit.

Sortie de prison, Clotilde Reiss n'est pas encore tirée d'affaire

Si l'Elysée indique que Clotilde Reiss restera à l'ambassade « dans l'attente de son retour en France », il y a d'abord une étape judiciaire à franchir. La jeune française, qui a été jugée avec des opposants iraniens, accusée d'avoir participé aux manifestations contre le pouvoir et d'avoir transmis des informations à l'étranger, doit d'abord connaître le verdict de son procès, sans doute en fin de semaine prochaine.

Si elle est condamnée à une peine ferme, il faudra un artifice juridico-politique pour lui permettre de quitter librement le pays. Dans son communiqué, la présidence de la République rejette une nouvelle fois la procédure judiciaire en cours :

« Les autorités françaises demandent maintenant qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss et de Mme Nazak Afshar, que rien ne peut justifier. »

La diplomatie française coincée

Pourtant, le fait d'avoir payé une caution constitue une reconnaisse de facto du processus judiciaire et de sa légitimité, un argument dont ne manquera pas de se servir la propagande officielle iranienne.

La France était dans une situation impossible : en refusant de cautionner un tant soit peu le processus judiciaire, elle compromettrait la libération des deux femmes ; mais en acceptant, elle cautionne une répression dont sont d'abord victimes les Iraniens. Le piège tendu par le pouvoir iranien était implacable.

Reste à savoir quel impact cette affaire aura sur la posture diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui faisait partie des partisans d'un accroissement des sanctions contre Téhéran.

Le passage par la Syrie, et les tractations secrètes autour des deux Françaises auront-elles raison de cette ligne dure ? Difficile d'y répondre, surtout tant que Clotilde Reiss n'a pas quitté le sol iranien. Mais pour l'heure, Nicolas Sarkozy peut se féliciter de l'issue positive de cette affaire, même si le prix à payer risque d'être élevé.

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