La Courneuve: tirs à l'arme de guerre sur des policiers

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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 15:08

Tu nies la délinquance car Sarko ne fait rien!
Il ne parlait pas "Karcher" ?
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Message  sarkonaute le Dim 17 Mai - 15:10

sarkozy a créé les UTEQ qui ont fait la preuve de leur efficacité.
et c'est ce harcèlement permanent de la police qui pousse les délinquants à la radicalisation.
quand au fait que les enfants d'immigrés aient pour certain des formes chroniques de désocialisation, d'anomie et d'acculturation ratée, je pense qu'on est tous d'accord.
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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 15:11

Et toute cette délinquance d'attaques à la personne, n'existait pas non plus !

grotesque.

Il y a quelques années, je pouvais rentrer seule chez moi en pleine nuit... maintenant, je ne m'y aventurerais plus !
Je pouvais aller dans n'importe quel quartier, plus maintenant..... si même la police ne peut plus y aller, je ne vais pas prendre ce risque!

Quant aux écoles, nos enfants y apprennent à mal parler et à cracher......
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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 15:14

Le bilan de la délinquance générale détaillé ,point par point, fait apparaître une hausse de 2.40% du nombre des violences aux personnes.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/18/01016-20090118ARTFIG00128-les-chiffres-mitiges-de-la-delinquance-.php

Et ça, c'est sur 1 an !

Imagine sur 20 ans !
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Message  Invité le Dim 17 Mai - 15:30

C'est un échec pour tout le monde, cette augmentation de violences aux personnes Droite et gauche confondue. No

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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 15:31

David a écrit:C'est un échec pour tout le monde, cette augmentation de violences aux personnes Droite et gauche confondue. No

Pour une fois, d'accord avec David!
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Message  theodor le Dim 17 Mai - 16:31

The Shadow a écrit:C'est pas des hommages qu'elle doit aux policiers! C'est des excuses! Comment se fait-il que ces merdes aient été en liberté? (Voire, sur le territoire)?

Comment se fait-il qu'en France, les tireurs sportifs soient controlés comme des criminels sous controle judiciaire mais que des petites racailles de merdes se baladent tranquillement avec des armes de guerre???

France, la maison des fous en 2009...

je ne suis pas sur qu'ils déclarent leurs armes de guerre à la police

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Message  livaste le Dim 17 Mai - 16:51

[quote="shimmy"]Evidemment, il y a toujours eu des délinquants, mais ils étaient quand mlême moins nombreux, et ne s'en prenaient pas à n'importe quelle mamie qui passe dans la rue !

Il y a effectivement toujours eu des délinquants , et bien avant 1900 mais ils se s'armaient pas pour se constituer en milice contre les policiers !
Sazrkonaute devie simplement le sujet et les réponses .

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Message  livaste le Dim 17 Mai - 16:54

[quote="sarkonaute"]
shimmy a écrit:Dans leur majorité, les victimes "ne portent pas à la connaissance de la police et de la gendarmerie les atteintes aux biens", et agissent en fonction de la "gravité du préjudice".
ça a toujours été le cas.


faux ; les appaches ne se constituaient pas en armée clandestine pour attaquer la police , ils se contentaient d'être délinquants !

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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 17:02

Oui, mais Sarkonaute est prêt à tous les dénis pour son président d'amour!

Lamentable!
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Message  sarkonaute le Dim 17 Mai - 17:03

les images parlent d'elles-même, je pense. laissons-leur la parole.
ne vois-tu pas des similarités frappantes avec l'époque actuelle?
attaque des flics, des pompiers? Wink

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Message  livaste le Dim 17 Mai - 17:06

La Courneuve : la police renforce son dispositif
Marisa Faion avec AFP | 17.05.2009, 16h54 | Mise à jour : 18h21





Le directeur départemental de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, Jean-François Herdhuin, a annoncé dimanche un «dispositif policier renforcé» à la Courneuve, en particulier dans le quartier des «4.000»,suite aux tirs essuyés par un fourgon de police dans la nuit de samedi à dimanche.
«Des renforts venant de Paris ainsi qu'une compagnie de CRS supplémentaire sont prévus, nous allons mettre en place des patrouilles renforcées très dissuasives, avec fusils à pompe et pistolets mitrailleurs», a détaillé Jean-François Herdhuin lors d'une conférence de presse

«Un gros dispositif de fouille est prévu, la police sera très offensive.

Cependant, il y a une volonté forte de ne pas aggraver la situation et d'agir avec discernement», a-t-il ajouté. «Nous n'abandonnerons pas le terrain,» a assuré le directeur départemental.

Les syndicats de police doutent

Des annonces qui ne semblent pas convaincre les syndicats. «Comme à chaque fois lors de ce genre d'événement, on envoie des renforts, c'est à dire deux ou trois cars de CRS, explique Kamel Hadj, délégué syndical SGP-FO (Syndicat général de la police). Les CRS vont avoir leur feuille de route pour patrouiller dans le secteur de la cité Balzac. Ce type de renfort est courant. Il se pourrait que d'autres effectifs soient même déployés plus tard dans la nuit, il n'y a rien d'exceptionnel à cela. Il n'y a aucune pérennité dans ce dispositif. Dans quelques jours, les CRS repartiront.»

Le délégué syndical regrette en outre que les effectifs de police soient de plus en plus revus à la baisse alors que selon lui, les policiers doivent faire face à des délinquants qui disposent aujourd'hui d'armes lourdes et qui connaissent parfaitement leurs stratégies pour les contrer, comme cela s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche.

De son côté, Jean-François Herdhuin a tout de même précisé : «Il faut tout de même souligner que depuis le début de l'année, la délinquance a baissé de 5% (dans) le département et c'est la première fois qu'on voit l'usage d'une arme de guerre dans un tel contexte».
Revenant sur les événements de la nuit dernière, Jean-François Herdhuin a déclaré que les fonctionnaires de police «n'étaient pas habitués à de telles situations mais sont entraînés pour les gérer le cas échéant».
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Message  livaste le Dim 17 Mai - 17:09

Inutile sarkonaute de nous reposter ton image d'épinal d'un hebdomadaire à sensation du début du 20 eme siècle !
On y voit un échange de tirs entre des truands pris par les policiers et lesdits policiers , et alors , est ce similaire à un attaque en règle , comme on peut le voir en Irak , contre un fourgon de policiers comme c'était le cas hier ?
Tu sors n'importe quelle non argument pour dire " tout va très bien madame la marquise " !

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Message  sarkonaute le Dim 17 Mai - 17:43

livaste a écrit:On y voit un échange de tirs entre des truands pris par les policiers et lesdits policiers , et alors , est ce similaire à un attaque en règle , comme on peut le voir en Irak , contre un fourgon de policiers comme c'était le cas hier ?
avec les moyens de l'époque, oui.

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Message  shimmy le Dim 17 Mai - 17:45

Tu radotes un peu, non ?
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Message  plume le Dim 17 Mai - 17:47

shimmy a écrit:Tu radotes un peu, non ?

Oui ça c'est quand il n'a plus rien à dire Wink
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Message  livaste le Dim 17 Mai - 17:49

c'est une caractéristique de sarkonaute , quand il ne connait que dalle sur un sujet , quand il n'a aucun argument , il trolle , trolle , trolle !!!!!!!!!! Razz

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Message  Invité le Dim 17 Mai - 18:02

Quitte à me faire l'advocatus diaboli, je dirais quand même que sarkonaute n'a pas tort dans le fond: les agressions contre les uniformes policiers existent depuis la police, et sont symptomatique d'un phénomène très français.
Un historien s'est penché sur la question dans un essai très intéressant dont je n'ai plus la référence en tête.

Par contre, ce qui est nouveau, c'est bien évidemment la proportion que cela prend dans les moyens. Même si trouver une kalach était moins évident en 1900, cela aurait pu arriver bien avant aujourd'hui et il semble que ce soit une première dans une escalade constante.

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Message  sarkonaute le Dim 17 Mai - 18:10

l'ensemble des spécialistes s'accordent à reconnaitre que notre époque est infiniment moins dangereuse que celle des apaches, notamment parce qu'elle est beaucoup moins inégalitaire et que les conditions de vie se sont sensiblement améliorées.
en revanche que la délinquance se soit radicalisé ces dernières années, je le déplore comme vous mes bons amis, mais c'est le résultat paradoxal de l'action louable du gouvernement contre la délinquance.
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Message  livaste le Dim 17 Mai - 20:28

Tu parles de ce que tu ne connais pas , regarde les stats officille , tu verras que les agressions ont été multipliées par 100 depuis cette époque !
faut arrêter la pensée unique et bien pensante !
Actuellement il y a par année , en France quelques 3 700 000 crimes et délits par an , ; et c'est précisément cette augmentation incessante depuis la fin des années 70 , alors que les services judiciaires ont quasiment stagné , qui explique la lenteur de la justice française !

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Message  livaste le Dim 17 Mai - 20:33



En 1830, il s'est commis 41 410 délits de droit commun, contre 173 605 en 1895. De sorte que, dans le même temps, tandis que la population s'est accrue d'un cinquième (32 millions en 1828, 38 millions en 1892), la criminalité, elle, par rapport à ces délits de droit commun, se trouve avoir quintuplé.

De 1895 à 1900, la criminalité avait régulièrement décru. En 1900, on comptait 169 462 crimes et délits, avec 205999 accusés et prévenus ; les délits de droit commun étaient passés de 173 605, en 1895, à 160161 en 1900.

Cette diminution n'aura malheureusement pas été de longue durée, comme le montre le tableau ci-dessous. Une recrudescence des plus violentes s'est manifestée dès l'année 1901, et depuis lors la criminalité, sauf une légère diminution des accusés en 1902 et 1903, n'a cessé de s'accroître :

La Courneuve: tirs à l'arme de guerre sur des policiers - Page 2 Img-1



En 1905, au point de vue du sexe, dans le total des accusés et des prévenus, la proportion des hommes est de 87 % et celle des femmes de 13 %. Dans tous les pays civilisés il en est à peu près de même.

Ces chiffres ne nous indiquent que la criminalité apparente ; on doit y ajouter la criminalité réelle, qui s'accroît, elle aussi, prodigieusement. Les crimes et délits impoursuivis ne cessent d'augmenter. Le nombre des affaires classées sans suite, qui était en 1830 de 31 563, a été en 1895 de 267 763, en 1900 de 276 912, en 1901 de 316 051, en 1905 de 321 015. Sur les 321 015 affaires restées sans suite en 1905, 307 659 présentaient dès le principe le caractère de délits et 13 356 le caractère de crimes.


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Message  sarkonaute le Dim 17 Mai - 20:37

livaste a écrit:Tu parles de ce que tu ne connais pas , regarde les stats officille , tu verras que les agressions ont été multipliées par 100 depuis cette époque !
source crédible à l'appui de cette assertion fantaisiste, SVP.
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Message  livaste le Dim 17 Mai - 20:57

M. Alain Bauer
DU CRIME ET DE L'EXECUTION DES PEINES


séance du lundi 25 septembre 2006
.........
[quote]
Mais, la confusion générale sur les questions d'insécurité, le trouble dans l'utilisation des termes, la mise en scène des questions criminelles pour des motifs politiques ou médiatiques, n'a jamais véritablement permis, particulièrement en France, de savoir de quoi l'on parle.

Ainsi, si les enquêtes de victimation permettent de déterminer ce que les personnes subissent (y compris ce qui n'est pas de caractère pénal), la statistique policière ou judiciaire élimine structurellement une quantité considérable de faits.

De plus, la peur de l'utilisation déformée de l'information en matière de criminalité, a permis l'émergence d'une novlangue permettant de ne jamais dénommer les choses mais de leur inventer des substituts utilisés soit pour minimiser les faits (un incendie volontaire, crime, devenant une dégradations de biens) ou de les instrurnentaliser (une rixe devenant une émeute).

Le détournement d'usage par synonymes lointains (et le français est une langue riche) étant devenu un sport national français de niveau Olympique. Ainsi, la simple définition du terme à utiliser pour classifier l'ensemble des actes criminels est généralement délinquance substitué à criminalité. Le reste étant à l'avenant.

Du mauvais usage de l'outil statistique
Le dispositif statistique national a été le plus souvent utilisé, depuis 1945, pour ne pas
dénombrer la réalité mais pour la mettre en scène, annuellement, lors d'une grande messe ministérielle permettant de jauger l'évolution sur l'année de certains faits. Or, le dispositif est partiel, parcellaire et partial. Il ne prend en compte que les crimes et les délits au sens pénal du terme (pas les contraventions ou les incivilités). Il ne prend en compte que les crimes et délits constatés ou déclarés. Il est souvent objet de variations saisonnières ayant peu à voir avec la météorologie. Il masque la réalité et s'affirme comme « la forme la plus élaborée du mensonge ».
Les chiffres des enquêtes nationales de victimation, menées depuis que je préside le Conseil d'Orientation de l'Observatoire National de la Délinquance, confirment l'étendue immense de l'espace « gris » ( 16.8 millions de troubles subis, incluant une gigantesque part de violences domestiques où auteurs et victimes se connaissent et souvent vivent ensemble) de cette réalité masquée, sous estimée, niée ou exacerbée, selon les interlocuteurs.

Factuellement, on peut toutefois constater, sur le long terme quelques évolutions marquantes :

En 1950, on compte 574 000 crimes et délits (dont 58 000 actes de violences contre les personnes). En 1963 on est encore (après une pointe à 733 000 crimes et délits en 1962, en pleine guerre d'Algérie) à 567 000 crimes et délits (pour toujours 58 000 actes de violences contre les personnes).


C'est en 1964 que la criminalité en France va prendre son essor (en dehors de toute crise économique ou sociale). La criminalité commence à évoluer fortement du fait des atteintes aux biens. La société de consommation s'installe (voitures, électroménager, chèques sans provision, .... ). Les criminels, comme toujours, s'adaptent.


Elle continue inexorablement à progresser pour atteindre en 1977 la barre des deux millions de crimes et délits (90 000 atteintes aux personnes), pour beaucoup du fait de l'augmentation très forte des délits liés à la circulation automobile et aux chèques sans provisions, dénommés les « contentieux de masse ».


La criminalité accélère ensuite sa progression. Près de 2.9 millions de crimes et délits sont enregistrés en 1981 (108 000 atteintes aux personnes). Elle connaîtra ensuite une longue période de yo-yo entre 3 et 4 millions de crimes et délits durant les vingt années suivantes, frisant les 3.9 millions de crimes et délits en 1994 avant de redescendre puis de dépasser pour la première fois la « barre » des 4 millions de faits (4 113 882) en 2001 (les atteintes aux personnes connaissant une explosion exponentielle avec près de 280 000 faits auxquels il faut ajouter la forte progression des vols avec violences, soit plus de 410 000 victimes sur une seule année, plus d'un million sur trois ans, presqu'autant que durant la décennie précédente).
Depuis 2002, la politique énergique menée par l'Etat a permis une décrue sensible des faits enregistrés et une forte augmentation des violences subies. En 2005, 3 775 838 faits auront été déclarés ou révélés par les services.

Face au flux, l'Etat décidera au début des années 70, plutôt que d'augmenter les moyens des services judiciaires, de décriminaliser, dépénaliser, contraventionnaliser les troubles. Plus tard, la chute vertigineuse du taux d'élucidation des services de police et de gendarmerie (passant de 65 % à moins de 25 % en 30 ans) conduira les parquets à de très nombreux classements sans suite.

Les banlieues s'embrasent durant l'été 1981. Les espaces de relégation, les faubourgs d'hier font entendre la voix des nouveaux ghettos urbains. Regroupant dans des grands ensembles des populations précarisées et oubliées par l'emploi comme par les dispositifs publics de proximité, les « étés chauds » ponctuent l'arrivée de la gauche au pouvoir. La politique de la ville naît dans la violence. Les violences urbaines à la française viennent de d'apparaître.

Le modèle d'intégration français semble en crise. La réflexion politique aussi. Les réponses sociales sont marquées soit par un « angélisme » basé sur la victimation sociale supposée des auteurs et sur l'excuse de leurs actes face à la brutalité de la désagrégation de la société dans des « quartiers d'exil ». Face à cet intégrisme de l'explication sociale, apparaît rapidement un autre, celui de la répression aveugle, nonobstant la nature du passage à l'acte ou l'histoire personnelle de l'auteur.

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Message  livaste le Dim 17 Mai - 20:57

Le retour de la violence
La violence revient. Après 4 siècles de civilisation de la violence par la Ville (de 100 à 150 homicides pour 100 000 habitants au XVIème Siècle est on passé à moins de 4), la tendance se retourne, prend parfois un cours exponentiel et continu.

Ainsi, les effets pervers de la sanctuarisation des domiciles et des véhicules voulue par les assureurs pour des motifs légitimes mais comptables (l'équilibre entre prime et dommage sur les biens) se faisaient également sentir. Entre deux sanctuaires, on est vulnérable sur la voie publique. Sur ce même espace, l'offre s'est diversifiée : distributeurs de billets, téléphones portables,.... Pour attenter aux biens, il faut s'en prendre aux personnes. La victime, qui n'était que témoin de l'acte, phénomène désagréable mais supportable psychiquement, devient acteur du délit et doit gérer un stress post traumatique nouveau. Le « sentiment d'insécurité » s'appuie malheureusement sur une réalité indiscutable, celle de la victimation physique et subie des personnes.

La criminalité semble ainsi connaître une évolution identique à l'apparition du chômage. Le chômage comme concept est devenu les chômeurs, ayant un visage, une identité, entrant dans le cercle amical puis familial, et prenant la première place dans les préoccupations des français. Le concept de délinquance devient les victimes, suit le même parcours d'identification et rejoint le précédent, quant il ne le devance pas en termes de demande sociale des citoyens.


L'apparition des violences urbaines

Le concept, moderne mais sans contenu légal ou pénal, de violences urbaines semble définir une situation nouvelle et repose, pour ceux qui instrumentalisent les faits, sur une double erreur d'interprétation :

sémantique : il n'y pas de violence propre à la ville qui n'ait été expérimentée hors la ville ;


temporel la ville n'est pas le lieu du crime, elle l'a pendant très longtemps, civilisé.
Et sur une constatation contraire la crise de la ville a provoqué l'apparition d'une violence pourtant particulière et en rupture avec le passé, mais qui ne connaît aucune incrimination pénale spécifique (Voir Christophe Soullez, Violences urbaines, Milan, 1999.).

En fait, les premières violences « urbaines » modernes sont américaines. Dès 1886, on constate des heurts à Chicago, puis en Pennsylvanie, dans l'Idaho, au Massachussets,.... Violences communautaires (contre les immigrants irlandais, italiens ou asiatiques, violences ouvrières tout particulièrement de 1917 à 1920, violences dans les quartiers noirs dans les années 60, violences intra communautaires au début des années 90 à Los Angeles) (Voir les diverses études de Sophie Body-Gendrot sur ces questions.).

Mais, ces violences s'appuient sur une société atomisée et communautarisée où territoires et populations ethniques se conjuguent, la démographie et l'expansion des communautés s'appuyant sur leurs gangs respectifs pour déborder sur l'espace voisin. Les mêmes causes produiront les mêmes effets en Grande Bretagne durant les années 80 (notamment les émeutes de Brixton).

La criminalité pure provoquera les conflits urbains les plus meurtriers en Amérique du Sud, tout particulièrement au Brésil (groupes paramilitaires, mafias et narcotrafiquants disposant « d'armées » considérables et puissamment équipées).

Pour autant, ces violences communautaires ou ouvrières se développent contre l'autre, contre la police supposée appartenir à un camp particulier (le patronat, les « blancs »,...). La criminalité (homicides, viols, rackets, trafic de stupéfiants) constituant une économie souterraine particulièrement visible structurant les territoires sous contrôle des organisations criminelles.

L'apparition de violences urbaines d'un type particulier et spécifique (multiculturelles, à partir de bandes organisées sans distinctions d'origines ethniques, contre les services et les équipements publics) semble un phénomène spécifique et purement français.


La Ville a donc civilisé le crime, notamment le crime violent. Elle est le lieu naturel de la Police. Le taux d'homicide pour 100 000 habitants étant passé, en cinq siècles de 100 à 150 meurtres pour 100 000 habitants à 2 (Voir Jean Claude Chesnais, Histoire de la Violence, Hachette Pluriel, 1981.), l'univers merveilleux de l'eldorado rural imaginé par les habitants des grandes cités n'a donc jamais existé.

Mais les violences urbaines récentes (une vingtaine d'années en France) ne s'inscrivent plus dans cette continuité historique (Voir Michel Wievorka et Rémy Leveau, Approche comparée des violences urbaines, Culture et Conflits, Eté 1992.). Ni action révolutionnaire porteuse d'espoirs, ni instrument de revendications claires, les violences urbaines semblent essentiellement destructrices du cadre de vie de leurs auteurs, et tout particulièrement des équipements publics. C'est la crise de la ville, analysée par le rapport du Comité présidé par Alain Peyrefitte (Alain Peyrefitte, Réponses à la violence, Presses Pocket, 1977.) dès 1977, qui a préfiguré l'apparition des « violences urbaines ».

........

Les nouveaux territoires de la criminalité
Après une période de contestation des chiffres recensées par les renseignements généraux, la sécurité publique, qui gère la sécurité sur le terrain et au quotidien, a mis en place son propre dispositif statistique, le SAIVU (Système d'Analyse Informatisé des Violences Urbaines) , qui a fourni des résultats plus alarmants (environ 40 000 faits pour l'année 1999) alors qu'il était censé être plus fiable (produisant donc des chiffres moins élevés) (Telle semblait en tout cas l'obsession inavouée mais sensible de l'administration centrale du Ministère de l'Intérieur.). Cette territorialisation touche un millier de quartiers en 1999 (moins de 500 en 1993) et se conjugue avec une tribalisation des structures criminelles.

Selon le SAIVU, 53 % des auteurs de violences urbaines étaient des mineurs (20 % pour la criminalité générale française), 30 % avaient moins de 16 ans.

Les zones les plus touchées sont quantitativement les grands pôles urbains (Banlieue parisienne, Nord, Seine Maritime, Rhône, Haute Garonne) mais également les espaces limitrophes (Oise, Loire, Eure et Loir). Le ratio par habitants indique que les espaces rurbains sont nettement dominants (notamment l'Oise ou l'Eure et Loir). Dans les zones rurales relevant de la Gendarmerie Nationale, la progression a également été forte : 800 faits en 1997, plus de 7 000 en 2000, près du double en 2001.

Contrairement à la vision médiatique (et souvent ultra médiatisée) des évènements, les auteurs des désordres et de troubles ne semblent pas cultiver une logique du désordre contre l'ordre, mais concurrencent les institutions républicaines en voulant installer un autre ordre, un ordre parallèle, financé par une économie souterraine en général basé sur le trafic des stupéfiants. Il y a conflit entre un Ordre Républicain et un autre Ordre. C'est le contrôle du marché, le plus souvent des stupéfiants, qui génère le plus souvent les conflits entre bandes.

La criminalité dans les quartiers évoluant, la situation est désormais hybride (trafic de stupéfiants, vols à main armée, racket, prostitution, aide aux rébellions en Algérie ou dans l'ex Yougoslavie, etc ), les organisations religieuses intégristes (le plus souvent liée à des formes radicales de l'islam) pouvant également intervenir dans le contrôle social des territoires. Ainsi, un quartier tranquille n'est pas systématiquement un quartier sûr.

La violence est l'élément structurant des groupes organisés, les conflits entre bandes se traduisant par une très rapide augmentation des homicides (10 en 1991, 61 en 1998, 386 en 10 ans dont plus de la moitié lors de règlements de comptes (Voir Christophe Nick, Stop la violence, Fayard, 1999.). Pour un pays comptant moins d'un millier de meurtres par an en moyenne .... ).

Les modes d'expression changeront également de nature, l'incendie volontaire de poubelles ou de véhicules devenant les plus fréquents. De même, l'affrontement avec les forces de police se transformeront en guet-apens organisés touchant tous les services publics (pompiers, agents des postes, transports publics, médecins, postiers,...)

L'apparition, encore réduite, d'armes de guerres bon marché, en provenance des balkans ou du maghreb, ont également « démocratisé » l'accès à des équipements hier encore réservés à la criminalité organisée qui en usait avec parcimonie.

Le détournement d'usage des espaces ou mobiliers publics est également un signe fort, qu'il s'agisse des halls d'immeubles ou des équipements collectifs. On assiste à une véritable rétractation du contrôle par les habitants de leurs espaces collectifs, les parties communes d'immeubles notamment devenant des espaces sans contrôle (Voir sur ces questions les études d'André Midol, La sécurité dans les espaces publics, IHESI 1996 ; de Paul Landauer et Danielle Delhomme, Espace et sécurité dans les quartiers d'habitat social, IHESI, 2000 et d'Alain Bauer, René Brégeon et autres, Grands équipements urbains et sécurité, IHESI 1997.).

La violence entre également dans les établissements scolaires, le collège devenant l'épicentre des violences entre élèves, puis contre les enseignants et les personnels de surveillance. Le « sanctuaire » de l'école tombera rapidement. Encore faut-il considérer cette dénomination avec prudence ; la comparaison entre un système de 6 millions d'élèves dont 150 000 dans le secondaire il y a un siècle et l'actuel, fort de 13 millions d'élèves dont la moitié dans le secondaire, mais dans à peine 10 % des établissements, devant être relativisé.

Les collèges et les lycées ayant été construits, pour les mêmes raisons, sur le modèle des HLM, il aurait été étonnant que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets (Voir notamment les travaux d'Eric Debarbieux.). 355 établissements sont considérés comme « sensibles », 75 « à risques ». Les enseignants n'y sont plus affectés que sur la base du volontariat. Environ 40 000 incidents sont enregistrés par trimestre, dont 6 000 graves. 86% des auteurs et 78 % des victimes sont des élèves (Enquête du Ministère de l'Education Nationale, 1999).

Puis, naturellement, les transports publics devinrent la cible d'opérations d'occupation illicite, de fraude ou d'agressions. Outre les effets induits des politiques des sociétés de transports (augmentation de la taille des bus, réduction du personnel d'accompagnement et de contrôle, obligation pour le conducteur de se transformer également en receveur et en contrôleur), le fait que le transport public soit le dernier (ou le premier) espace nécessitant le respect de règles disparues ailleurs, créaient les conditions de la confrontation et du conflit.

Le rajeunissement des auteurs d'actes de délinquance, la poussée du nombre de mineurs mis en cause (de plus en plus jeunes, puisque les 8-12 ans constituent désormais le moteur de cette délinquance, de plus en plus réitérants et de plus en plus violents), modifient désormais la structure des populations à risques.

Il faut toutefois noter que la part des victimes « individus » par rapport aux victimes « institutions » évolue considérablement. De 40 % des faits de violences urbaines constatés en 1994, leur part progresse à 53 % en 1998 et atteindrait, selon la Direction Centrale des Renseignements Généraux, 75 % en 2001 (derniers chiffres connus).


Retour sur quelques évolutions récentes

De fait, en s'appuyant sur ces données, on pourrait considérer que les violences urbaines en France ont changé de nature. De violences anti-institutionnelles aux origines, elles seraient devenues violences sociales, voire même purement criminelles, au fil du temps. L'épisode récent des attaques anti-juives en modifiant toutefois aussi la nature. Certains délinquants s'offrant un statut de militant en complément de leurs activités criminelles.

Les violences urbaines ont donc un territoire, les « quartiers d'exil », génèrent des modes d'organisation structurés, « un conformisme déviant » (Voir François Dubet et Didier Lapeyronnie, Les quartiers d'exil, Seuil 1992.), autour de foyers socialement destructurés et concentrés dans des espaces confinés connaissant de nombreux handicaps sociaux. Mais ces données prises les unes sans les autres ne suffiraient pas à la compréhension du phénomène. Des espaces similaires ne produisent pas mêmes violences. Les indicateurs, notamment le chômage, ne génèrent pas mécaniquement la violence en général et les violences urbaines en particulier.

........

Les violences urbaines constituent une réalité vécue par les citoyens, contribuent à l'émergence de territoires aux nouvelles dénominations (Cités interdites ?, Zones de non-droit (Voir le travail du Syndicat des Commissaires et Hauts Fonctionnaires de la Police Nationale sur cette question.)) qui semblent échapper au contrôle de l'Etat et des collectivités publiques. Pourtant, en arrière plan d'une dégradation quantitative globale indiscutable, des phénomènes complexes apparaissent, et certains traitements donnent des résultats sensibles. Si le traitement habituel des questions d'insécurité semblent répondre à un mécanisme récurrent —Négation (ce n'est pas vrai), Minoration (ce n'est pas grave), Ejection (ce n'est pas de ma faute) — la prise en compte par les chercheurs du réel vécu contre le seul réel connu a permis une évolution des comportements face aux violences urbaines (Voir notamment les travaux de Sébastian Roché, Hugues Lagrange ou François Dubet.).

L'apparition dans le domaine de la recherche du concept des « incivilités », notamment grâce aux travaux de Sébastien Roché, a permis de déterminer l'existence de troubles « mineurs » dont l'absence d'incrimination pénale ne permettait pas la visibilité statistique. En fait, par un détournement de sens majeur, les incivilités englobent aujourd'hui de nombreux délits prévus par la Loi mais dont l'application est tombée en désuétude. De fait, le système judiciaire semble hésiter entre la compréhension sans sanction pour les auteurs, notamment mineurs, et une répression d'autant plus féroce qu'elle intervient après de nombreuses comparutions devant les tribunaux.
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Message  livaste le Dim 17 Mai - 21:01

Crimes et délits constatés et taux d'élucidation


Crimes et délits constatés et taux d'élucidation
(1) : y compris les faits constatés les années antérieures et élucidés dans l'année.
Champ : France métropolitaine.
Source : direction centrale de la Police judiciaire.
20072008
Faits constatés (en milliers)Taux d'élucidation (1) (en %)Faits constatés (en milliers)Taux d'élucidation (1) (en %)2008/2007 (en %)
Vols (y c. recels)1 939,614,41 847,215,3-4,8
dont :
vols à main armée5,336,86,134,115,4
cambriolages312,411,7298,212,8-4,5
vols d'automobiles143,110,8131,112,0-8,4
vols à la roulotte et d'accessoires sur véhicules immatriculés 470,36,6428,97,1-8,8
Infractions économiques et financières345,457,7381,053,810,3
dont :
escroqueries, faux et contrefaçons315,751,4348,847,410,5
délinquance économique et financière22,8119,324,5118,27,4
Crimes et délits contre les personnes386,675,3408,374,85,6
dont :
homicides0,887,50,881,41,6
tentatives d'homicide1,091,51,192,51,9
coups et blessures volontaires176,177,9188,177,16,9
viols10,176,610,375,81,4
Autres infractions (dont stupéfiants)917,757,4921,859,30,5
dont :
infractions à la législation sur les stupéfiants157,0103,7178,0100,113,3
destructions et dégradations de biens462,420,8437,621,6-5,4
délits divers200,084,4205,983,72,9
Total3 589,336,13 558,337,6-0,9
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Avec 3 559 000 faits constatés par l'ensemble des services de police et des unités de gendarmerie, l'année 2008 enregistre un léger recul de la criminalité et de la délinquance qui s'établit à - 0,9 %, soit 31 000 faits de moins qu'en 2007. Les atteintes aux biens diminuent leur baisse en 2008 (- 5,1 % après - 6,7 %). Les faits d'atteintes volontaires à l'intégrité physique globalement stables entre 2006 et 2007 (- 0,2 %), connaissent une nouvelle hausse de 2,4 % en 2008. Les escroqueries et infractions économiques et financières augmentent fortement en 2008 pour dépasser les + 10 % d'une année sur l'autre (+ 3,4 % entre 2007 et 2006).
Le taux d'élucidation sur la période atteint 37,6 % en progression de + 1,5 point par rapport au taux de 2007.


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