Ailleurs en Europe, les manifestations sont rares

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Ailleurs en Europe, les manifestations sont rares

Message  Invité le Sam 4 Avr - 15:57

Ailleurs en Europe,
les manifestations sont rares


La grève, une exception française ? Dans le reste de l'Europe, les tensions sociales sont plus fortes que d'habitude, mais elles se traduisent par des mouvements localisés aux abords de certaines usines.

• En Angleterre, tout se jouera samedi 28 mars : une très large coalition de syndicats, d'ONG et d'associations caritatives espère entraîner des milliers de Britanniques dans les rues de Londres pour une grande manifestation avant la réunion du G20. Les organisateurs veulent attirer l'attention des chefs d'État sur l'importance de mettre les gens au premier plan». Mais la coalition est tellement vaste, allant de syndicats de fonctionnaires britanniques à des ONG agissant contre la pauvreté dans le monde comme Oxfam et des associations environnementales comme Greenpeace et le WWF, que le message de la manifestation est assez vague, flirtant avec les thèses altermondialistes.

Pour le reste, depuis le début de la crise, l'opinion publique n'a pas encore manifesté son mécontentement. Seules quelques centaines d'ouvriers ont manifesté en février pendant une semaine devant un chantier contre l'embauche de travailleurs étrangers, mais cette colère a pris fin.

• L'Italie a connu son cortège de grèves en mars : transports, chemins de fer, postes, télécommunications… de nombreux secteurs sont concernés. L'école a ouvert le bal : hier matin, place des Saints Apôtres, à Rome, ils étaient un demi-millier, réunis par la CGIL (la CGT italienne). Au micro, une oratrice s'égosillait d'une voix de crécelle contre la réforme du secondaire. Au même moment, devant l'université de la Sapienza, plusieurs centaines d'étudiants ont enfoncé un barrage de police avant d'être dispersés sous les tirs de gaz lacrymogènes. Mais, dans l'ensemble, ces mouvements sociaux ne revêtent plus l'ampleur des grandes manifestations d'autrefois contre Silvio Berlusconi. Deux raisons à cela. D'une part, la division syndicale : la crise commande la prudence aux confédérations plus modérées. D'autre part, la désunion des partis politiques de gauche.

• En Allemagne
, où l'on craint 600 000 destructions d'emplois, l'inquiétude est palpable. Mais le scénario d'une journée de grève générale a peu de chances de se réaliser. Le système de cogestion, associant les syndicats à la gestion des entreprises, contribue à apaiser les relations entre salariés et employeurs. Avant de recourir à la grève, les syndicats doivent passer par six étapes de négociation. Ainsi, syndicats et patronat ont annoncé, en février, avoir conclu un accord salarial pour les quelque 150 000 employés de la compagnie des chemins de fer allemande Deutsche Bahn. Le syndicat de services Verdi, qui réclame 8 % d'augmentation, a mené plusieurs grèves d'avertissement ces derniers mois, pour appuyer les revendications salariales des 700 000 employés du secteur. La grève a touché les services publics - police, hôpitaux universitaires, offices régionaux des statistiques ou encore entretien des routes - qui ont tourné au ralenti. Sans être paralysés.

• En Espagne , pays d'Europe où le chômage frappe le plus fort (14,5 %), les manifestations contre la destruction des emplois sont rares et les grèves générales inexistantes. Malgré le mécontentement grandissant contre le gouvernement de José Luis Zapatero, accusé d'avoir réagi trop tard à la crise avec des mesures aux effets très discutés, les syndicats n'appellent pas à descendre dans la rue. Même l'opposition de droite, qui a fait de la gestion de la crise un de ses arguments politiques, refuse d'agiter le spectre de la manifestation, invitant au contraire l'exécutif à ouvrir le dialogue avec tous les partenaires sociaux. La dernière grève générale remonte à 2002 sous le gouvernement de José Maria Aznar et n'avait duré qu'une demi-journée. Seule exception à la règle, les salariés du secteur de l'automobile qui ont manifesté à plusieurs reprises depuis ces derniers mois. Fin février, quelque 4 000 salariés du constructeur américain General Motors, qui possède une usine à Figueruelas, près de Saragosse, ont foulé les pavés en guise de protestation.

http://www.lefigaro.fr/economie/2009/03/19/04001-20090319ARTFIG00012-ailleurs-en-europe-les-manifestations-sont-rares-.php

info un peu en retard mais tout de même intéressante .

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