Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

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Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

Message  Invité le Mar 24 Mar - 17:28

Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

Depuis le mois de juillet, c’est la crise entre le Danemark et l’Union Européenne. Sujet ? L’immigration. Vous n’en avez pas entendu parlé ? C’est normal. Panem et circenses [du pain et des jeux]

Une récente décision de la cour Européenne donne des maux de têtes au gouvernement danois. Cette décision pourrait sérieusement remettre en cause la politique d’immigration du Danemark, l’une des plus restrictives d’Europe.

Dans une affaire de mariage qui se passe en Irlande, la cour européenne a décidé le 25 juillet que (attention c’est compliqué) les épouses de citoyens membres de l’UE qui ne sont pas elle-mêmes membres de l’UE, ne pouvaient pas se voir refuser l’entrée en Irlande.

A la suite de cette décision européenne — qui fait jurisprudence — des couples se sont adressés au Ministère Danois pour contester un refus d’admission dans le pays. Soumis à diverses pressions (on vous passe les détails), le ministre danois a annoncé une refonte du système d’immigration du Danemark.

Le Parti du peuple Danois — parti de droite qui fait partie de la coalition au pouvoir — ne l’entend pas de cette oreille : “Le gouvernement doit répondre à l’UE que l’une des conditions pour l’adhésion du Danemark à l’Europe était l’indépendance de sa politique d’immigration.” Ajoutons que le parti de gouvernement (minoritaire) ne tient que grace au soutien du Parti du peuple Danois.

Réponse du ministre caniche : “Vous demandez que l’immigration soit soumise à une exception danoise, alors que le principe fondamental de liberté de circulation au sein de l’UE est supérieur à bla bla bla”.

La presse s’en mêle : un conseiller Machin a balancé dans le Jyllands Posten du 29 juillet que la cour Européenne se mêlait de faire le boulot des hommes politiques, qui sont élus (eux). “La cour européenne définit des politiques parce que les hommes politiques les laissent faire. Des décisions qui devraient être du ressort des représentants élus sont confiées à la Cour”.

Et selon des correspondants danois, le pays gronde dans le même sens : les politiques sont accusés de faire le jeu de la Cour européenne et d’abandonner la souveraineté danoise.

Trois camps se distinguent, c’était à prévoir :



• Majoritaire et en croissance : des DDS (Danois de souche) proprement furax, qui veulent la libre détermination du Danemark sur ces questions. On entend même des voix demandant de quitter l’Europe. Improbable, certes, mais nouveau dans le pays.
• Les mitigés, qui selon leurs intérêts, défendent tantôt la souveraineté danoise, tantôt l’Europe.
• Les partisans inconditionnels de l’Europe qui sont prêts à suivre les yeux fermés des politiques décidées à Bruxelles, Strasbourg etc…

Depuis le début du mois d’août, c’est donc la crise au Danemark. Et les éditoriaux du Jylland Posten sont saignants :
« Pourquoi la politique d’immigration danoise n’a-t-elle jamais été soumise à réferendum ? Pourquoi ne demande t’on jamais son avis à la population ? (…) Avoir un avis critique sur l’immigration est quasi interdit : toute remarque négative est soumise à un mitraillage de “racisme”, “discrimination”, “xénophobie” etc… » [Ça rappelle un autre pays, mais lequel…]

Le Parti du peuple danois a fait paraitre le 4 août, dans différents journaux, cette pleine page (photo) intitulée : “Qui fait la loi au Danemark ? La Cour Europénne ou les Danois ?”
Le parti (qui fait parti de la coalition au pouvoir, rappelons-le) menace le premier ministre de faire tomber le gouvernement.

En face (au 7 aout) la Commission Européenne s’apprête à mettre à bas la politique d’immigration danoise et faire adopter au gouvernement du Danemark les règles européennes en portant l’affaire devant la “Justice européenne”…


Voilà, je ne sais pas la suite. Pas encore. Les lecteurs compétents sont invités à fouiller et à relayer leurs infos. Ce dossier est une bombe.

http://www.fdesouche.com/articles/3622

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Re: Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

Message  shimmy le Mar 24 Mar - 17:39

Et pendant ce temps...ici.....

Le nouvel inspecteur d’académie vient de révéler en comité technique paritaire départemental (CTPD) les prévisions de la rentrée prochaine dans les 840 écoles primaires du département. A moins de six mois du jour J, l’administration table sur une augmentation de 1 103 écoliers et prévoit d’ouvrir au total 10 classes supplémentaires pour faire face. « Le compte n’y est pas, estiment d’une même voix, Manuel Alvarez, délégué départemental des parents de la FCPE, et Kamel Ould Bouali, responsable du principal syndicat du premier degré ( Snuipp 95 ). Il va y avoir une dégradation des conditions d’accueil des écoliers ( NDLR : environ 130 000 ). »Kamel Ould Bouali insiste sur l’insuffisance des 10 enseignants supplémentaires qui seront nommés pour accueillir le millier d’élèves en plus. « Pour la première fois depuis cinq ans, le taux d’encadrement (nombre d’enseignants devant 100 élèves) va baisser dans le Val-d’Oise (il passera de 5,31 à 5,27), souligne le syndicaliste. Sans parler de la suppression de 43 postes d’enseignants des Rased* (pour les élèves en difficulté) Rolling Eyes ou de la baisse de l’accueil des enfants de moins de 3 ans. Ils ne seront plus que 1 500 à la rentrée, contre 2 000 deux ans plus tôt ! »Contrairement aux années précédentes le comité (CTPD) d’ajustement en juin n’a plus lieu cette année. Les décisions ultimes seront prises à chaud, le jour de la rentrée. « Une quarantaine d’écoles sont à la limite du sureffectif à Villiers-le-Bel, Beaumont, Deuil, Montmagny… et il plane dans une vingtaine d’autres, comme à Vauréal, Jouy-le-Moutier ou Franconville, une menace de fermeture de classe, rapporte Kamel Ould Bouali. On perd en souplesse avec l’ajustement de juin en moins. La rentrée se fera plus que jamais à la dernière minute ! »

Ils sortent d'où ?

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Re: Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

Message  Invité le Mar 24 Mar - 17:44

Europe
Les immigrés premières victimes de la crise


Chômage massif, aides au retour, voire manifestations d’hostilité, les travailleurs immigrés payent le prix fort de la crise. D’Espagne à la République tchèque, en passant par la Grande-Bretagne, les travailleurs venus de pays étrangers sont les plus fragilisés par le fort ralentissement qui frappe l’Europe.



C’est un record dont l’Espagne se serait bien passé. Celui du taux de chômage le plus élevé d’Europe. Selon les projections du gouvernement, il devrait atteindre en 2009 le double de 2007.

Les immigrés sont frappés de plein fouet. A la fin 2008, l’Espagne comptait plus de 400 000 chômeurs étrangers, soit une augmentation de 94% en un an. Enfin si le taux de chômage moyen flirte avec les 14%, pour les étrangers il dépasse 21%. Et le revers de l’économie espagnole est à la mesure de son essor enregistré ces dernières années. On estime à cinq millions le nombre d’immigrés qui ont afflué au milieu des années 90, en provenance du Maroc, d’Amérique latine, de Roumanie, de Bulgarie et d’Afrique noire. Largement embauchés dans le domaine de la construction, ils sont aujourd’hui victime de l’éclatement de la bulle immobilière.

L’immigration remise en question

Et les comportements changent. Ainsi début décembre, alors que des centaines d’ immigrés d’Afrique noire convergeaient vers le sud du pays pour la cueillette des olives, ils ont pu constater que les propriétaires d’oliveraies ne les avaient pas attendus et qu’ils avaient prioritairement engagé des Espagnols en difficulté.

Pour le Premier ministre socialiste, José Luis Zapatero, la nouvelle donne économique oblige à des révisions politiques. Critiqué par ses voisins pour avoir régularisé 600 000 travailleurs étrangers en 2005, le gouvernement espagnol privilégiait depuis les recrutements dans les pays d’origine. Désormais, le robinet est fermé. Cette année, moins d’un millier de personnes devraient être embauchées à l’étranger, alors qu’elles étaient plus de quinze mille l’an dernier.



Des aides au retour

L’exécutif lance par ailleurs une campagne de « retour volontaire ». Mais les candidats au départ sont très peu nombreux. Beaucoup ont profité du boom de ces dernières années pour acquérir un logement et leur problème numéro un est de payer des traites dont les montants flambent (90% des emprunteurs espagnols contractent un prêt à taux variable indexé sur l’Euribor). La peur est maintenant de perdre son logement. D’autant qu’à l’époque les banques, peu regardantes, avaient beaucoup prêté sans réellement se soucier de la solvabilité de leurs clients. Selon les calculs de l’association Aesco (Amérique Espagne solidarité coopération), ce sont « 60 000 personnes qui pourraient être expulsées de leur logements à partir de mai prochain » et le président de l’association explique que les immigrés sud-américains sont les plus fragilisés dans la mesure où ils sont arrivés « avec une attitude consumériste à l’Américaine ».

La crainte que le chômage amène l’insécurité


La République tchèque elle aussi entend revoir sa politique à l’égard des immigrés au chômage. Elle propose désormais d’offrir un billet d’avion et cinq cents euros aux travailleurs étrangers qui ont perdu leur emploi depuis le début de la crise et qui seraient volontaires pour quitter le pays. Le ministre de l’Intérieur justifie cette décision par les risques en matière de sécurité que pose le chômage croissant parmi les immigrés.

La forte croissance de ces dernières années avait attiré en masse une main d’œuvre venue d’Ukraine, de Slovaquie, du Viêtnam, de Mongolie ou de Moldavie. Mais en janvier, le taux de chômage a atteint 6,8%, c’est le niveau le plus élevé depuis vingt et un mois. Prague s’attend à ce que 12 000 travailleurs immigrés perdent leur emploi au premier trimestre de cette année, mais les aides au retour prévues par le gouvernement ne pourront s’appliquer qu’à 2 000 d’entre eux.

Des manifestations anti-immigrés

Enfin, la Grande-Bretagne offre l’exemple d’une situation dont on pourrait craindre qu’elle ne s’étende au même rythme que la crise. Au début du mois, des centaines de salariés du secteur de l’énergie ont fait grève pour protester contre le recours à des travailleurs étrangers, embauchés à des salaires inférieurs que ceux des Britanniques et avec une moindre couverture sociale.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/110/article_78459.asp

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Message  Invité le Mar 24 Mar - 17:47

shimmy a écrit:Et pendant ce temps...ici.....

Le nouvel inspecteur d’académie vient de révéler en comité technique paritaire départemental (CTPD) les prévisions de la rentrée prochaine dans les 840 écoles primaires du département. A moins de six mois du jour J, l’administration table sur une augmentation de 1 103 écoliers et prévoit d’ouvrir au total 10 classes supplémentaires pour faire face. « Le compte n’y est pas, estiment d’une même voix, Manuel Alvarez, délégué départemental des parents de la FCPE, et Kamel Ould Bouali, responsable du principal syndicat du premier degré ( Snuipp 95 ). Il va y avoir une dégradation des conditions d’accueil des écoliers ( NDLR : environ 130 000 ). »Kamel Ould Bouali insiste sur l’insuffisance des 10 enseignants supplémentaires qui seront nommés pour accueillir le millier d’élèves en plus. « Pour la première fois depuis cinq ans, le taux d’encadrement (nombre d’enseignants devant 100 élèves) va baisser dans le Val-d’Oise (il passera de 5,31 à 5,27), souligne le syndicaliste. Sans parler de la suppression de 43 postes d’enseignants des Rased* (pour les élèves en difficulté) Rolling Eyes ou de la baisse de l’accueil des enfants de moins de 3 ans. Ils ne seront plus que 1 500 à la rentrée, contre 2 000 deux ans plus tôt ! »Contrairement aux années précédentes le comité (CTPD) d’ajustement en juin n’a plus lieu cette année. Les décisions ultimes seront prises à chaud, le jour de la rentrée. « Une quarantaine d’écoles sont à la limite du sureffectif à Villiers-le-Bel, Beaumont, Deuil, Montmagny… et il plane dans une vingtaine d’autres, comme à Vauréal, Jouy-le-Moutier ou Franconville, une menace de fermeture de classe, rapporte Kamel Ould Bouali. On perd en souplesse avec l’ajustement de juin en moins. La rentrée se fera plus que jamais à la dernière minute ! »

Ils sortent d'où ?

le truc c'est qu'ils ne disent PAS d'où ils sortent ..... donc , on peut spéculer tant qu'on veut .... c'est bien ce qu'ils veulent .... pour ne pas a avoir a justifier quoique ce soit !

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Re: Immigration, Danemark, crise avec l’Union Européenne et blackout médiatique

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