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Message  Jeanclaude le Sam 28 Fév - 21:02

Peut mieux faire

Les politiques publiques d'indemnisation et d'acompagnement des chômeurs comme celles de soutien à l'emploi manquent d'ambition.

Face à la remontée brutale du chômage, les politiques mises en oeuvre en France sont-elles à la hauteur ?

Pour redresser durablement la situation de l'emploi, le redémarrage de la croissance économique serait bien sûr déterminant. A cet égard, le plan de relance annoncé en décembre dernier paraît d'une ampleur insuffisante .

En attendant, il faut limiter les dégâts et venir en aide aux victimes de la crise. Cela d'autant plus que le soutien au pouvoir d'achat des chômeurs, les efforts pour maintenir les emplois existants, la relance des emplois publics et des emplois aidés sont indispensables pour éviter que la récession ne se transforme en dépression du fait des anticipations de plus en plus négatives de ceux qui redoutent de perdre leur emploi. Mais sur ce plan aussi, on reste encore loin du compte.

Unedic: une convention peu ambitieuse

Plus nombreux, les chômeurs sont-ils au moins suffisamment indemnisés ? Fruit d'un compromis trouvé en dernière minute le 24 décembre 2008, le projet de nouvelle convention Unedic était censé fixer les règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi pour les deux ans à venir.

Si les négociations se sont déroulées sur fond de forte dégradation du marché du travail, le texte final peine à prendre la mesure de cette nouvelle donne sociale.

Le principal enjeu consistait à augmenter le nombre de chômeurs indemnisés, qui ne représentent pour l'instant que 47,5% des demandeurs d'emploi. Et notamment à mieux couvrir les jeunes et les précaires, souvent exclus du régime faute d'avoir suffisamment cotisé alors qu'ils sont les premières victimes de la crise.

En assouplissant les conditions d'entrée dans le régime, le projet d'accord améliorait quelque peu leur situation. Dans le cadre de la nouvelle filière unique, qui devait simplifier les règles d'indemnisation, l'ouverture des droits devait nécessiter d'avoir cotisé au moins quatre mois pendant les vingt-huit derniers mois, contre six sur vingt-deux précédemment.

Pour éviter que cette réforme ne soit trop coûteuse, un garde-fou avait néanmoins été prévu: au cas où un chômeur retrouve du travail, il devrait cotiser cette fois six mois sur douze pour pouvoir être à nouveau indemnisé.

Selon l'Unedic, cette ouverture des droits dès quatre mois de cotisation devait permettre d'indemniser 70 000 demandeurs d'emploi supplémentaires. Une avancée modeste, au regard des 1,5 millions de chômeurs actuellement non indemnisés. D'autant que le projet d'accord prévoyait aussi de réduire les durées d'indemnisation de nombreux autres chômeurs en se basant désormais sur le principe d'un jour indemnisé pour un jour cotisé.

Précédemment un chômeur qui avait cotisé seize mois était indemnisé pendant vingt-trois mois, dorénavant il ne le serait plus que pendant seize mois.

L'impact de cette réduction de la durée d'indemnisation devrait donc compenser en partie les effets positifs liés à l'assouplissement des règles d'entrée dans le système: selon l'Unedic, un peu moins de la moitié de la hausse du nombre des chômeurs indemnisés due à l'ouverture des droits dès quatre mois devrait ainsi être neutralisée par les effets négatifs engendrés par cette diminution de la durée d'indemnisation.

Ce compromis peu ambitieux a soulevé des réserves tant du côté du patronat - qui a dû accepter un report de la baisse attendue des cotisations chômage - que du côté syndical. Résultat: la CFDT est le seul syndicat à accepter de signer ce texte. Tandis que la CGT, la CFE-CGC, la CFTC et FO l'ont dénoncé, ce qui devrait le rendre caduc. Et la balle se retrouve dans le camp du gouvernement, très silencieux jusqu'à maintenant sur ce dossier pourtant crucial dans un contexte de montée rapide du chômage.

Les licenciés économiques un peu mieux lotis

Ce faible enthousiasme contraste avec le consensus qui entoure la réforme de la convention de reclassement personnalisé (CRP). Ce dispositif, créé en 2005, s'adresse aux personnes victimes d'un licenciement économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés.

Il leur permet de bénéficier pendant un an de conditions d'indemnisation et d'accompagnement plus favorables que la moyenne des chômeurs.

Leur indemnisation sera maintenue à 80% du salaire brut antérieur (contre 57,4% dans le régime d'assurance chômage classique), mais pendant une durée plus longue (huit mois, contre trois auparavant), avant de retomber à 70% les quatre mois restant.

Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy avait proposé d'étendre l'expérimentation du contrat de transition professionnel (CTP) à 25 bassins d'emploi particulièrement touchés par la crise, contre sept actuellement.
Comme la CRP, le CTP est réservé aux licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés.
Il leur permet de percevoir 80% de leur salaire brut et d'alterner pendant un an des périodes de formation et de recherche d'emploi.

Ces deux dispositifs avantageux se rapprochent d'une sécurisation des parcours professionnels. Mais ils ne s'appliquent notamment pas aux salariés arrivant en fin de contrat à durée déterminée (CDD) ou de mission d'intérim et ne concernent potentiellement qu'une faible part des chômeurs: 3,1% des nouveaux entrants à l'ANPE en novembre dernier, même si cette proportion a tendance à augmenter un peu.

Quant à Pôle emploi, issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, la brutale remontée du chômage menace ce projet pourtant légitime: faute de moyens, le principe d'un référent unique et d'un suivi personnalisé des chômeurs n'est pas prêt de voir le jour. En décembre dernier, 95 000 dossiers d'indemnisation en souffrance avaient même nécessité l'embauche de 200 CDD supplémentaires...

Le chômage partiel revalorisé

A défaut de réduire les embouteillages aux portes de Pôle emploi, le gouvernement s'efforce de ne pas les aggraver.

C'est le sens de la revalorisation de l'indemnisation du chômage partiel, entérinée par un accord entre partenaires sociaux le 15 décembre dernier, suite aux pressions de l'Elysée. Il s'agit d'inciter les entreprises confrontées à une baisse limitée de leur activité à recourir au chômage partiel au lieu de licencier leurs salariés.
Le quota annuel de chômage partiel indemnisable a ainsi été relevé de 600 à 800 heures, voire 1 000 heures dans l'industrie textile et l'automobile; quant à l'indemnisation touchée par les salariés concernés, elle passe de 50% à 60% de leur rémunération brute.

Cette revalorisation a été rendue possible grâce à une augmentation de l'allocation versée par l'Etat aux entreprises qui y ont recours. Si le chômage partiel permet d'amortir quelque peu l'impact social de la crise, il ne concerne cependant pas les salariés en CDD ni ceux en intérim, lesquels sont pourtant les premiers sacrifiés. En revanche, les salariés à temps très partiel (moins de 18 heures par semaine) ont eux été finalement inclus dans le dispositif.

Des heures supplémentaires à contre-emploi

Le gouvernement n'est pas revenu par contre sur la loi Tepa, qui défiscalise les heures supplémentaires.

Leur croissance porte pourtant une responsabilité directe dans la très forte diminution des CDD et de l'intérim.
Malgré la remontée du chômage, le nombre des heures supplémentaires déclarées au 3e trimestre 2008 a en effet encore augmenté de 1% par rapport au 2e trimestre, après une hausse de 5,5% entre les 1er et 2e trimestres 2008.

Quant au soutien à la création d'emplois, le plan de relance du gouvernement ne comporte que des mesures très limitées, avec de nouvelles exonérations de charges sociales à proximité du Smic réservées uniquement aux entreprises de moins de 20 salariés.

La relance des emplois aidés annoncée par Nicolas Sarkozy à Rethel en octobre dernier, avec 100 000 emplois de plus que les 230 000 inscrits initialement dans le projet de loi de finances 2009, reste en fait elle aussi très modeste: cette augmentation se rapporte en effet à un projet de budget qui était lui-même en fort recul.

Les 330 000 contrats aidés désormais prévus en 2009, ne représentent en réalité que 40 000 contrats de plus qu'en 2008.

Alors que 383 000 emplois aidés avaient été financés en 2003. On en comptait même 517 000 avec ceux qui existaient alors dans le secteur marchand. Et cela, bien que le ralentissement de l'économie ait été bien moins grave à l'époque que celui qui, selon toute vraisemblance, se profile aujourd'hui à l'horizon.

Du côté de l'emploi public proprement dit, autre moyen classique de faire face à une dégradation d'ampleur du marché du travail, non seulement aucune embauche supplémentaire n'est envisagée, mais la suppression de 30 000 emplois prévue en 2009 dans la fonction publique n'a pas été annulée...

Nicolas Sarkozy dit vouloir relancer l'économie grâce à l'investissement, mais dans nos sociétés modernes, l'investissement ce n'est plus seulement du béton, c'est de plus en plus de l'investissement immatériel.

Embaucher pour créer des crèches afin d'accueillir les jeunes enfants, pour améliorer l'offre éducative et les capacités de recherche, pour développer les structures sanitaires et sociales, notamment afin de mieux s'occuper des personnes âgées dépendantes, serait probablement un investissement d'avenir plus rentable que des kilomètres d'autoroute...

Guillaume Duval, Laurent Jeanneau - Alternatives Economiques - n°277 - Février 2009

Jeanclaude
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Message  livaste le Sam 28 Fév - 22:24

jean claude vient qans doute de découvrir ce canard de gauche !

Je lui poserai la question qu'il a posé à Franline " tu ne connais rien d'autre que ce journal gauchiste "

Alternatives économiques
Un article de Wikipédia,


Alternatives économiques, dit aussi Alter éco, est un magazine mensuel traitant de questions économiques et sociales. Ses auteurs sont des universitaires proches des théories économiques néo-keynésienne, régulationniste ou post-keynésienne, politiquement il est classé à gauche. Le journal, constitué en coopérative, n'est pas adossé à un groupe de presse et vit principalement de ses ventes.



En 1995 la revue lance la Lettre de l'insertion par l'activité économique traitant du chômage. Puis, son activité s'est étendue avec la publication du magazine Alternatives internationales, en coopération avec l'hebdomadaire Télérama la première année et avec Libération depuis mai 2007. L'association des lecteurs édite aussi le trimestriel L'Économie politique contenant des articles de recherche en économie.

Depuis 2006, Alternatives Économiques co-organise un prix pour promouvoir l'entrepreneuriat des étudiants dans l'économie sociale.


Ligne éditoriale
Proche du keynésianisme, Alternatives économiques traite également des thèmes altermondialistes et se montre critique vis-à-vis du néolibéralisme et de l'école néoclassique. Le journal revendique explicitement une ligne éditoriale « de gauche ».

C'est un des périodiques les plus appréciés parmi certains membres du mouvement altermondialiste et la revue fait partie, comme personne morale, des membres fondateurs de l'association Attac.




Critiques [modifier]
Certains critiquent l'orientation néo-keynésianisme ou altermondialiste d’Alternatives économiques. Ainsi La Tribune affirme que le journal appartient à « la gauche de la gauche »[1] ; pour Le Figaro ses couvertures sont « antiglobalisation »[3].

D'autres insistent sur la trop grande place accordée selon eux au « social » au détriment de la vie des entreprises, comme l'ALEPS[4] ou l'Ifrap. Ce dernier, un think tank libéral-conservateur, juge le journal en bonne partie responsable du « mépris » supposé de l'éducation nationale envers l'entreprise et les entrepreneurs, et de la présentation de la mondialisation comme d'une « menace » et de l'« étatisme » comme un bienfait auprès des élèves[5]. Ces idées sont également défendues par le petit patronat[6] et une partie de la presse économique (L'Expansion , Capital).

Pour ces critiques, le journal est en partie responsable de la diffusion d'idées antilibérales dans l'enseignement français et comme l'une des causes d'une défiance vis-à-vis de l'économie de marché dans l'esprit des élèves, du fait de son utilisation en classe et par les éditeurs de manuel. Certains reprochent donc aux éditeurs et auteurs de manuels d'accorder une place trop importante au journal dans leurs ouvrages. Selon Les Échos, Alternatives économiques représente 30 % des sources de presse des manuels Bordas et Hachette[7]). Ces chiffres sont confirmés par une étude de l'APSES, qui précise que la presse quotidienne et la presse magazine représente les deux-tiers restants. Cette même étude relativise cependant cette vision en rappelant que toutes sources confondues, Alternatives économiques représente 8,6 % des sources chez Hachette et 2,8 % chez Bordas. En effet, les publications scientifiques et les rapports publiés par l'INSEE, l'INED, le Conseil d'analyse économique ou le Sénat français forment l'essentiel des sources chez tous les éditeurs analysés par l'étude[8].

Répondant à ces critiques, Philippe Frémeaux reconnaît que le journal défend une ligne qu'il qualifie comme étant « de gauche ». Il précise que, selon lui, la revue accorde autant d'importance à une couverture des faits sociaux qu'aux faits économiques de l'actualité, la distinguant ainsi de la plupart des revues du secteur.

À l'inverse de ces critiques, le journal altermondialiste Pour lire pas lu considère la revue comme n'étant « pas assez de gauche » et proche de la Fondation Saint-Simon[9].

D'autres observateurs remarquent que le magazine, compte tenu de la faible part de ses recettes publicitaires dans son chiffre d'affaires, est le seul à être réellement indépendant du monde économique et à considérer dans ses articles que les choix économiques dépendent aussi du champ politique.

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Message  Jeanclaude le Dim 1 Mar - 7:56

Bof ......... !

Quand Franline te fait ce coup là , tu l'insultes quasiment d'être idiote , de ne rien comprendre !
Si tu veux de la considération , il faut aussi considérer les autres !

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Message  Jeanclaude le Dim 1 Mar - 9:03

Tu as raison ... !

je vais vous foutre la paix pour un bon moment ... vous pourrez ainsi discuter tranquillement puisque je suis un élément perturbateur qui entre autre écrit en rouge ( je suis le seul ? ).

Salut !

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Message  livaste le Dim 1 Mar - 9:16

Tu cherches des histoires ??
j'ai demandé , hier , à ce que le rouge soit prioritairement réservé à la modération pour plus de lisibilité .
Il me semble que j'ai encore le droit de choisir les règles sur mon propre forum!
S tu as pris la peine de lire mes posts , moi même , j'emploie le rouge foncé pour mettre en relief les textes , est ce impensable de demander la même chose aux autres ( et si tu ne veux pas du rouge foncé , il y a une sacrée palette de couleurs ).

l'emploie du rouge , en même temps pour la modération et pour mettre en valeur me dérange , parce qeu , lorsqu'e je jette un coup d'oeil au passage ,pour voir comment ça se passe , je suis obligée de me taper tous les posts , même si je n'ai pas le temps ,alors que si le rouge vif est réservé à la modération , il me suffit de visionner éventuellement ceux qui contiennent du rouge ( vif) .
Merci quand même d'essayer de comprendre que je ne peux passer24 sur 24 devant mon écran .

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Message  Jeanclaude le Dim 1 Mar - 9:30

J'ai bien compris ton problème je ne suis pas encore complètement idiot !

J'ai bien constaté que la remarque de ne plus écrire en rouge était adressé à Jean-Claude particulièrement ... relis ton message.

De toutes manières désormais je suis tellement dégoûté que tu n'auras pas l'occasion de me voir écrire en rouge très souvent !

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Message  livaste le Dim 1 Mar - 10:24

puisque tu le reconnais que tu étais le seul à provoquer en écrivant en rouge , et meême en réécrivant en rouge des citations , je n'ai rien à ajouter !

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