Les Européens veulent s'entendre avant le G20

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Les Européens veulent s'entendre avant le G20

Message  livaste le Sam 21 Fév - 22:07

Les Européens veulent s'entendre avant le G20

Patrick Saint-Paul, correspondant à Berlin
21/02/2009 |

Pour mettre en place une politique financière commune, Angela Merkel aura dimanche plus de facilité à convaincre Nicolas Sarkozy que Gordon Brown.
Berlin accueille dimanche un sommet préparatoire du G20, où sont conviés la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie et les Pays-Bas.


Les Européens vont tenter, dimanche à Berlin, de surmonter leurs divergences afin de se mettre en ordre de bataille pour le prochain sommet du G20. La chancelière, Angela Merkel, a invité les chefs d'État et de gouvernement des pays européens du G20 (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie), rejoints par l'Espagne et les Pays-Bas, pour préparer la réunion des 20 premières puissances économique mondiales le 2 avril à Londres. Au menu : la mise en place de mécanisme de régulation des marchés financiers, les paradis fiscaux, mais aussi la lutte contre les mesures protectionnistes, qui minent les relations entre les pays du G20.
« La Seconde Guerre mondiale a donné naissance à la charte de l'ONU pour les droits de l'homme. Le défi de notre époque, c'est la mondialisation. Nous devons établir des règles économiques claires pour vivre ensemble », juge-t-on à Berlin.

Dans l'entourage de la chancelière, on estime que la plupart des pays de l'Europe continentale, notamment la France et l'Allemagne, sont d'accord sur ce principe. La difficulté sera de rallier à des mesures concrètes le premier ministre britannique, Gordon Brown, réticent à une régulation plus contraignante. « Nous ne devons pas oublier d'où vient la crise. Il faut réguler les hedge funds, souligne-t-on à Berlin. Et, sur ce point, il est plus facile aujourd'hui de trouver un accord avec les États-Unis qu'avec la Grande-Bretagne ».



Dénonciation des paradis fiscaux


Berlin et Paris devraient également mettre l'accent sur la dénonciation des paradis fiscaux, pudiquement appelés « centres non coopératifs ». Le G20 doit mettre au point des mesures concrètes visant à protéger le système financier mondial des juridictions non coopératives qui présentent un risque d'activité financière illégale. Berlin se félicite que la justice américaine fasse vaciller le secret bancaire suisse en voulant contraindre la banque UBS à dévoiler le nom de ses clients.

« L'Administration Bush avait déjà réussi à faire plier le Liechtenstein. Maintenant, les États-Unis ont pointé un pistolet sur UBS et c'est très bien », tranche-t-on à la chancellerie.

L'Allemagne souhaite voir la mise en place d'un mécanisme visant à freiner l'endettement des banques. « En période de croissance, les banques doivent s'armer pour être encore capables de faire crédit en période de crise », explique-t-on à la chancellerie. L'encadrement des rémunérations de dirigeants de banque et la gestion des actifs « toxiques », ces titres financiers ayant perdu toute valeur qui plombent les bilans des banques, devraient aussi figurer à l'ordre du jour.

Au-delà de la démonstration d'unité, les discussions, au moins en coulisses, ne pourront faire l'impasse sur le protectionnisme et sur l'absence de coordination des plans de relance nationaux. Les tensions sont vives depuis l'annonce en France d'un plan de soutien de 6 milliards d'euros aux constructeurs nationaux, critiqué autant à Berlin qu'à Prague ou à Bruxelles. Berlin est particulièrement sensible sur le sujet. Dans l'entourage de la chancelière, on rappelle que la prime à la casse allemande de 2 500 euros a essentiellement profité aux constructeurs automobiles français. « Nous n'avons pas fait un plan réservé aux voitures allemandes, souligne-t-on à Berlin. Il faut respecter le principe selon lequel on ne doit pas gêner ses partenaires avec des mesures protectionnistes. »

Selon le quotidien populaire Bild, une dispute aurait eu lieu en marge de la conférence sur la sécurité de Munich il y a deux semaines entre la chancelière et Nicolas Sarkozy, lorsque le président français lui aurait de nouveau suggéré la mise en place d'un « gouvernement économique » de la zone euro, une expression qui a toujours exaspéré l'Allemagne.

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