arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

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arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Mer 7 Jan - 8:51

Conflit gazier : la Russie a stoppé le transit de gaz via l'Ukraine
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 07.01.09 | 07h42 •

La Russie a arrêté, mercredi 7 janvier au matin, tout transit de son gaz destiné à l'Europe par le territoire ukrainien, a annoncé le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz, Valentin Zemlianski. "La Russie a laissé l'Europe sans gaz", a-t-il ajouté. En République tchèque, l'importateur RWE Transgas a confirmé que les livraisons de gaz russe avaient cessé depuis mardi soir, selon l'agence CTK. Les livraisons de gaz russe à la Roumanie ont été totalement interrompues, mercredi matin, a annoncé la compagnie roumaine de transit Transgaz.




Mardi soir, le président du géant russe Gazprom, Alexeï Miller, avait pourtant annoncé que la Russie allait tenir des négociations avec ses partenaires européens jeudi 8, à Bruxelles, pour tenter de trouver une solution au conflit gazier qui commence à affecter les livraisons de gaz en Europe. "Le volume de vol du gaz russe sur le territoire ukrainien augmente chaque jour. Selon les dernières estimations, l'Ukraine vole près de 15 % du gaz qui est livré à la frontière entre la Russie et l'Ukraine", avait par ailleurs affirmé M. Miller, qui s'est exprimé lors d'une rencontre avec le premier ministre russe, Vladimir Poutine. A Berlin, lors d'une conférence de presse, le numéro deux de Gazprom, Alexandre Medvedev, avait déclaré, mardi soir, que le gazier russe était "prêt à discuter jour et nuit" avec Kiev pour régler le conflit sur le prix du gaz. "La partie ukrainienne est complètement responsable de tout ce qui arrive", avait-il toutefois affirmé.
La présidence tchèque de l'Union européenne a dénoncé une situation "complètement inacceptable" et réclamé le rétablissement des approvisionnements. Mais elle estime que la situation n'est "pas encore critique" et que ce conflit doit être réglé entre Moscou et Kiev. La Russie avait suspendu, le 1er janvier, l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, faute d'un accord sur le prix pour 2009 et sur des arriérés de paiement. Cette situation affecte plusieurs pays de l'Union européenne, car environ 80 % des exportations de gaz russe destinées à l'Europe transitent via le territoire ukrainien.

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Jeu 8 Jan - 20:52

Pas d'accord Kiev-Moscou sur des observateurs, l'UE impuissante
Par Reuters, publié le 08/01/2009 à 20:12


PRAGUE/BRUXELLES - L'Union européenne s'est montrée impuissante à convaincre la Russie et l'Ukraine d'accepter des observateurs internationaux pour surveiller les livraisons de gaz, qui demeurent suspendues à destination de l'Europe.



Le directeur général de Gazprom, Alexeï Miller (à gauche), reçu jeudi à Bruxelles par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (2e à droite) et le Commissaire à l'Energie Andris Piebalgs (à droite). L'Union européenne s'est montrée impuissante jeudi à convaincre la Russie et l'Ukraine d'accepter des observateurs internationaux pour surveiller les livraisons de gaz, qui demeurent suspendues à destination de l'Europe. (Reuters/Sebastien Pirlet)

Alors que les responsables de Gazprom et de Naftogaz se sont renvoyés la faute de cet échec, les autorités européennes ont mis en avant la demande de Moscou d'envoyer des observateurs russes en territoire ukrainien comme l'une des raisons ayant empêché un accord sur cette question.

"Nous nous sommes mis d'accord par écrit avec les représentants du gouvernement ukrainien et de Naftogaz sur les conditions d'envoi d'un comité d'experts indépendants de la Commission européenne. C'est ce que demandait la Russie. Malheureusement, je dois dire que les représentants de Gazprom ont refusé cette proposition", a déclaré le ministre tchèque de l'Energie, Martin Riman, au nom de la présidence de l'UE.

"Nous sommes déçus de cette position de la Russie et nous pensons que les Russes n'avaient aucune raison de la refuser et de ne pas permettre la reprise des livraisons aux pays de l'UE", a-t-il poursuivi, lors d'une conférence de presse, ajoutant que le bloc communautaire restait disposé à continuer immédiatement les négociations.

De con côté, le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, a indiqué que des efforts devraient encore être faits pour trouver un accord en vue de la reprise du flux de gaz à destination de l'Europe, en pleine vague de froid.

"Je ne peux pas me prononcer sur une date ni sur un délai pour la reprise des livraisons de gaz", a-t-il concédé, indiquant par ailleurs que l'UE n'avait pas les moyens d'imposer des observateurs tiers à l'Ukraine, en référence à la demande russe d'envoyer à Kiev ses propres observateurs.

"Je ne suis pas contre des observateurs russes mais c'est à l'Ukraine d'en décider", a-t-il noté.

DIFFÉRENTES VERSIONS

Moscou, qui a assuré à plusieurs reprises l'UE de son intention de reprendre les livraisons dès que des observateurs seraient sur place, a renvoyé la faute sur Kiev, indiquant que l'Ukraine avait refusé de signer le protocole sur la surveillance du transit de gaz.

"On aurait pu reprendre les exportations vers l'Europe aujourd'hui mais cela n'a pas été possible", a regretté le directeur général de Gazprom, Alexeï Miller.

De son côté, le Premier ministre russe Vladimir Poutine s'en est pris à "l'effondrement" et à la "corruption" des autorités ukrainiennes et a estimé que cette nouvelle "guerre du gaz" était dommageable pour l'image de la Russie.

Il a par la suite invité les dirigeants ukrainiens à venir à Moscou pour négocier un accord.

Auparavant, plusieurs responsables de la présidence tchèque de l'UE s'étaient néanmoins montrés confiants dans les chances d'un accord et d'une reprise rapide des livraisons de gaz russe via l'Ukraine.

Jeudi matin, à son arrivée à une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères et des Affaires européennes des Vingt-sept, le vice-premier ministre tchèque, Alexandre Vondra, avait ainsi dit avoir une "confiance raisonnable" dans une issue positive des discussions se tenant à Bruxelles.

L'UE, dans un premier temps réticente à s'engager dans ce qu'elle considère comme un "différend commercial" entre tiers, avait sensiblement haussé le ton mercredi prévenant la Russie et l'Ukraine que leur crédibilité en tant que partenaires commerciaux et politiques serait sérieusement affectée si la situation ne retrouvait pas un cours normal rapidement.

"L'UE n'a pas d'autre arme que la négociation politique (...) Mais s'il y a bien une chose avec laquelle jouent ces deux Etats, c'est leur crédibilité", a rappelé jeudi Martin Riman.

"La crédibilité, c'est difficile à gagner, mais très facile à perdre", a-t-il insisté.

DIVERSIFICATION ÉNERGÉTIQUE

Dans une déclaration publiée à l'issue de la réunion informelle de Prague, l'Union européenne a rappelé que la sécurité énergétique restait une priorité "absolue".

Cette "sécurisation de l'approvisionnement" passe à la fois par une diversification des énergies, une diversification des sources et une multiplication des routes, a fait valoir le bloc communautaire.

Ces pistes restent néanmoins des solutions à long terme comportant par ailleurs des aspects qui ne font pas l'unanimité au sein des Vingt-sept, comme un retour au premier plan de l'énergie nucléaire ou l'accélération du projet de gazoduc sous la mer Baltique, soutenu notamment par l'Allemagne.

"En ce qui concerne l'énergie nucléaire, je pense que cette crise aura des conséquences sur la manière dont nous envisageons la sécurité énergétique dans tous les pays de l'UE. L'une des manières d'y pallier serait de pousser à un retour de l'énergie nucléaire", a ainsi noté Martin Riman.

La France acquiesce. "Qu'on le veuille ou non, l'énergie nucléaire, dans le bouquet énergétique, est aujourd'hui une garantie d'indépendance pour l'Europe et donc de sécurité énergétique", dit-on de source diplomatique hexagonale.
Julien Toyer, édité par Danielle Rouquié

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 22:27

il me semble que la France achète a prix fort le gaz en provenance d'Algérie .....

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Jeu 8 Jan - 22:35

On achèterait néanmoins 15 % de notre approvisionnement à la Russie .

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 22:39

donc , nous ne sommes pas "trop" touché ....mais avec un hiver si froid ,on dirait que la Russie le fait exprès pour faire grimper les prix et compenser par la même occasion la perte qu'elle subit dans le pétrole. Suspect et elle met des pays "nécessiteux" dans la merde !

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:00

C'est ce qu'on appelle le retour de bâton de la Realpolitik: après avoir traité de droitsdelhommistes tous ceux qui mettaient en garde contre les dangers d'une complaisance envers Poutine, les politiques européens se retrouvent le bec dans l'eau. J'ai envie de dire bien fait, mais la situation est bien trop dramatique pour les pays de l'Est qu'on laisse tomber une fois de plus et pour la population russe elle-même.
Et en effet, c'est un moyen non seulement de chantage politique mais aussi de survie économique pour les russes qui n'ont guère autre chose que leurs matières premières pour faire valoir leur puissance.

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:16

Ne rien dire sur la Russie de poutine ou crier contre elle ne changerait rien du tout ..... quand un pays a le quasi-monopole , il fait ce qu'il veut quand il veut ; c'est le cas de la Russie et la Chine s'y met aussi mais là sur des produits quotidiens qui ne sont plus fabriqués chez nous .... on est prisonniers de ces pays d'une façon comme d'une autre . Rolling Eyes

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:35

Et voilà, c'est là l'escroquerie, faire croire que ne pas se laisser marcher dessus a les mêmes effets que s'écraser mollement. Il n'y a qu'à voir la différence de ton qu'emploie la Chine vis à vis de la France (l'ambassadeur qui se permet de nous menacer!!!) et vis à vis de l'Allemagne qui s'est permise de recevoir deux fois le dalai lama, donc en clair de dire merde à la Chine. Je te laisse deviner lequel de ces deux pays fait le plus d'affaires avec la Chine...
Et bien il en va de même avec la Russie poutinienne qui n'a certainement pas toujours eu le monopole du gaz et du pétrole, il aurait été extrêmement facile de mettre les choses au clair avec cet autocrate en 1999, lorsqu'il a voulu repartir faire mumuse en Tchétchénie.
Mais si tu adhères au "ils font ce qu'ils veulent", je ne vois pas pourquoi les restrictions de sécurité autour des jouets chinois ne te dérange pas, parce que ces restrictions fâchent beaucoup nos amis Chinois...

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:38

je suppose que nous sommes le pays avec qui la chine fait le + affaire...du coup ce pays ne s'aventure pas a rabaisser l'allemagne afin de mieux l'entuber a terme ...non ? je dois dire que là je suis crévée et j'ai du mal a réfléchir ...j'ai pelleté avec mon mari et les voisins une partie de la matinée et une partie de l'après-midi afin de pouvoir sortir en voiture ....je suis naze ! Sleep

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:44

Non, justement, ce que je voulais te dire, c'est que notre conduite complaisante envers la Chine ne nous offre d'une part pas d'avantages commerciaux puisque l'Allemagne décroche infiniment plus de contrats que nous, mais nous expose en plus à des velléités de représailles quand nous voulons être moins dociles que d'habitude. Un peu comme la technique de l'extorsion ou de racket en quelque sorte. Et la Russie le pratique de façon encore plus brutale...

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:46

oké ... Shocked mais est-ce alors bien nécessaire d'expatrier nos productions chez eux ???? sont fêlés nos entrepreneurs français !!! Shocked

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Jeu 8 Jan - 23:54

Eux veulent faire du fric, la politique les intéresse assez peu. Le plus triste, c'est que le moment venu, la France considère que son intérêt est identique à celui de nos multinationales là bas. Or ce n'est pas forcément vrai, et plus on raisonne par la seule logique des affaires à préserver et des contrats à signer, et plus on est susceptible d'être victime de chantage. Là on est en train de le payer avec la Russie, alors même que ce pays est de plus en plus mal économiquement parlant et que le Kremlin commence à baliser devant de possibles révoltes de la population (il y en a déjà eu très localement). Mais là quand je dis on c'est toute l'Europe en fait, on est tous coupables d'avoir léché les bottes de Poutine pendant des années...

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Dim 11 Jan - 19:54

Gazprom - Malgré l'accord, le gaz peine à revenir



La Russie juge l'accord arraché par la présidence tchèque de l'UE "non valable" en raison de contradictions dans le document.
L'UE s'impatiente, d'autant plus que l'accord semblait permettre une reprise rapide des livraisons.
- le 11/01/2009 - 19h57


La perspective d'une réouverture immédiate des vannes de gaz russe, espérée par l'Europe, a paru s'éloigner dimanche, la Russie invoquant des problèmes de procédure retardant le déploiement des observateurs chargés de surveiller le transit gazier, avant de réclamer une nouvelle rédaction de l'accord obtenu par la présidence tchèque de l'Union européenne. Tout paraissait pourtant bien engagé après la signature, arrachée de haute lutte par le représentant européen, d'un compromis pour le déploiement d'observateurs chargés de surveiller le transit gazier en Ukraine, condition essentielle à la reprise des livraisons de gaz russe à l'Europe.

Dans la nuit de samedi à dimanche le ministre tchèque de l'Industrie et du Commerce, Martin Riman, avait ainsi estimé que les livraisons de gaz vers l'Europe pourraient "reprendre dimanche si tout le monde travaille à 100%". Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, avait renchéri quelques heures plus tard en insistant sur l'urgence de "voir ce gaz circuler immédiatement vers l'UE". Mais aucun responsable russe ne s'était engagé sur la moindre date. Pire, le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov avait bientôt douché les espoirs en déclarant à la télévision russe que le travail des observateurs était "retardé", car la Russie n'a pas reçu "par les canaux officiels l'accord signé par toutes les parties".

800 millions de dollars de manque à gagner pour Gazprom ?

Vladimir Poutine n'a pas contribué à détendre l'atmosphère dimanche après-midi en chiffrant le manque à gagner pour Gazprom de l'arrêt des livraisons de gaz à l'Europe via l'Ukraine à environ 800 millions de dollars. Mais le regain de tension est venu de la déclaration de Dmitri Medvedev : le président russe a ordonné dimanche soir au gouvernement de ne pas appliquer l'accord pour le déploiement des observateurs chargés de vérifier que le transit du gaz se passe correctement. Motif : des contradictions relevées au sein du document par la Russie. "Nous sommes dans l'obligation de dire que le document signé n'est pas valable (...) et que nous ne l'appliquerons pas avant que ces clauses soient retirées ou annulées par l'Ukraine", a asséné le président Medvedev.
Trois observateurs européens, dont des représentants des groupes énergétiques français GDF-Suez et allemand E.ON Ruhrgas, sont pourtant arrivés entretemps depuis Kiev à la station de contrôle de Soudja, dans l'ouest de la Russie. Mais ils n'ont pu commencer leur travail immédiatement et ont fait état d'une certaine confusion sur place. D'autres équipes ont également été dépêchées depuis la capitale ukrainienne vers d'autres stations de contrôle, notamment à l'est et au sud de l'Ukraine. A ces retards s'ajoute le fait qu'une fois les vannes rouvertes, le gaz russe devrait mettre environ trois jours à parvenir jusqu'aux clients européens.

Je ne sais pas pourquoi mais je ne suis nullement étonnée du comportement des russes !!!

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  Invité le Dim 11 Jan - 19:58

Moi si, ce comportement ressemble fort peu à Medvedev et à Poutine, non? clown

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Mar 13 Jan - 20:26

Le gaz russe n'arrive toujours pas en Europe, la crise s'aggrave
Par AFP, publié le 13/01/2009 à 12:43 - mis à jour le 13/01/2009 à 19:40


MOSCOU - La crise gazière s'est aggravée, l'Ukraine et la Russie s'accusant mutuellement d'avoir empêché la reprise initialement prévue pour mardi du transit du gaz vers les pays européens, une situation jugée inexcusable par l'UE.



"Dans la matinée, Gazprom a commencé à réaliser le plan de rétablissement des livraisons de gaz à l'Europe. L'Ukraine a bloqué toutes nos actions en vue du transit du gaz vers l'Europe", a déclaré Alexandre Medvedev, le numéro deux de la société gazière russe Gazprom.

L'entreprise publique ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz a admis bloquer le transit gazier qui devait reprendre mardi matin, mais a expliqué sa position par le fait que Gazprom avait posé des "conditions de transit inacceptables".

Selon Kiev, la Russie a voulu introduire le gaz dans un gazoduc qui n'est pas prévu pour l'exportation, mais pour la consommation intérieure, des accusations immédiatement rejetées par Gazprom.

Si l'Ukraine s'était servie de ce gazoduc pour l'exportation, "nous aurions été obligés de laisser sans gaz les régions d'Odessa, de Lougansk, de Donetsk et de Dnipropetrovsk" dans le sud et l'est ukrainiens, a déclaré le patron de Naftogaz, Oleg Doubina.

Le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, a démenti ces allégations, déclarant que le gaz avait été envoyé "uniquement dans les gazoducs d'exportation" ukrainiens.

Pour sa part, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a lui qualifié de "chantage" la suspension par la Russie le 1er janvier de ses livraisons de gaz vers l'Ukraine.


Moscou cherche à "attiser (le mécontentement dans) les régions sensibles (russophones) de l'est", a-t-il ajouté.

Dans la soirée, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a suggéré que le réseau de gazoducs ukrainiens n'était "peut-être pas en état" d'assurer les livraisons, tout en appelant les représentants russes à dialoguer avec leurs collègues ukrainiens pour tenter de résoudre le "problème".

A Bruxelles, où l'on s'était dans un premier temps prudemment réjoui de l'annonce de la reprise partielle du transit vers 07H00 GMT, la Commission européenne a fermement dénoncé cette nouvelle exacerbation de la guerre gazière, qui intervient en dépit des efforts intenses fournis par les Européens pour régler le conflit.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé M. Poutine pour lui faire part de la "déception de l'UE". Le système de gazoducs ukrainiens "est fermé", lui a répondu M. Poutine, d'après un communiqué du gouvernement.

"La situation est inacceptable", a réagi un porte-parole de la Commission. "Il n'y a plus d'excuses" pour empêcher un retour à des livraisons complètes de gaz russe à l'Europe, a-t-il dit.


Dans la soirée, la Commission a affirmé que les experts européens avaient désormais "un plein accès aux salles de contrôle" permettant de voir le transit de gaz russe via l'Ukraine, mais qu'aucune molécule de gaz ne passait plus dans les gazoducs sous surveillance.

La signature d'un accord lundi entre Kiev, Moscou et Bruxelles sur le déploiement d'observateurs était la condition posée par Moscou à la reprise des livraisons de gaz à l'Europe. Ces espoirs d'un retour à la normale ont été douchés mardi.




D'autres différends russo-ukrainiens sont par ailleurs à prévoir. Kiev et Moscou considèrent notamment chacun que c'est à l'autre partie de fournir le gaz dit "technique", quelque 21 millions de m3 quotidiens qui servent à mettre les gazoducs ukrainiens sous pression.

Enfin, concernant le coeur même du conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine, il n'y a toujours pas de solution en vue, aucun accord n'étant intervenu sur le prix des livraisons de gaz russe aux Ukrainiens pour 2009.

Faute de contrat, Moscou a arrêté l'approvisionnement de l'Ukraine dès le 1er janvier 2009 et a ensuite accusé Kiev de siphonner le gaz destiné aux Européens, d'où la décision de la Russie d'interrompre toutes ses livraisons de gaz vers l'Europe afin de mettre un terme à ce "vol".

Le gaz russe représente un quart de la consommation de l'UE, dont 80% transite par les gazoducs d'Ukraine. La coupure a provoqué, en pleine vague de froid, des dégâts économiques très importants en Europe --surtout en Slovaquie et en Bulgarie, deux pays de l'UE qui dépendent de Moscou pour la quasi-totalité de leurs besoins en gaz.

Les Premiers ministres de ces deux pays, le Bulgare Sergueï Stanichev et le Slovaque Robert Fico, sont attendus à Moscou mercredi pour des pourparlers urgents, a dit M. Poutine. Bratislava a confirmé, mais pas Sofia.

De son côté, le président roumain, Traian Basescu, a indiqué dans un entretien téléphonique avec M. Poutine qu'il partageait la position de la Russie sur la question du transit de gaz via l'Ukraine vers l'Europe, a fait savoir le service de presse du gouvernement russe.

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

Message  livaste le Jeu 15 Jan - 11:01

Le gaz toujours bloqué, l'Europe sollicitée pour un sommet

MOSCOU - Le transit du gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine demeurait bloqué pour le 8e jour consécutif jeudi, tandis que l'UE pesait le pour et le contre d'un éventuel sommet pour venir à bout de la crise, et qu'une rencontre entre les Premiers ministres russe et ukrainien se profilait samedi.

"Le robinet est toujours fermé", a accusé le géant russe Gazprom dans un communiqué jeudi, affirmant que l'Ukraine empêchait toujours le passage sur son territoire du gaz destiné à l'Europe, en dépit de l'accord de surveillance du transit arraché lundi par les Européens.

L'Ukraine répète de son côté qu'elle ne peut pas laisser passer le gaz sur son territoire dans le gazoduc choisi par la Russie, car cela la contraindrait à priver de gaz tout l'est et le sud du pays.

Sur le plan diplomatique, la Russie, l'Ukraine et l'UE discutaient de l'opportunité d'organiser un sommet rassemblant toutes les parties en conflit, à la suite d'une proposition en ce sens mercredi du président russe Dmitri Medvedev.

Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE, et M. Medvedev n'ont pu trouver un terrain d'entente sur ce point pour le moment, a fait savoir jeudi l'ambassadeur de la République tchèque à Moscou, Miroslav Kostelka, au cours d'une conférence de presse dans la capitale russe.

L'UE n'a d'ailleurs pas encore validé le principe du sommet, a-t-il déclaré, mais elle jugerait quoiqu'il arrive "préférable qu'il se tienne sur le territoire de l'Union européenne". A Bruxelles, l'heure était également à la prudence.

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko s'était dit mercredi opposé à ce que le sommet ait lieu à Moscou, arguant que la Russie "est une partie prenante au conflit gazier". Il avait considéré que le choix de Prague ou de Bruxelles serait "le plus opportun".

Le gouvernement russe a en revanche confirmé jeudi la tenue d'une rencontre samedi à Moscou entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainienne Ioulia Timochenko au sujet de la crise gazière.

Le service de presse du gouvernement ukrainien avait dans la nuit de mercredi à jeudi annoncé des entretiens entre les deux gouvernements samedi à Moscou mais n'avait pas précisé à quel niveau se déroulerait cette rencontre.

M. Poutine sera tout juste de retour d'une visite de deux jours en Allemagne, où il rencontrera la chancelière allemande Angela Merkel.

Cette dernière a d'ailleurs fait monter la tension jeudi avant cette visite.

"Il y a un risque certain que la Russie perde de sa crédibilité du fait des interruptions" dans les livraisons de gaz à l'Europe, a-t-elle affirmé à l'occasion d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique Gordon Brown à Berlin."Il faudra que j'aborde cette question au cours de mes discussions demain" avec M. Poutine, a-t-elle ajouté.

Mardi, une tentative de reprendre les livraisons de gaz russe à destination du Vieux Continent s'était déjà soldée par un échec, laissant des centaines de milliers d'Européens grelotter pour la deuxième semaine consécutive.

En Russie, le principal perdant de la crise semble être pour l'instant le géant Gazprom : il a perdu 1,1 milliard de dollars de chiffre d'affaires depuis le 1er janvier en raison de la crise avec l'Ukraine, a déclaré mercredi le président Medvedev.

Moscou avait coupé l'approvisionnement de l'Ukraine le 1er janvier 2009 et a ensuite accusé Kiev de siphonner le gaz destiné aux Européens. La Russie a interrompu le 7 janvier toutes ses livraisons de gaz vers l'Europe pour mettre un terme à ce "vol".
GAZPROM

(©AFP / 15 janvier 2009 11h38)

moi je ne savais pas que la Russie jouissait encore d'une once de crédibilité !!!!

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Re: arrêt des livraisons de gaz pour l'UE

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