Cinq sites pour minus

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Cinq sites pour minus

Message  livaste le Mar 25 Nov - 15:53

Cinq sites pour minus



par Stéphanie Estournet

tags : enfants , site , graphisme


Tibao - DR


A notre gauche, Minus, 3 ou 4 ans, scolarisé, inséré à 200% dans la vie de ses parents, avec sa chambre arty, ses sapes hype, et ses sorties ludico-culturelles ; à notre gauche, la Toile, au centre de la vie quotidienne du couple depuis cinq ou six ans, avec ses réseaux sociaux (lui sur MySpace, elle sur Facebook), sa vie neuronale (lui sur Ecrans, elle sur Evene), et pratique…

Quand Minus a commencé à être réceptif aux histoires et aux images animées, on lui a montré de petites choses sur la machine, les films de famille, bien sûr, et les photos stoqués sur le disque dur externe. Ainsi que quelques vidéos sur YouTube, des épisodes de Barbapapa qu’on était très content de revoir, de Chapi Chapo.

Minus est devenu exigeant – vous savez comment sont ces bestioles, vous leur donnez ceci, ils exigent cela… Collé à l’ordinateur, il s’est saisi de la souris. Au début, ça vous amusait : « On l’a pas fait à moitié », « Dans deux minutes, il programme en flash, ah ! ah ! ». Et puis c’est devenu une obsession — chez lui encore plus que chez vous — et vous avez compris qu’il faudrait prendre les choses en main, là aussi être tuteur, montrer la voie. Vous avez tapé « site pour minus » dans votre moteur de recherche et vous avez trouvé… 3500 coloriages de Winnie le pooh, 2000 jeux de mémoire, la même chose en jeux d’observation, le tout ne s’adressant pas du tout à votre petit bout mais plutôt à des « grands ».

Et il est vrai que, bizarrement, alors que le cœur de cible lambda est partout de plus en plus jeune et de mieux en mieux connu, le Web ne déborde pas d’idées pour les moins de 6 ans. Les sites, quand ils existent, sont majoritairement brouillons, jonchés de liens publicitaires, d’une esthétique limitée, et s’adressant au parent plutôt qu’à l’enfant.

Mais quelques initiatives, commerciales ou non, méritent l’attention de Minus. En voici une sélection. D’un graphisme pensé, ces sites ont en commun une réalisation soignée, et s’adressent notamment aux tout-petits via une approche simple et intuitive. Il va de soi, cependant, que la présence de l’adulte reste indispensable.


Boohbah




Lancé en 2003, le site Boohbah s’inspire de la série tévé éponyme britannique, pour des enfants de 3 à 6 ans. Des bonshommes en forme de poire moumoutée dans des couleurs vives poussent de petits cris et se jettent en l’air en d’étonnants ballets, gracieux et harmonieux. Tout comme dans la série, pas de mots, pas de paroles sur ce site vraiment destiné aux tout-petits, (le traditionnel communiqué aux parents et aux éducateurs est par ailleurs accessible ici), mais des sons censément « apaisants », selon Anne Wood, créatrice de Boohbah.

L’idée générale du site est que l’enfant se sente en confiance et « valorisé » dans ce qu’il fait. Parmi les « possibilités d’apprentissage » proposées : la satisfaction de l’expérience créative, la coordination œil-mouvement, le sens du rythme, la concentration.

Très décriés, les Boohbahs font parfois peur aux parents qui les accusent des mêmes maux que les Teletubbies leurs aînés : « effrayants », « bon sang, je vais encore faire des cauchemars », « je les déteste », « c’est très mauvais et effrayant » (lus sur YouTube). L’écrivain Bret Easton Ellis avait d’ailleurs, dès 1999, écrit un article intitulé « Why the Teletubbies Are Evil », où il disséquait un monde « aseptisé », « dont le moindre humour semble absent ». Et, s’il est vrai que la moindre couleur, le moindre geste y a été calculé en fonction de ses (éventuelles) répercussions sur le minus (dixit l’auteure), il n’en reste pas moins que le site est agréable, voire planant, et apprécié par le « public cible ».




Tibao


Parce que « c’est un thème très souvent abordé en école maternelle », Grégory Korzeniowski a choisi l’Afrique comme base pour l’univers de son site Tibao. Le petit personnage navigue dans la savane (lac, baobab, village, etc.), où il choisit un animal avec lequel jouer (tous ne sont malheureusement pas encore opérationnels). On attrape des chiffres sur le dos d’un flamand rose, des fruits dans des jeux de plateau, on joue au jeu des paires avec un éléphant, le tout au son chaud du balafon.

Destiné aux 3 à 7 ans, chaque jeu a trois niveaux « qui couvrent l’ensemble de la tranche d’âge », explique le graphiste.

La réalisation du site, autant dans le choix des couleurs, la simplicité de déplacement entre les tableaux, que dans l’univers musical et les bruitages (on s’y croirait !), est d’une grande qualité. Grégory Korzeniowski a misé sur environnement chaud et ludique, un pari réussi.


Poissonrouge.com





[quote]

La page d’accueil de Poissonrouge.com propose le capharnaüm d’une chambre d’enfant dans lequel le minus, jusqu’à 6-8 ans, va se plonger, comme « dans le monde réel », explique Edith Furon, ergonome et linguiste quand elle ne travaille pas sur Poissonrouge.com. « Cubes, marionnettes, balançoires, peinture, jeu de l’oie, nous nous sommes inspirés de jouets que l’enfant connaît. » Résultat : un effet pratique immédiat, l’enfant comprend vite où il se trouve, ce qu’il doit faire. Jeux de chiffres, de perception de l’espace, musicaux, reçoivent la visite de quelque 60 000 visiteurs par jour le week-end, « un public varié et exigeant », selon Edith Furon.[/quote]

-> Lire l’article sur Poissonrouge de Mourad Guichard sur Libé Orléans



Petitestetes.com





A l’origine, Petitestetes.com était destiné aux seuls enfants de 2 à 7 ans, mais très vite s’est imposée une volonté de s’adresser également aux parents. « On voulait construire des ponts entre les différents espaces, on avait envie de parler de parentalité », explique Camille Berta, créatrice du site. C’est ainsi qu’on peut lire, sur Petitestetes.com les traditionnels articles sur la grossesse mois par mois, comment organiser un anniversaire, ou encore comment fabriquer un doudou maison.

En parallèle, l’espace enfants propose des imagiers sonores, des histoires racontées, des comptines, en anglais et en français, « pas dans le but d’apprendre une autre langue, mais plutôt d’éveiller la curiosité », assure Camile Berta. Pour que l’enfant reste concentré sur l’histoire ou la comptine, les images sont rares et fixes, ce qui est plutôt malin.

Dans une volonté de pérenniser le projet, s’est développé un espace commercial, côté parents, qui propose des cartes d’anniversaire, des livres, des DVD, etc.



Chez Polo



Chez Polo, la musique est très jolie, les mouvements doux et les images simples. Polo l’explorateur est le petit chien héros du dessinateur Régis Faller dont on retrouve les aventures chez Bayard, à lire dès 2 ans. Sur son site, on visite une île-cinéma, on grimpe dans une maison-arbre, on décolle dans un objet-volant poisson rouge. Il pleut parfois, la mer nous berce, on est sous le charme.

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