Pétrole : forte hausse du secteur

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Pétrole : forte hausse du secteur

Message  Invité le Lun 13 Oct - 10:00

Le secteur pétrolier profite du rebond des marchés financiers et de la hausse du prix du baril de pétrole. A New York, le brut léger américain WTI s'affiche à 81,08 Dollars en progression de 4,35%. En tête du secteur, on retrouve Maurel et Prom avec une hausse de 11% suivie de Total et Esso avec des gains de 5-6%.

Les valeurs parapétrolières ne sont pas en reste. CGG Veritas, Bourbon, Heurtey Petrochem gagnent entre 10 et 11%, tout comme le groupe Technip qui a annoncé ce matin la signature d'un contrat de 45 Millions d'Euros en Russie.

c'etait trop beau pour être vrai .... pour vu que ça n'augmente pas trop ... Suspect

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Re: Pétrole : forte hausse du secteur

Message  livaste le Ven 17 Oct - 14:37

Spectaculaire éclatement de la bulle pétrolière

Jacques-Olivier Martin
17/10/2008 | Mise à jour : 07:28 | Commentaires 49 .

DR
Le baril est à son plus bas depuis dix-sept mois. Les prix pourraient se stabiliser entre 80 et 100 dollars.

Du jamais-vu ! En moins de cent jours, le prix du baril est passé de 147,50 dollars à moins de 67 dollars hier à Londres. Qui l'eût imaginé au début de l'été, alors qu'en juillet Goldman Sachs envisageait un baril rapidement à 200 dollars. Le retournement est spectaculaire.

Pourquoi un tel effondrement ? À cela plusieurs explications qui s'additionnent. « On assiste à l'éclatement d'une bulle spéculative », avance comme première raison Philippe Copinschi. Pour cet économiste spécialisé dans l'énergie et professeur à Sciences Po, une bonne partie de l'envolée du premier semestre reposait sur des anticipations de hausse continue des prix. À partir du moment où le discours a changé, un mouvement inverse s'est engagé. « Nous assistons à la correction des excès du premier semestre, juge également Frédéric Lasserre, responsable recherche matières premières à la Société générale. Cette correction est d'autant plus violente que les matières premières sont traitées actuellement comme le marché des actions. » Philippe Chalmin, professeur à l'université Dauphine, ne sous-estime pas l'impact de ce phénomène, mais privilégie d'autres explications. À ses yeux, cette baisse résulte surtout d'un double phénomène : la baisse de la consommation de pétrole aux États-Unis, mais aussi en Europe, en raison des prix très élevés, alors que dans le même temps la production mondiale était en hausse grâce notamment aux efforts consentis par l'Arabie saoudite. « L'horizon géopolitique est serein et il y a eu assez peu de cyclones » , avance aussi Philippe Chalmin, qui estime que le renchérissement du dollar a aussi contribué à la baisse du baril.

Quel est l'impact de la crise financière ? Les besoins de liquidités de certains acteurs financiers, et notamment des hedge funds, les ont poussés à se défaire de positions sur le pétrole, mouvement qui a participé à la baisse des prix. Le risque de récession a un impact plus fort. Un net ralentissement économique provoque une moindre demande de pétrole de la part des industriels, des transporteurs mais aussi des particuliers.

Les prix vont-ils encore baisser ? « Le prix actuel est inférieur au coût de production de certains gisements, ce qui est plutôt rare », constate François Lescaroux, économiste à l'Institut français du pétrole. Une situation qui laisse penser que l'on a atteint un plancher et qu'une hausse n'est pas à exclure. Il juge que les pays producteurs vont tout faire, notamment en réduisant la production, pour que le prix du baril évolue entre 80 et 100 dollars. Philippe Chalmin estime qu'il devrait osciller autour de 100 dollars. Tous s'accordent sur le fait qu'à long terme, les analyses d'hier sont toujours vraies. La demande de pétrole va tendanciellement s'accroître, alors que les réserves diminueront. Le baril a de fortes chances de repartir à la hausse. On n'en est pas là. Pour l'heure, cette baisse est une bonne nouvelle pour les conducteurs, car les prix à la pompe s'assagissent. D'un point de vue macroéconomique, cette baisse réduit les tensions inflationnistes et la facture énergétique des pays importateurs.

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