Un délit d'initié à la Société Générale?

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Un délit d'initié à la Société Générale?

Message  livaste le Lun 28 Jan - 14:29

Un délit d'initié à la Société Générale?


28/01/2008 |

Plus de 85.7 millions d'euros d'actions de la banque auraient été vendues début janvier.
L'Autorité des marchés financiers a indiqué dans un avis qu'un des administrateurs de la Société Générale a vendu 85,7 millions d'euros d'actions de la banque le 9 janvier. Soit bien avant la chute du titre et la révélation de l'affaire Kerviel, intervenue le 24 janvier.


L'administrateur en question s'appelle Robert A. Day. Le 9 janvier il avait vendu ses titres au prix de 95,27 euros par action. Il cote lundi 69.9 euros en début d'après-midi. Day est administrateur de la Société Générale depuis 2002. Il pointait au classement Forbes en août à la 754e place des personnes les plus riches du monde. Fondateur en 1971 de la Trust Company of the West (TCW), il l'avait revendu en partie à la Société Générale Asset Management pour 880 millions de dollars en actions.

Rien ne permet de dire si l'homme en question était informé de la fraude, auquel cas il pourrait être accusé de délit d'initié. Reste que dans la foulée, l'avocat d'une centaine d'actionnaires de la banque française, Me Frederik-Karel Canoy, a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès du procureur de Paris pour «manipulation de cours» et «délit d'initié».

Deux fondations auxquelles il est «lié», la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation, ont également vendu le 10 janvier pour 8,63 millions d'euros et 959066 euros d'actions.


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Re: Un délit d'initié à la Société Générale?

Message  livaste le Mar 29 Jan - 22:52

SocGen : un mois de cessions d'actions


29/01/2008 |

DOCUMENTS
. L'administrateur américain Robert Day et les associations caritatives de sa famille ont en fait procédé à 5 séries de ventes d'actions en janvier.
L'Autorité des marchés financiers (AMF), l'organisme de contrôle des marchés financiers, est tenue de communiquer systématiquement sur les ventes et achats d'actions par les dirigeants des sociétés cotées. La Société Générale n'échappe pas à la règle : l'AMF met en ligne sur son site l'ensemble des déclarations de dirigeants de la SocGen. Au mois de janvier, il apparaît que 5 cessions d'actions ont eu lieu, toutes à l'initiative de l'administrateur américain Robert Day ou des associations caritatives de sa famille. En voici le détail :

- Déclaration n° 208D0458 du 28 janvier 2008 :

Cession d'actions par Robert A. DAY, Directeur, en date du 9 janvier 2008 pour un montant total de 85 744 953 € (95,27217 € par action)

- Décision n° 208D0459 du 28 janvier 2008 :

Cession d'actions par la ROBERT A. DAY FOUNDATION, personne morale liée à Robert A. DAY, Directeur, en date du 10 janvier 2008 pour un montant total de 8 631 594 € (95,9066 € par action)

- Décision n° 208D0460 du 28 janvier 2008 :

Cession d'actions par la KELLY DAY FOUNDATION, personne morale liée à Robert A. DAY, Directeur, en date du 10 janvier 2008 pour un montant total de 959 066 € (95,9066 € par action)

- Décision n° 208D0577 du 28 janvier 2008 :

Cession d'actions par Robert A. DAY, Membre du Conseil d'Administration, en date du 18 janvier 2008 pour un montant total de 40 518 990 € (90,0422 € par action)

- Décision n° 208D0578 du 28 janvier 2008 :

Cession d'actions par la ROBERT A. DAY FOUNDATION, personne morale liée à Robert A. DAY, Administrateur, en date du 18 janvier 2008 pour un montant total de 4 502 110 € (90,0422 € par action)

Montant total des cessions : 140 356 713 €



qui osera encore prétendre que les dirigeants ne savaient pas !
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Re: Un délit d'initié à la Société Générale?

Message  Invité le Mar 29 Jan - 22:57

Société Générale: la tentation de l'intervention de l'Etat réapparaît



29 janvier 22:09 - PARIS (AFP) - Depuis la révélation de l'affaire de la Société Générale, de nombreuses voix politiques s'élèvent, surtout dans la majorité, pour réclamer la "tête" des dirigeants de la banque, illustrant le retour de la tentation de l'intervention de l'Etat dans l'économie privée.



Sitôt connue la perte historique de la banque dans cette affaire (4,82 milliards d'euros), élus de droite et de gauche sont montés au créneau pour dénoncer les dérives du capitalisme financier et exiger une commission d'enquête pour faire la lumière sur les "falsifications" dont est soupçonné le trader Jérôme Kerviel.

Mais très vite, certains, surtout à droite, sont allés plus loin en posant la question de la responsabilité des dirigeants de la banque, pourtant privée.

Lundi, Nicolas Sarkozy lui-même a appelé de façon à peine voilée le PDG Daniel Bouton à démissionner, ce que son conseil d'administration a jusque-là refusé. "Quand il y a un événement de cette nature, ça ne peut pas rester sans conséquences s'agissant des responsabilités", a estimé le président. Rolling Eyes

Dans la foulée, le président UDF de la commission des Finances du Sénat Jean Arthuis a assuré mardi que M. Bouton ne pouvait "pas faire autrement que partir".

A l'inverse, la ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est dite, "à titre personnel", "pas convaincue" qu'on ait "intérêt à changer de capitaine".

"Il faut arrêter de faire de la démission ou du départ de M. Bouton la solution à la crise actuelle", a jugé quant à lui le numéro un du PS François Hollande.



Plus que la démission du patron de la banque, des élus de la majorité ont demandé à demi-mot une intervention de l'Etat dans le dossier, au nom de la protection des intérêts économiques du pays. Rolling Eyes

"Il faut sans doute accompagner la Société Générale, pour que ce moment où on parle beaucoup d'elle ne soit pas mis à profit, par des banques étrangères en particulier, pour essayer de la racheter", a estimé M. Arthuis.

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, considéré comme un libéral, y est aussi allé de son couplet interventionniste: "l'Etat n'est pas obligé de rester inerte quand la substance même de son économie est en péril".

"Je ne pense pas que l'Etat restera les bras croisés si un prédateur quelconque cherche à profiter de la situation", a renchéri le conseiller spécial du président Henri Guaino.

"C'est une caractéristique très française", répond à ceux qui s'en étonnent le politologue Dominique Reynié. "Quand elle est libérale dans la conquête du pouvoir, la droite pratique l'interventionnisme en l'exerçant".

Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo a indiqué qu'il avait "confiance" en M. Sarkozy pour ne pas "laisser les lois du marché agir sans aucune contrepartie". Et de rappeler le rôle de celui qui était alors ministre des Finances, dans la restructuration d'Alstom en 2004. tongue

Désormais président, M. Sarkozy vient de s'impliquer dans le dossier de l'usine de Gandrange (Moselle), en recevant le PDG du groupe sidérurgique ArcelorMittal Lakshmi Mittal pour tenter d'adoucir un plan qui prévoit 600 suppressions d'emplois.

Pour M. Reynié, le chef de l'Etat veut surtout "satisfaire les exigences de l'opinion, qui ne comprendrait pas qu'il laisse faire".

Message reçu cinq sur cinq par le Premier ministre François Fillon, qui a assuré mardi que la banque devait "rester française" et que son gouvernement "ne laissera(it) pas la Société Générale être l'objet de raids hostiles", alors que se multiplient les rumeurs de tentative de rachat.


je pense que l'Etat ne doit pas intervenir pour nommer un PDG , limoger celui-ci , ou proposer quelqu'un...mais il est nécessaire d'aider , voir tenter quelque chose quand la banque française même privée peut être racheter par des vautours ! sinon, avant de limoger quelqu"un on attend de connaitre l'histoire a fond....je pense que sarkozy aurait dû s'abstenir mais qu'il l'a ouvert sur ce dossier parce qu'il y a pression politique.... les etatistes et les consrvateurs qui paniquent alors que la banque est bien au dessus de tout ça.... je crois qu'elle n'a pas besoin qu'en plus chacun y mette son petit grain de sel acidulé en spéculant plein de rumeurs....
Si Bouton doit partir , il partira ...en attendant il y a toujours des risques dans le milieu financier .

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Re: Un délit d'initié à la Société Générale?

Message  Invité le Mar 29 Jan - 23:06

je pense que ce type , Robert Day peut éventuellement avoir eu envie de faiblir la SG ...pour le profit de citigroup (eventuel racheteur vautour )...groupe américain implanté partout dans le monde... sauf que :

Confronté à des pertes record, Citigroup appelle au secours des fonds souverains
LE MONDE | 16.01.08 | 14h57 • Mis à jour le 22.01.08 | 15h02A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi.
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L'année 2008 commence mal pour les banques américaines, longtemps considérées comme d'inébranlables piliers de l'industrie financière mondiale.

Frappés de plein fouet par la crise des subprimes, les géants bancaires Citigroup et Merrill Lynch ont procédé, mardi 15 janvier, à des levées de fonds sans précédent dans leur histoire, par leur montant et leur nature : 14,5 et 6,6 milliards de dollars (9,8 et 4,5 milliards d'euros) respectivement, trouvés dans les pays émergents auprès de fonds souverains et de milliardaires (Singapour, le Koweït et le prince Al-Waleed pour Citigroup, le Koweït, la Corée du Sud et la banque japonaise Mizuho pour Merrill).

Si l'on y ajoute les recapitalisations déjà réalisées fin 2007, c'est potentiellement un quart du capital de ces établissements qui va passer sous le contrôle de fonds souverains (16 % pour Citigroup, 25 % pour Merrill) !

Ces augmentations de capital visent à absorber les pertes abyssales liées aux subprimes, ces crédits immobiliers à risques accordés sans discernement ces dernières années à des ménages américains fragiles, revendus ensuite sous la forme de produits financiers risqués.


"PAS LA FIN DE L'HISTOIRE !"

Citigroup a annoncé, mardi, sa première perte depuis la fusion de Citibank et Travelers en 1997, une perte d'un montant jamais atteint depuis la création de l'institution financière, en 1812 : 9,8 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2007, du fait de colossales dépréciations d'actifs compromis (18,1 milliards de dollars). Sur l'année, le résultat reste toutefois positif de 3, 6 milliards de dollars, une somme faible en regard de la surface financière de Citigroup. L'agence de notation financière Standard & Poor's a fait tomber le couperet, mardi, en annonçant une baisse de la note de la dette à long terme de Citigroup, de AA à AA-. Cela va renchérir les coûts de financement de la banque.

Les graves difficultés de Citigroup et Merrill Lynch révèlent l'ampleur de la crise financière aux Etats-Unis. Les défauts de remboursement des crédits immobiliers se multiplient, alourdissant la facture pour les banques. Selon Goldman Sachs, les dépréciations d'actifs pourraient passer de 100 milliards de dollars aujourd'hui à 210 milliards de dollars à horizon de six mois. De surcroît, alors que les économistes parlent désormais de récession économique aux Etats-Unis, les premiers défauts de remboursement apparaissent dans le secteur du crédit à la consommation, un signal inquiétant pour les banques, augurant de nouvelles difficultés.

"Citigroup fait face à des problèmes particuliers, ayant été très agressive en matière de crédits immobiliers et prêté jusqu'à 90 % de la valeur des biens acquis. Mais on s'attend à d'importantes difficultés pour tout le secteur bancaire, en raison notamment de la détérioration de la qualité des portefeuilles de cartes de crédit... Ce n'est pas la fin de l'histoire !", avertit Tanya Azarchs, directrice générale chez Standard & Poor's à New York.

Le recours aux fonds souverains pourrait donc n'en être qu'à ses débuts. Et redessiner les équilibres économiques mondiaux. Pour Jean-Paul Betbèze, chef économiste au Crédit agricole, "on assiste à un changement des rapports de propriété dans le monde. La France doit se poser la question de l'opportunité de se doter de tels fonds de soutien".
Anne Michel

je pense que nos banques dans l'ensemble font bien d'être prudent et ne pas prêter a tout va ! et je pense que J-P Betbèze du Crédit Agricole a bien raison .... les fonds souverrains viennent de pays assez douteux pour certains (arabie saoudite , koweit , ...)

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