Sommet UE-Ukraine à Paris

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Sommet UE-Ukraine à Paris

Message  Invité le Mar 9 Sep - 7:00



Le sommet de l'Union européenne et de l'Ukraine, prévu mardi à Evian, en France, se tiendra finalement à Paris au palais de l'Elysée, a-t-on appris lundi auprès de la présidence française.

Il débutera à 13H30 (11H30 GMT) à l'Elysée, siège de la présidence française, a-t-on précisé. Le changement de lieu est lié au déplacement lundi du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, également président en exercice de l'UE, à Moscou et Tbilissi, qui a duré plus longtemps que prévu, a-t-on expliqué.







M. Sarkozy retrouvera à l'Elysée le président ukrainien Viktor Iouchtchenko.

L'UE et l'Ukraine doivent réaffirmer leur volonté de rapprochement lors de ce sommet, mais sans lui donner le coup d'accélérateur espéré après le conflit géorgien par Kiev, replongé dans une grave crise politique.

Kiev avait espéré que l'intervention russe en Géorgie - et la menace potentielle qu'elle fait peser sur sa presqu'île de Crimée peuplée en majorité de russophones - pousserait l'UE à reconnaître enfin ce que l'Ukraine lui demande depuis deux ans: à savoir la "perspective" d'adhérer un jour à l'Union européenne, une façon de lui entrouvrir les portes de l'UE.

Mais cette possibilité a été écartée après de longues discussions entre les pays membres, traditionnellement divisés sur l'avenir de cette ex-république soviétique de 47 millions d'habitants: d'un côté Polonais, Tchèques, Baltes, Suédois, Britanniques très favorables à l'intégration de l'Ukraine, de l'autre Allemagne et Bénélux, particulièrement récalcitrants.

Dernière mise à jour le: Mardi 9 Septembre 2008, 07:39





et nous alors ? on est pour ou contre ? Razz

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Re: Sommet UE-Ukraine à Paris

Message  Invité le Mar 9 Sep - 21:42

L'UE a proposé mardi à l'Ukraine d'élaborer un accord d'association en 2009, signe de sa volonté de rapprochement avec un pays fragilisé par le conflit en Géorgie et une crise politique interne, sans cependant s'engager sur son adhésion, lors d'un sommet à Paris.



Exprimant leurs "graves préoccupations" face à la crise en Géorgie, les présidents ukrainien et français Viktor Iouchtchenko et Nicolas Sarkozy se sont fixé pour objectif un "accord d'association" à l'horizon 2009. Dans une déclaration, ils ont souligné que l'Ukraine, "pays européen, partage avec les pays de l'UE une histoire et des valeurs communes".

Cet accord "laissera la voie ouverte à des développements progressifs supplémentaires dans les relations UE-Ukraine", mais reste flou sur l'ouverture de négociations d'adhésion que souhaiterait Kiev.



Le président Nicolas Sarkozy, qui assure la présidence de l'UE, a reconnu implicitement les divisions des 27 sur cette question, en déclarant devant la presse que "l'Union ne (l'avait) pas autorisé à prendre d'autre décision".

"Cet accord d'association ne ferme aucune piste (...) c'est le maximum où nous pouvions aller et je crois que c'est déjà un pas essentiel", a-t-il poursuivi.

M. Iouchtchenko de son côté s'est voulu résolument optimiste en parlant d'un sommet "historique", qu'il a jugé "le plus productif" de tous ceux tenus entre son pays et l'UE.

"C'est le premier pas d'un long chemin que tous les Etats qui sont devenus membres de l'Union ont eux-mêmes parcouru dans les années 90", a-t-il assuré.



Paris a dû déployer d'intenses efforts pour parvenir à cette déclaration finale face aux profondes divisions entre les pays européens désireux d'ouvrir une perspective d'adhésion à Kiev (Pologne, pays baltes, Grande-Bretagne, Suède, République tchèque) et ceux qui y sont réticents (Allemagne et Bénélux en particulier).



Depuis la victoire de la "révolution orange" de 2004, Kiev milite pour un rapprochement rapide avec les Occidentaux, qu'il s'agisse de l'UE ou de l'Otan. La crise géorgienne a relancé ces pressions, l'Ukraine redoutant que les ambitions russes ne menacent désormais sa presqu'île de Crimée, peuplée en majorité de russophones.

L'importance des réformes encore à accomplir dans ce pays, la volonté de ne pas braquer Moscou et la vive crise politique qui oppose actuellement le président Iouchtchenko à son Premier ministre Ioulia Timochenko ont toutefois renforcé les arguments des partisans de la prudence au sein de l'UE.



L'ombre du dossier géorgien, dans lequel le président ukrainien soutient son homologue Mikheïl Saakachvili, n'a pas manqué de peser sur ce sommet, au lendemain de la visite à Moscou puis Tbilissi de M. Sarkozy avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, aussi présent à Paris.

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